LA PIERRE AUX MILLE COU­LEURS

Mariages - - Bijoux Pierres Précieuses -

Le sa­phir est la pierre ju­melle du ru­bis, deux mi­né­raux de la fa­mille des co­rin­dons. Il existe en fait plu­sieurs types de sa­phirs ; on en trouve des jaunes, des verts, des vio­lets, des roses, des blancs… On ne les ap­pelle plus alors sa­phirs, mais pé­ri­dot orien­tal (vert), to­paze orien­tale (jaune)… Aus­si, quand on dit “sa­phir” (quand le nom est seul, sans ad­jec­tif ), il s’agit du bleu, le “vrai”. Ce sont le ti­tane et le fer qui lui oc­troient cette cou­leur qui va du bleu pâle au bleu roi, le bleu le plus vif étant le plus re­cher­ché. Pierre de jour par ex­cel­lence, le sa­phir est écla­tant à la lu­mière na­tu­relle, ce n’est pas une pré­cieuse du soir. En outre, deux formes de taille le su­bliment : le cous­sin (rec­tangle ar­ron­di) et l’ovale. Les plus rares, et donc les plus pri­sés et les plus chers, sont les sa­phirs qui offrent un as­té­risme, c’est-à-dire une in­clu­sion en forme d’étoile à six branches. Ces sa­phirs, bap­ti­sés sa­phirs étoi­lés ou oeil-de-chat, se taillent alors en ca­bo­chon, la forme qui ré­vèle le mieux le phé­no­mène unique d’as­té­risme. Les gi­se­ments les plus im­por­tants se si­tuent es­sen­tiel­le­ment en Asie, au Sri Lan­ka, en Thaï­lande et au Cam­bodge. Il y a eu en France un fi­lon dans le Can­tal, au­jourd’hui dis­pa­ru ( les sa­phirs d’Ex­poilly). Enfin, le sa­phir a ren­con­tré le pro­grès tech­nique et la plu­part des pierres sont trai­tées ther­mi­que­ment pour que leur cou­leur soit plus écla­tante. Un pro­cé­dé ré­pan­du qui n’al­tère en rien sa beau­té et sa grâce.

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