UN ÉVEN­TAIL DE FI­NI­TIONS POUR UN PAR­QUET LONGUE DU­RÉE

Maison et Travaux - - Matériothèque -

À CHOI­SIR SE­LON L’USAGE DE LA PIÈCE ET L‘AS­PECT DÉ­CO­RA­TIF, LA FI­NI­TION DOIT ÊTRE SOI­GNÉE POUR GA­RAN­TIR UNE RÉ­SIS­TANCE DANS LE TEMPS. u’elle soit ap­pli­quée en usine ou après la pose, la fi­ni­tion pro­tège le bois et met en va­leur son vei­nage et sa beau­té. Elle fa­ci­lite éga­le­ment l’en­tre­tien.

QL’as­pect dé­co­ra­tif

Le par­quet dit « brut » est pon­cé fin, prêt à re­ce­voir une pro­tec­tion. Lors­qu’ils sont cloués, les par­quets mas­sifs bruts peuvent être im­mé­dia­te­ment pon­cés pour éli­mi­ner tout désaf­fleu­re­ment et ob­te­nir une sur­face par­fai­te­ment plane, prête à re­ce­voir une pro­tec­tion. Pour les par­quets col­lés, mieux vaut at­tendre quelques jours.

La fi­ni­tion bros­sée met le vei­nage du bois en re­lief. Un bros­sage mé­ca­nique avec une brosse dure creuse les par­ties les plus tendres. La sur­face est en­suite ver­nie ou hui­lée.

L’ef­fet cé­ru­sé consiste à rem­plir les sillons creu­sés par le bros­sage avec un pro­duit blanc, qui sou­ligne le vei­nage tout en lais­sant une sur­face plane. Elle est pro­té­gée en­suite par un ver­nis.

La fi­ni­tion vieillie est ob­te­nue en al­té­rant la sur­face et en cas­sant des arêtes de chan­freins. La lame peut en­suite être tein­tée, puis ver­nie ou hui­lée.

La pro­tec­tion fi­nale

Les ver­nis (ou vi­tri­fi­ca­teurs) peuvent avoir un as­pect brillant, satiné ou mat. Ils dur­cissent la sur­face du bois et forment un film pro­tec­teur pour un en­tre­tien fa­ci­li­té mais, bien que de­ve­nu plus ré­sis­tant, le par­quet reste sen­sible aux rayures et à l’usure. Cette pro­tec­tion est im­pos­sible à ré­pa­rer ponc­tuel­le­ment, tou­te­fois elle peut être ré­no­vée par pon­çage et ap­pli­ca­tion d’une nouvelle couche sur toute la sur­face. En gé­né­ral, les par­quets contre­col­lés sont li­vrés avec une fi­ni­tion d'usine et ne né­ces­sitent pas de trai­te­ment sup­plé­men­taire après pose. Les ver­nis acry­liques sont moins chers, plus fa­ciles à ap­pli­quer mais moins ré­sis­tants que les ver­nis po­ly­uré­thanes. La qua­li­té et le nombre de couches de fi­ni­tion ap­pli­quées en usine va­rient d’un fa­bri­cant à l’autre, ce qui dé­ter­mine le prix.

Les huiles pour par­quet, très fluides, pé­nètrent dans le bois et le pro­tègent en pro­fon­deur. Comme elles ne forment pas de film en sur­face, le bois conserve son tou­cher na­tu­rel. Les huiles vé­gé­tales sont plus éco­lo­giques, mais moins résistantes que les huiles uré­thanes. Elles peuvent don­ner un as­pect mat, satiné ou ci­ré, et être tein­tantes, mais c’est une fi­ni­tion ir­ré­ver­sible : le par­quet ne pour­ra pas être ver­ni ul­té­rieu­re­ment. Les par­quets hui­lés de­mandent un peu plus d’en­tre­tien et une nouvelle ap­pli­ca­tion d’huile une à deux fois par an, mais les ac­ci­dents de sur­face sont fa­ciles à ré­pa­rer. C’est aus­si la fi­ni­tion conseillée dans une salle de bains.

Les cires dif­fusent dans la pièce un par­fum in­imi­table et per­mettent d’ob­te­nir, à terme, une vé­ri­table pa­tine. Seul gros in­con­vé­nient, elles exigent un en­tre­tien ré­gu­lier et le bois reste sen­sible à l’eau. Il existe éga­le­ment les hui­les­cires qui com­binent les atouts des deux.

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