Un maxi­mum d’ap­ports so­laires et lu­mi­neux

Maison et Travaux - - Dossier -

Les contraintes étaient pour­tant nom­breuses. Il n’était bien sûr pas pos­sible d’in­ter­ve­nir sur les fa­çades clas­sées. Les murs en pierre ont lo­gi­que­ment été iso­lés par l’in­té­rieur. Le plus gros pro­blème était l’ab­sence de fa­çade au sud qui em­pê­chait d’uti­li­ser les ap­ports so­laires. Cette pro­blé­ma­tique était bien sûr cri­tique en hiver. Seule so­lu­tion : sur­éle­ver la mai­son pour per­cer de nou­velles ou­ver­tures au sud-est et sur­tout, condi­tion im­pé­ra­tive à la réus­site du projet, créer un ver­sant de toi­ture ex­po­sé au sud qui in­té­gre­ra les cap­teurs so­laires as­su­rant

le chauf­fage et l’eau chaude sa­ni­taire ; le tout suf­fi­sam­ment haut pour ne pas avoir l’ombre du bâ­ti­ment mi­toyen. Au to­tal, neuf ou­ver­tures ont été ajou­tées ou agran­dies. Toutes les fe­nêtres pas­sives sont à triple vi­trage et châs­sis bois iso­lé avec un noyau en po­ly­uré­thane (« Ul­tra­pur S » de Strie­gel, Uw moyen = 0,71 W/m2.K, Ug = 0,6 W/m2.K). La créa­tion du ver­sant sud de la toi­ture a conduit à une sur­élé­va­tion par­tielle de 2,30 m sur l’angle nord-est. « Ce sur­haus­se­ment a per­mis de cou­vrir la mai­son d’un toit à deux pentes, ter­mi­né cô­té est par une croupe. Cette écri­ture a en outre fa­vo­ri­sé la créa­tion d’une frise com­por­tant six baies vi­trées », ex­plique Michel Debizet. Orien­tées à l’est, elles inondent de lu­mière la cuisine en ma­ti­née. Les me­nui­se­ries sont po­sées au nu in­té­rieur du mur en pierre. L’ombre de la gé­noise et l’épais­seur du mur suf­fisent à pro­té­ger les baies des sur­chauffes en été. Les deux fe­nêtres si­tuées en des­sous sont, quant à elles, pro­té­gées par de simples stores ex­té­rieurs en ro­seau.

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