TA­LENT À DE­MEURE

Maison Côté Ouest - - LE SOMMAIRE - PAR Anne- Laure Mu­rier PHO­TOS Bé­né­dicte Drum­mond

Dans la cam­pagne an­glaise, la mai­son d’une créa­trice col­lec­tion­neuse et cu­rieuse !

PRÊTRESSE DES ARTS DE LA MAI­SON, ELLE EST L’UN DES DEUX VI­SAGES DU CONCEPT- STORE EN LIGNE ROCKETT ST GEORGE, MIX D’OB­JETS CHI­NÉS ET D’EX­CLU­SI­VI­TÉS INCARNÉES. DANS LA CAM­PAGNE AN­GLAISE, SON SWEET HOME NE DÉPAREILLE PAS. BIEN­VE­NUE DANS L’AU­TEL PAR­TI­CU­LIER DE JANE ROCKETT.

Je crois aux signes », an­nonce cette Bri­tan­nique, qui a écha­fau­dé sa bonne for­tune sur ses coups de coeur et ceux de sa com­parse Lu­cy St George. L’in­tui­tion fé­mi­nine ? Huit ans après son em­mé­na­ge­ment dans le vil­lage de Cuck­field, avec son ma­ri et ses trois en­fants, son élan ne l’a en tout cas pas trom­pée. « En pas­sant de­vant en voi­ture, j’étais tom­bée sous le charme de cette de­meure sur trois ni­veaux, qui éta­geait d’insolites fe­nêtres à guillo­tine : j’en suis fan. Quand j’ai vu qu’elle s’ap­pe­lait "cot­tage du 4 avril", j’ai su que cette mai­son était pour moi : c’est la date de mon an­ni­ver­saire ! » Plus rai­son­na­ble­ment, la fon­da­trice et co­di­rec­trice de l’e- shop dé­co­ra­tif Rockett St George, suc­cès phé­no­mé­nal ou­treManche dès son lan­ce­ment deux ans plus tôt, cher­chait des prés plus verts pour sa vie de fa­mille. Soit une autre vil­lé­gia­ture aus­si bu­co­lique que la pré­cé­dente, moins iso­lée des ur­ba­ni­tés ce­pen­dant : bu­si­ness fai­sant, pas­ser son temps à faire le taxi ne pou­vait être à l’ordre du jour. « Je sou­hai­tais aus­si pou­voir re­joindre à pied au moins un pub » , confesse cette épi­cu­rienne, aus­si fan­tai­siste que prag­ma­tique. C’est la rai­son pour la­quelle son sweet home pri­vi­lé­gie une salle à man­ger aux al­lures de jar­din d’hi­ver, plu­tôt qu’une pe­louse : ses en­fants à l’abri de leurs chambres, elle peut gar­der les deux yeux sur ses dos­siers. « Dé­cloi­son­nant le la­by­rinthe qui ré­dui­sait les pièces à des cla­piers à la­pins, nous avons re­don­né à la mai­son son en­ver­gure ori­gi­nelle. Si la pièce à vivre n’est pas très grande, les en­fants dis­posent tous de vastes es­paces, où ils peuvent re­ce­voir des amis et lais­ser libre cours à leur créa­ti­vi­té. » Ata­visme, vé­cu : l’es­prit des lieux, le­quel est de­meu­ré hos­pi­ta­lier même quand les so­lives ont fait of­fice de plan­cher, y contri­bue chaque jour. « Col­lec­tion­neuse dans l’âme, je passe mon temps à mettre en scène de nou­veaux meubles ou ob­jets, es­sen­tiel­le­ment de se­conde main : loin des ten­dances, j’aime qu’ils soient uniques et aient une si­gni­fi­ca­tion per­son­nelle. » Si des teintes fon­cées lui ont long­temps pa­ru l’écrin idéal pour va­lo­ri­ser ces tré­sors, le rose est sa nou­velle gour­man­dise. Elle donne la note du ca­ta­logue mai­son, entre de lu­mi­neuses gouttes de cé­ra­mique et de sculp­tu­rales as­sises en bronze. On n’est ja­mais mieux ser­vi que par soi-même.

1. 2.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.