Car­re­lage

Ori­gi­nal du sol aux murs

Maison et Travaux - - Matériothèque - Par Ma­rianne Tour­nier.

Il imite le bois, le marbre, le pa­pier peint, le tis­su... se dé­cline dans tous les for­mats, ha­bille les murs comme les sols. Le car­re­lage est bien plus créa­tif que nous, qui nous conten­tons des gammes les plus clas­siques. Et si l’on sor­tait des sen­tiers bat­tus ?

L es re­vê­te­ments car­re­lés ont du ca­rac­tère. Et pas qu’un peu. Qu’ils jouent les trom­pel’oeil, pré­sentent des re­liefs, af­fichent des mo­tifs géo­mé­triques ou pro­posent des dé­cors XXL, ils sont in­croya­ble­ment créa­tifs, ori­gi­naux, éton­nants... En grand, moyen ou pe­tit for­mat, po­sé de ma­nière conven­tion­nelle ou ori­gi­nale, le car­re­lage est une in­épui­sable source dé­co­ra­tive. Pour­tant, les col­lec­tions qui émaillent les ca­ta­logues des re­ven­deurs, qu’ils soient spé­cia­listes ou non, res­tent souvent clas­siques et sans per­son­na­li­té, pour ne pas dire en­nuyeuses, voire rin­gardes... Il est vrai que la plu­part d’entre nous se montrent ti­mides à l’heure du choix, par peur de se trom­per, mais, sur­tout, à cause du cô­té dé­fi­ni­tif de ce re­vê­te­ment qui, col­lé, n’est re­ti­ré qu’au prix de tra­vaux si­non dif­fi­ciles, du moins sa­lis­sants. Tou­te­fois, il ne faut pas perdre de vue que les car­reaux d’hier nous font rê­ver au­jourd’hui, donnent du ca­chet à nos mai­sons, af­fichent des mo­tifs par­fois très pré­sents... Pour ne ci­ter qu’un exemple : les car­reaux de ci­ment, qui ont tra­ver­sé les an­nées sans prendre une ride ni perdre de leur charme. Pour­quoi ? Parce qu’ils sont beaux, tout sim­ple­ment, et ce qui est beau un jour est beau tou­jours

C han­gez d’échelle ! Les for­mats des re­vê­te­ments en cé­ra­mique ont évo­lué : le tra­di­tion­nel 20 x 20 cm a été rem­pla­cé par le 45 x 45 cm, lui-même de­ve­nu un clas­sique. Le for­mat 60 x 60 cm pro­gresse ra­pi­de­ment, tan­dis que le 60 x 120 cm est de plus en plus fré­quem­ment po­sé. Pour­quoi un tel en­goue­ment pour les grands for­mats ? C’est une ques­tion de ren­du, net­te­ment plus contem­po­rain. Et plus les car­reaux s’agran­dissent, moins la sur­face car­re­lée compte de joints. Elle est donc moins frag­men­tée, et l’es­pace pa­raît plus grand. D’au­tant que les car­reaux de grandes di­men­sions (par­fois dès le for­mat 30 x 60 cm) dis­posent de bords rec­ti­fiés, c’es­tà-dire re­cou­pés après la cuis­son. Ces chants nets per­mettent de ré­duire la lar­geur des joints, jus­qu’à 2 mm, épais­seur mi­ni­male exi­gée par les règles de l’art en France. Les re­vê­te­ments imi­tant le bé­ton, le marbre, la pierre ou le ci­ment sont d’au­tant plus réus­sis et mis en va­leur que les car­reaux sont grands et les joints entre car­reaux peu nom­breux et fins. D’où l’in­té­rêt, avec ce type de dé­cors, des for­mats XXL, qui peuvent at­teindre 3 x 1 m, et pré­sentent une faible épais­seur, de 3 ou 5 mm. Avec eux, plus de joints ho­ri­zon­taux qui ar­rêtent l’oeil, mais de grands pan­neaux ver­ti­caux qui donnent une autre di­men­sion à la pièce, y com­pris dans la salle de bains et la douche. Ces dalles, dont la simple ma­nu­ten­tion exige des ou­tils adap­tés, doivent être po­sées par des pro­fes­sion­nels

Sur­face.

En 80 x 180 cm, ces car­reaux 3D en grès cé­rame, noir mat, veulent évo­quer le cé­lèbre peintre Pierre Sou­lage. 237 € le m2. Sou­lage. Chez

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