ESTAMPES JA­PO­NAISES AUX DO­MI­NI­CAINES

Maisons Normandie - - C’est À Voir -

Les estampes ja­po­naises,si at­trayantes,ap­pa­rues au XVIIE siècle et im­por­tées du Ja­pon en quan­ti­té, ont été «dé­cou­vertes» au cours du XIXE siècle par un grand nombre de col­lec­tion­neurs, ar­tistes, cri­tiques d'art, mar­chands oc­ci­den­taux, conser­va­teurs des col­lec­tions pu­bliques. Tout com­men­ça lorsque le Ja­pon « s’ou­vrit au monde », après deux siècles et de­mi d'iso­le­ment. La tech­nique choi­sie par les ar­tistes pour dif­fu­ser les por­traits des cé­lé­bri­tés, an­non­cer les pièces de théâtre, pro­mou­voir les ob­jets de luxe, les tex­tiles et le sa­ké, or­ner les cartes évé­ne­men­tielles des clubs pri­vés, cé­lé­brer la na­ture et évo­quer les plai­sirs illi­cites, fut la gra­vure sur bois, en re­lief. Cette tech­nique, la xy­lo­gra­phie, ve­nue de Chine, fut uti­li­sée dès le VIIIE siècle, d'abord pour l'écri­ture des livres et la co­pie des sû­tras (ca­nons boud­dhiques). Ce n'est que vers le XIIE siècle que des images pieuses furent réa­li­sées. Puis, à l'époque d'edo, l'ukiyo-e en fit un art à part en­tière. Grace à l'ate­lier Saint-ro­main de Rouen, l'es­pace cultu­rel va pou­voir mon­trer au pu­blic cet art à tra­vers dif­fé­rentes thé­ma­tiques : les sa­mou­raïs, les pay­sages, les ani­maux… La ga­le­rie d'estampes ja­po­naises de l'ate­lier Saint Ro­main, est ou­verte de­puis 2011. On peut y voir des estampes ja­po­naises ain­si que des an­ti­qui­tés, du XVIIIE au XXE siècle (masque de théâtre Nô, net­suke, laques, ain­si qu'une ar­mure de sa­mou­raï (fin XVIIIE).

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