PAR­QUETS VÉ­RI­TABLES DES LAMES USÉES... EN USINE

Maison et Travaux - - Matériothèque -

LES PAR­QUETS ADOPTENT DES AS­PECTS ABέMÉS, OB­TE­NUS DE MA­NIÈRE AR­TI­FI­CIELLE, AFIN DE PA­RAÎTRE PLUS VIEUX QUE LEUR ÂGE. LEUR ATOUT ? UNE IN­CON­TES­TABLE BEAU­TÉ.

L’ap­pel­la­tion par­quet ne concerne que les sols en bois vé­ri­table, de 10 mm d’épais­seur au mi­ni­mum. Le chêne est qua­si­ment la seule es­sence à dé­cli­ner des fi­ni­tions vieillies.

Les mas­sifs, plus du­rables

Le par­quet mas­sif se com­pose d’une seule pièce de bois de 10 à 25 mm d’épais­seur. À cô­té de l’érable, le chêne est l’es­sence qui se prête le mieux au vieillis­se­ment ar­ti­fi­ciel. Les dif­fé­rentes tech­niques, ma­nuelles ou mé­ca­niques, per­mettent d’abra­ser les planches en sur­face, d’ac­cen­tuer les noeuds ou les vei­nures, de ré­vé­ler des traces de sciage, de cas­ser la ré­gu­la­ri­té des chan­freins, sans al­té­rer la sta­bi­li­té du bois. Une fois vieilli, tein­té, fu­mé ou non, le pro­duit est pro­po­sé brut, hui­lé ou ci­ré. La pose est clouée sur lam­bourdes, col­lée en plein ou sur une sous-couche iso­lante, ou en­core clip­sée (pose flot­tante). Bud­get : entre 40 et 120 €/m2.

Avan­tages. Un vaste choix de lar­geurs (de 7 à 30 cm) et de lon­gueurs (jus­qu’à 350 cm), la pos­si­bi­li­té de mixer les for­mats, la va­rié­té des mo­tifs de pose : à l’an­glaise, à bâ­tons rom­pus, à points de Hon­grie… Et une longue du­rée de vie.

In­con­vé­nients. La né­ces­si­té de sa­tu­rer le par­quet après la pose et tous les deux ans avec une huile ou une huile-cire d’en­tre­tien (Blan­chon). Les mas­sifs ne sont adap­tés ni aux pièces hu­mides, ni aux cui­sines aveugles ou sans VMC. Sur un plan­cher chauf­fant, l’épais­seur ne doit pas dé­pas­ser 14 mm et le par­quet doit être col­lé.

Les contre­col­lés, plus stables

La com­po­si­tion en sand­wich, pour une épais­seur to­tale de 10 à 20 mm, fait du contre­col­lé un par­quet plus stable. Le pa­re­ment, face vi­sible de la lame, est consti­tué de bois noble (sur 2,5 à 6 mm d’épais­seur), col­lé sur une âme en contre­pla­qué ou en pan­neau de par­ti­cules (HDF). En sous-face, un contre­pa­re­ment en pin ou en bou­leau sta­bi­lise l’en­semble. Mo­no­lame ou mul­ti­frise ( voir en­ca­dré), le contre­col­lé offre le même choix de pa­tines, de for­mats et de poses : clouée (avec sur­élé­va­tion du sol de 5 cm), col­lée ou clip­sée (par abou­tage à rai­nure et lan­guette). Bud­get : de 45 à 95 €/m2.

Avan­tages. Une plus grande sta­bi­li­té des lames de par la fa­bri­ca­tion du contre­col­lé.

In­con­vé­nients. Seul le chêne est tra­vaillé en finition vieillie. Un iso­lant pho­nique en sous-couche est né­ces­saire pour ré­duire les bruits d’im­pact.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.