Iso­ler des combles per­dus

In­con­tour­nable dans le cadre d’une bonne ré­no­va­tion ther­mique, l’iso­la­tion des combles per­dus peut être ef­fec­tuée sim­ple­ment et avec un pro­duit res­pec­tueux de l’en­vi­ron­ne­ment, l’Iso­tex­til.

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L e souf­flage de pro­duits iso­lants dans les combles per­dus est une tech­nique connue et éprou­vée. Iso­comble conçoit et dé­ve­loppe l’Iso­tex­til, une vé­ri­table in­no­va­tion sur ce mar­ché. Il s’agit de co­ton is­su de chutes tex­tiles de vê­te­ments neufs. Ce ma­té­riau ré­pond à la charte Oe­ko-Tex qui ga­ran­tit que le co­ton n’a pas été trai­té avec des pro­duits no­cifs. Les chutes sont dé­fi­brées, puis trai­tées contre le feu. « Cette opé­ra­tion est me­née dans le res­pect de l’en­vi­ron­ne­ment et de la san­té, puisque nous ap­pli­quons la di­rec­tive eu­ro­péenne Reach. Ce­la si­gni­fie que nous n’uti­li­sons pas de sel de bore, comme dans la ouate de cel­lu­lose, ex­plique Florent Ory de la so­cié­té Iso­comble. En­suite, la laine de co­ton est sé­chée dans un four à 60 °C. Ajou­tez à ce­la la proxi­mi­té im­mé­diate entre notre usine de Bar­ce­lone et les four­nis­seurs, et vous avez un pro­duit isolant dont le bi­lan car­bone est ex­trê­me­ment faible. »La mise en oeuvre d’un chan­tier est as­sez simple

(voir pas à pas p. 185) et l’iso­la­tion d’un comble per­du ne né­ces­site pas plus d’une de­mi­jour­née de tra­vail. Dans le ca­mion se trouvent les sacs d’Iso­tex­til et la ma­chine de souf­flage. « Cette ma­chine, nous l’avons dé­ve­lop­pée nous-mêmes pour que le car­dage de la laine de co­ton soit par­fait, avec le maxi­mum d’air, et as­su­rer ain­si une per­for­mance d’iso­la­tion maxi­male au pro­duit », ajoute Florent Ory. En ré­no­va­tion, la quan­ti­té de laine dé­po­sée est de 40 cm ce qui re­pré­sente 4,9 kg/m2 pour at­teindre le ni­veau d’iso­la­tion R7. Il est par­fois né­ces­saire d’en­le­ver l’an­cien isolant pour que le poids sup­por­té par le pla­fond reste in­fé­rieur à 10 kg/m2. Le coût moyen est de 35 €/m2 pour une sur­face d’en­vi­ron 100 m2 Pas à pas réa­li­sé avec l’aide de la so­cié­té Iso­comble.

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1. Le four­gon qui trans­porte la ma­chine à souf­fler et le ma­té­riau d’iso­la­tion est sta­tion­né au plus près de la mai­son. 2. Ac­cès aux combles pour ins­tal­ler des re­pères pour les boî­tiers élec­triques, les pro­tec­tions des spots d’éclai­rage et mé­na­ger l’ac­cès aux tuyaux.

3. Con­fec­tion d’un en­tou­rage de che­mi­née (16 cm au­tour = écart au feu pour que l’isolant ne touche pas le conduit), ain­si que d’un tour de trappe, pour que la laine ne tombe pas dans les étages in­fé­rieurs. 4. Mise en place des piges qui in­di­que­ront la hau­teur d’isolant à in­suf­fler. 5. Ali­men­ta­tion de la ma­chine à souf­fler avec le ma­té­riau isolant dans le ca­mion. 6. Dans les combles, le tech­ni­cien ré­par­tit l’isolant sur toute la sur­face. 7. Fin de chan­tier, un isolant est po­sé sur la trappe pour évi­ter les dé­per­di­tions, puis l’ac­cès est re­fer­mé.

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