Ter­rasses en pierre na­tu­relle

Le jar­din ré­no­vé de cette bas­tide du XIVe siècle joue avec les co­lo­ris et la ma­tière de la pierre pour un ou­vrage en har­mo­nie avec la na­ture.

Maison et Travaux - - Sommaire - Pho­tos Car­ré d’Arc. Pay­sa­giste : Jo­seph Gri­mal­di.

Àl’abri d’un parc fleu­ri aux arbres plu­sieurs fois cen­te­naires, les vieilles pierres de cette bas­tide du Moyen Âge étaient une ré­si­dence pour moines en Drôme pro­ven­çale. Ici, calme et bien- être règnent entre fon­taines et ter­rasses aux dal­lages de pierre fa­çon­nés par les pas des pè­le­rins qui ve­naient s’y res­tau­rer. Pour re­trou­ver le ca­chet par­ti­cu­lier de ce lieu au­then­tique, le pro­prié­taire a fait ap­pel à un concep­teur pay­sa­giste afin de re­nou­ve­ler l’an­cien dé­cor, et ani­mer l’es­pace tout en res­pec­tant son au­then­ti­ci­té. Ob­jec­tif : jouer sur les dé­ni­ve­lés de ter­rain et les tons gris de la pierre et ain­si pro­lon­ger la sé­ré­ni­té re­trou­vée. À la de­mande du pro­prié­taire, et pour rem­pla­cer une an­cienne plate-forme dont l’es­thé­tique n’était pas en ac­cord avec les lieux, l’ar­ti­san a ima­gi­né une fon­taine en­ca­drée de mu­rets. Elle est pro­lon­gée par une ter­rasse en pierre cal­caire aux nuances d’ar­doise et de gris. Cette ter­rasse as­so­cie dif­fé­rents for­mats de dalles – 600 x 600 mm, 600 x 300 mm et 300 x 300 mm, le tout en 20 mm d’épais­seur – pour su­bli­mer une pose en opus.

Joints mar­qués pour ombre mas­quée

Le pay­sa­giste a te­nu à mar­quer les joints pour mas­quer l’ombre du dal­lage et, ain­si, conser­ver l’as­pect au­then­tique des dal­lages à l’an­cienne. Tout au­tour, une bor­du­rette en pierre cal­caire na­tu­relle dé­li­mite ce nou­vel es­pace. Elle de­vient aus­si contre­marche pour ap­puyer les larges dé­ni­ve­lés de ga­zon ré­par­tis au­tour de cet amé­na­ge­ment mi­né­ral. Elle crée une tran­si­tion douce et gra­phique de la ter­rasse au jar­din. La pierre na­tu­relle, c’est un ma­té­riau vi­vant et noble qui donne un charme in­com­pa­rable aux ter­rasses. Mais, at­ten­tion, toutes ne vont pas en ex­té­rieur. Cal­caire, marbre, gra­nit, ar­doise... la pierre na­tu­relle doit être in­gé­live, c’est-à-dire qu’elle ne se fend pas sous l’ef­fet du gel. Se­lon la na­ture et la fi­ni­tion des pierres, des trai­te­ments hy­dro­fuges/oléo­fuges doivent être ap­pli­qués. En outre, la pierre na­tu­relle reste oné­reuse. Il faut pri­vi­lé­gier les pro­duits mar­qués CE. À contrô­ler, éga­le­ment, l’épais­seur du dal­lage. Se­lon la pierre na­tu­relle à po­ser, et s’il n’y a pas de tra­fic lourd, 20 mm suf­fisent. Mais, comme qui peut le plus, peut le moins, au­tant choi­sir du 30 mm.

L’eau, l’en­ne­mie de la pierre

Comme tous re­vê­te­ments car­re­lés, une pierre na­tu­relle peut être mise en oeuvre en pose scel­lée à plein bain de mor­tier sur chape en bé­ton drai­nant ou col­lée sur chape bé­ton. Dans ce der­nier cas, il faut im­pé­ra­ti­ve­ment ap­pli­quer un sys­tème de drai­nage. Car les eaux stag­nantes sont nui­sibles à la pierre. De plus, ce ma­té­riau vi­vant est su­jet à des mou­ve­ments de di­la­ta­tion en été, et de ré­trac­ta­tion en hi­ver. Un joint de di­la­ta­tion s’im­pose entre la ter­rasse et la fa­çade de la mai­son. Der­nière pos­si­bi­li­té : la pose sur plots, ré­ser­vée à un tra­fic lé­ger. À condi­tion que les dalles pré­sentent une épais­seur d’au moins 40 mm. Mais ce­la alour­di­ra la note. À mé­di­ter

CAR­RÉ d’ARC.

La bor­du­rette dans les di­men­sions 900 x 150 mm de 50 mm d’épais­seur, est une pierre cal­caire d’Inde qui mixe aus­si sa­vam­ment les teintes Ar­doise et Gris. 18 € la pièce. Bor­du­rette Éris.

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