Com­ment Mieux la vivre

Le par­cours est long et dif­fi­cile, heu­reu­se­ment, l’es­poir est au bout. L’AMP per­met la nais­sance chaque an­née de mil­liers de bé­bés en bonne santé. Quelques pistes pour s’en ti­rer au mieux.

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CULTI­VEZ LE DIA­LOGUE

Ne lais­sez pas le si­lence s’ins­tal­ler et vous éloi­gner l’un de l’autre. Par­lez de vos doutes, de vos peurs et de vos es­poirs. Si votre homme a du mal à s’ex­pri­mer et qu’il est dans le re­pli, ten­dez-lui des perches ré­gu­liè­re­ment sans être dans le harcèlement. Ap­puyez-vous l’un sur l’autre. Con­ser­vez une in­ti­mi­té et une vie de couple et ne né­gli­gez pas les temps de plai­sir à deux qui dis­pa­raissent sou­vent avec l’AMP.

CONTI­NUEZ À VIVRE ET À FAIRE DES PRO­JETS

Se­lon les mots de Syl­vie Ti­né-Bris­siau, psy­cho­logue cli­ni­cienne et psy­cha­na­lyste, « ne trans­for­mez pas votre vie en salle d’at­tente de la ma­ter­ni­té ». Certes, on ne peut pas ne plus pen­ser à ce qu’on vit mais il est né­ces­saire dans la me­sure du pos­sible de conti­nuer à in­ves­tir sa vie so­ciale, fa­mi­liale, cultu­relle, ami­cale, pro­fes­sion­nelle, spor­tive. Tout ce qui porte et amène du plai­sir est bon à prendre.

SA­CHEZ VOUS FAIRE AI­DER SI BE­SOIN

Il est par­fois utile, quel que soit le mo­ment du par­cours – de par­ler de ses dif­fi­cul­tés à une per­sonne neutre, le psy­cho­logue du centre d’AMP par exemple. Non, vous n’êtes pas « dingue » – beau­coup de per­sonnes croient en­core que lors­qu’on va voir un psy­cho­logue, c’est parce qu’on est fou. Le psy­cho­logue n’est pas là pour vous ju­ger mais vous ai­der dans votre ré­flexion et à tra­ver­ser ces mo­ments dif­fi­ciles.

PAR­TA­GEZ AVEC D’AUTRES COUPLES DANS LE MÊME CAS

Par­ler de ses dif­fi­cul­tés peut être li­bé­ra­toire. Les couples que vous croi­sez dans les salles d’at­tentes, dans les réunions d’in­for­ma­tion, sur les fo­rums des sites in­ter­net, etc., savent par quoi vous pas­sez, et ont les mêmes ques­tion­ne­ments.

CHOISISSEZ À QUI VOUS CONFIER

Faut-il ré­vé­ler que vous ren­con­trez des dif­fi­cul­tés pour pro­créer ? Il n’y a pas de règles, faites ce que vous res­sen­tez en fonc­tion de vos be­soins. Néan­moins tout gar­der pour soi n’est pas non plus une so­lu­tion : par­ler per­met d’al­lé­ger le far­deau que l’on porte. L’idéal est de s’en ou­vrir à quelques per­sonnes bien choi­sies (pour évi­ter que la com­mu­ni­ca­tion ne vienne nour­rir les an­goisses plu­tôt que les apai­ser) que ce soit des amis, un(e) (des) col­lègue(s) en qui on a toute confiance et qu’on sait être des oreilles at­ten­tives. Ces der­niers ont l’avan­tage d’avoir moins d’af­fects que la fa­mille. On n’a pas for­cé­ment en­vie de voir ses pa­rents ou une soeur pi­pe­lette s’im­mis­cer dans notre couple et don­ner son avis. Met­tez­vous d’ac­cord afin que ce­la ne de­vienne pas un mo­tif de dis­sen­sion entre vous.

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