En clair-obs­cur

LES IN­TÉ­RIEURS FLA­MANDS AC­CUEILLANTS

Maison et Travaux - - La Maison Dans Sa Région -

Àla sim­pli­ci­té des vo­lumes ex­té­rieurs, les mai­sons ru­rales fla­mandes as­so­cient une grande fonc­tion­na­li­té. L’en­trée prin­ci­pale ouvre tra­di­tion­nel­le­ment sur un cou­loir des­ser­vant de part et d’autre les dif­fé­rentes pièces de la mai­son. Les portes d’en­trée sont le plus sou­vent lé­gè­re­ment dé­cen­trées sur la fa­çade, avec deux fe­nêtres d’un cô­té, une de l’autre.

Une ré­par­ti­tion ju­di­cieuse

Du cô­té le plus vaste, la mai­son fla­mande ac­cueille la pièce à vivre qui fait aus­si office de cui­sine. Élé­ment ma­jeur, la che­mi­née ados­sée au mur op­po­sé au cou­loir as­sure le chauf­fage. Elle est suf­fi­sam­ment vaste pour per­mettre que l’on y place un fau­teuil de chaque cô­té de l’âtre. Le pe­tit cô­té est par­fois construit sur une cave par­tiel­le­ment en­fouie dans le sol. Ce sont les chambres qui, en gé­né­ral, se si­tuent au-des­sus de cette cave : pièces sur­éle­vées, on parle alors de chambres hautes. Ne bé­né­fi­ciant pas de la cha­leur de la grande che­mi­née de la pièce à vivre, elles sont de ce fait mieux iso­lées du sol. Une cui­sine, amé­na­gée par­fois en bout de cou­loir dans un pe­tit bâ­ti­ment per­pen­di­cu­laire à la mai­son, confère à celle-ci un plan en croix. C’est une cui­sine d’été, qui a le plus sou­vent été ajou­tée au XIX siècle.

Un cer­tain raf­fi­ne­ment

Les in­té­rieurs fla­mands, ce qui était dé­jà vrai hier, sont vo­lon­tiers co­quets. Leurs sols sont tra­di­tion­nel­le­ment pa­vés de terre cuite, ou de pierres de Soi­gnies pour les plus nan­tis. Des ri­deaux ha­billent les fe­nêtres hautes et étroites qui, pour la plu­part, fonc­tion­naient au­tre­fois à guillo­tine. Les murs étaient, dé­jà par le pas­sé, cou­verts de pa­pier fin à fleurs ou de pein­ture à l’huile de lin. La re­nom­mée des teintes fla­mandes n’est plus à faire, riche pa­lette de gris, de verts et de bleus, dont les tons clairs et sou­te­nus se mettent ré­ci­pro­que­ment en va­leur. La ré­par­ti­tion des ou­ver­tures, nom­breuses au sud et à l’est, qua­si in­exis­tantes au nord et à l’ouest, crée par ailleurs dans ces in­té­rieurs une am­biance de clair-obs­cur qui se re­trouve dans la pein­ture fla­mande, la­quelle s’est beau­coup em­ployée à rendre ces in­té­rieurs.

L’es­ta­mi­net T’Kas­teel­hof, si­tué à Cas­sel, offre à tous l’oc­ca­sion de dé­cou­vrir un in­té­rieur fla­mand, certes ouvert au pu­blic mais re­cons­ti­tuant l’es­prit des mai­sons par­ti­cu­lières, cha­leu­reux et co­quet. On y trouve par ailleurs des élé­ments ar­chi­tec­tu­raux ty­piques, telles les sombres so­lives du pla­fond et le poêle ins­tal­lé dans la che­mi­née.

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