Un ap­par­te­ment re­com­po­sé

à l’aide de pan­neaux OSB

Maison et Travaux - - Sommaire - Texte : Sophie Gia­gno­ni. Pho­tos : An­to­nio Duarte.

Sans être vé­tuste, l’ap­par­te­ment était vieillot. Son rez-de-chaus­sée était di­vi­sé en deux dans sa lar­geur : un es­pace tra­ver­sant et ou­vert, uti­li­sé en sa­lon-salle à man­ger, oc­cu­pait un peu plus de la moi­tié de sa sur­face ; l’autre moi­tié était cloi­son­née en pe­tites pièces, dont la cui­sine, ou­vrant toutes sur le pa­lier de l’en­trée. Al­ler de la cui­sine à la salle à man­ger im­pli­quait de pas­ser par le pa­lier de l’en­trée et le sa­lon.

Diag­nos­tic

Les pro­prié­taires ont sol­li­ci­té l’agence d’ar­chi­tec­ture Dientre pour ra­fraî­chir l’ap­par­te­ment, mettre aux normes ses ré­seaux, mais éga­le­ment re­pen­ser son or­ga­ni­sa­tion pour ga­gner en fonc­tion­na­li­té et en confort. La grande pièce à vivre im­po­sait une struc­tu­ra­tion qui n’obli­tère pas sa pro­fon­deur, mais fa­vo­rise une qua­li­fi­ca­tion de ses es­paces et la créa­tion de ran­ge­ments. Les cir­cu­la­tions de­vaient être re­pen­sées, flui­di­fiées, no­tam­ment entre la salle à man­ger et la cui­sine.

Le choix de l’OSB

L’abré­via­tion OSB, pour Orien­ted Strand Board, dé­signe un ma­té­riau consti­tué de plu­sieurs couches de la­melles de bois com­pres­sées, puis en­col­lées à l’aide de ré­sine et de cire. Le nombre de couches dé­ter­mine l’épais­seur du pan­neau, qui peut al­ler de 6 à 25 mm. L’OSB est ven­du brut ou re­vê­tu d’un pa­re­ment. Il est, ici, cou­vert d’un ver­nis brillant. C’est un ma­té­riau in­té­res­sant sur le plan éco­no­mique, ar­gu­ment im­por­tant étant don­né l’en­ver­gure des meubles, ici dé­ve­lop­pés. Son choix a per­mis de li­bé­rer du

bud­get au pro­fit d’autres postes. Mais les ar­gu­ments en sa fa­veur n’étaient pas qu’éco­no­miques. Il fal­lait créer une at­mo­sphère cha­leu­reuse et aty­pique dans en­vi­ron­ne­ment des­ti­né à res­ter, par ailleurs, peint en blanc, et d’af­fir­mer un par­ti-pris contem­po­rain fort.

Créer des po­ro­si­tés

La so­lu­tion d’ou­vrir le mur por­teur entre la pièce de vie et les « pièces de ser­vice » s’im­po­sait : elle ré­vèle la lar­geur de l’ap­par­te­ment et pré­serve l’exis­tence du pa­lier. Ce­lui- ci isole pho­ni­que­ment et vi­suel­le­ment cet étage de l’en­trée et des chambres si­tuées au-des­sus. Ce mur a été ou­vert en deux en­droits : très lar­ge­ment entre la cui­sine et la salle à man­ger, et de la lar­geur d’une porte à l’ex­tré­mi­té op­po­sée de la pièce, entre le sa­lon et le sas des w.-c., au­tre­fois ac­ces­sible de­puis le pa­lier. La pre­mière ou­ver­ture, par ses pro­por­tions, a né­ces­si­té une im­por­tante re­prise, avec mise en place d’un por­tique mé­tal­lique consti­tué d’un lin­teau po­sé sur deux po­teaux.

Des meubles à che­val...

À la jonc­tion de la cui­sine et de la salle à man­ger, du pa­lier et du sa­lon, des w.-c. et du sa­lon, vé­ri­ta­ble­ment à che­val sur ces pièces, sont ve­nus prendre place trois blocs de mo­bi­liers qui dé­fi­nissent leurs usages. Le pre­mier court le long de la fa­çade sur

Les pan­neaux OSB re­des­sinent l’es­pace et créent une at­mo­sphère cha­leu­reuse

rue, sur toute la lar­geur de la cui­sine et de la salle à man­ger. C’est un meuble bas qui ac­cueille la vais­selle cô­té cui­sine, des ran­ge­ments va­riés et un coin bu­reau cô­té salle à man­ger. Le deuxième, tou­jours entre la cui­sine et la salle à man­ger, mais cette fois- ci à leur mi­toyen­ne­té, offre des ran­ge­ments ac­ces­sibles de­puis les deux pièces et cadre une table mo­bile qui a été vé­ri­ta­ble­ment conçue comme l’un de ses mo­dules. Le troi­sième oc­cupe l ’an­cienne em­bra­sure d’une porte entre le pa­lier et le sa­lon. Rec­to ver­so, il offre des ran­ge­ments cô­té pa­lier et ac­cueille la té­lé­vi­sion et ses élé­ments as­so­ciés cô­té sa­lon.

La porte si­tuée à l’ex­tré­mi­té op­po­sée de la cui­sine a été per­cée pour per­mettre un ac­cès aux toi­lettes. Des lin­teaux OSB en­cadrent le seuil de la porte.

2. 5.

et En po­si­tion ou­verte, les portes du meuble si­tué à la jonc­tion de la cui­sine et de la salle à man­ger cloi­sonnent l’es­pace.

1.

Les meubles en OSB sont mis à dis­tance de leurs en­ca­dre­ments par des joints creux qui ont pour ef­fet de sou­li­gner le dia­logue entre an­cien et nou­veau. Ver­nis pour ac­cen­tuer des ef­fets de re­flets lu­mi­neux et de ma­tière, l’OSB se ma­rie par­fai­te­ment au par­quet an­cien pon­cé et vi­tri­fié. Il crée une at­mo­sphère cha­leu­reuse dans un en­vi­ron­ne­ment do­mi­né par le blanc.

1

1.

Do­ré­na­vant ou­verte sur la salle à man­ger, la cui­sine est ados­sée à une contre­cloi­son mon­tée en plaques de plâtre pour per­mettre l’en­cas­tre­ment des ré­seaux de plom­be­rie, élec­tri­ci­té et gaz.

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