Chauf­fage cen­tral

Trois al­ter­na­tives à la chau­dière gaz

Maison et Travaux - - Dossier - Cé­dric Ro­gnon

Quand le gaz na­tu­rel n’est pas dis­po­nible, plu­sieurs so­lu­tions existent. Nous en dé­taillons trois par­ti­cu­liè­re­ment per­for­mantes : chau­dière à conden­sa­tion fioul ou pro­pane, pompe à cha­leur air/eau et chau­dière à gra­nu­lés de bois. Les trois ali­mentent un cir­cuit de chauf­fage par ra­dia­teurs et/ou plan­cher chauf­fant et sa­tis­font, si né­ces­saire, les be­soins sa­ni­taires.

T outes les com­munes ne sont pas des­ser­vies par le ré­seau de dis­tri­bu­tion de gaz na­tu­rel. Seuls trois quarts de la po­pu­la­tion fran­çaise (9 000 com­munes sur 36 000) y ont au­jourd’hui ac­cès. Pour bé­né cier du confort d’un chau age cen­tral, il existe heu­reu­se­ment des al­ter­na­tives au gaz de ville, à condi­tion de dé­jà dis­po­ser d’un cir­cuit de dis­tri­bu­tion d’eau.

Un confort com­pa­rable

Nous avons sé­lec­tion­né trois so­lu­tions éprou­vées et per­for­mantes qui ali­mentent des émet­teurs de cha­leur (ra­dia­teurs et/ou plan­cher chau ant) par une boucle d’eau chaude : chau­dière à conden­sa­tion oul ou pro­pane, pompe à cha­leur air/eau (PAC) et chau­dière à gra­nu­lés de bois. Toutes peuvent as­su­rer la pro­duc­tion d’eau chaude sa­ni­taire. Le confort d’usage, avec des équi­pe­ments pi­lo­tés par une ré­gu­la­tion cen­tra­li­sée, est le même qu’avec une chau­dière gaz na­tu­rel à conden­sa­tion : mode hors gel, ho­raires pro­gram­mables… L’ali­men­ta­tion en com­bus­tible (à part la pompe à cha­leur qui ne consomme que de l’élec­tri­ci­té) est au­to­ma­tique, il su t de pré­voir le sto­ckage et la li­vrai­son.

Éner­gie fos­sile ou re­nou­ve­lable

Deux de ces so­lu­tions uti­lisent une chau­dière : l’une brûle une éner­gie fos­sile ( oul ou pro­pane), l’autre un bio­com­bus­tible (gra­nu­lés de bois). Toutes deux sont rac­cor­dées au ré­seau élec­trique. As­si­mi­lée aux éner­gies re­nou­ve­lables, la pompe à cha­leur uti­lise la cha­leur gra­tuite conte­nue dans l’air ex­té­rieur mais consomme éga­le­ment une part, par­fois non né­gli­geable, de cou­rant. C’est, par ailleurs, la seule so­lu­tion à ne pas né­ces­si­ter de conduit d’éva­cua­tion des fu­mées.

Dif­fé­rences de coût

Cha­cune de ces trois so­lu­tions, à l’ex­cep­tion des mo­dèles au pro­pane, re­pré­sente un in­ves­tis­se­ment plus im­por­tant que pour une chau­dière au gaz na­tu­rel. À l’usage, les gra­nu­lés de bois consti­tuent le com­bus­tible le moins cher et ses hausses de prix sont li­mi­tées, sui­vi par le pro­pane en ré­seau, le oul et le pro­pane en ci­terne dont les prix ont été sou­mis à des uc­tua­tions bru­tales et im­por­tantes au cours de ces der­nières an­nées. La pompe à cha­leur, elle, ne consomme que de l’élec­tri­ci­té pour as­su­rer le fonc­tion­ne­ment du com­pres­seur, mais ce e éner­gie, avec le pro­pane en ci­terne, est la plus oné­reuse. Pen­dant les jours les plus froids, un ap­point peut être né­ces­saire et ve­nir ain­si gon er la fac­ture. Néan­moins, la pompe à cha­leur reste le gé­né­ra­teur de chau age le plus per­for­mant, et donc le moins cher à l’usage. Elle consomme trois à quatre fois moins d’éner­gie que les autres sys­tèmes, en four­nis­sant la même quan­ti­té de cha­leur.

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