Nouveaux IN­DIS­PEN­SABLES

Mariages - - Mode Lui - PAR HER­VÉ BORNE

TOUS LES HOMMES SONT DIF­FÉ­RENTS ET NE VEULENT PAS LE MÊME STYLE DE MA­RIAGE. DES PLUS TRA­DI­TION­NELS AUX PLUS MO­DERNES, EN PAS­SANT PAR LES PLUS PRAGMATIQUES, CHAQUE MA­RIÉ DE­VRA CHOI­SIR AVEC SOIN SES PROPRES IN­DIS­PEN­SABLES AFIN D’ÊTRE LUI- MÊME POUR LE GRAND JOUR.

Tout le monde ne se ma­rie pas tou­jours de la même fa­çon. On pour­rait presque dire qu’il y a au­tant de styles de ma­riages que de styles de ma­riés. Cha­cun doit sa­voir com­po­ser avec son mi­lieu so­cial, sa per­son­na­li­té et l’image que l’on veut don­ner à la cé­ré­mo­nie. Les fa­milles les plus tra­di­tion­nelles pri­vi­lé­gie­ront sou­vent la ja­quette. Un dan­dy, à la fois bran­ché et ori­gi­nal, pro­fi­te­ra de l’occasion pour se lâ­cher et choi­sir une te­nue, ou mieux, un ha­bit, ins­pi­ré des costumes du xix e siècle. Dans le cas d’un couple in­ter­na­tio­nal, ou ha­bi­tué des grandes fêtes mon­daines, ce se­ra, en règle gé­né­rale, le smo­king qui se­ra plé­bis­ci­té, aus­si bien pour le ma­rié que pour les in­vi­tés, à l’amé­ri­caine, alors que les femmes se­ront presque sys­té­ma­ti­que­ment en robe longue. En­fin, les plus dis­crets fe­ront certes un ef­fort pour le jour J mais ne sor­ti­ront pas des sen­tiers bat­tus. Pour ces der­niers, rien de mieux qu’un élé­gant cos­tume de ville qu’ils por­te­ront pour le ma­riage et après le ma­riage, au bu­reau ou pour un dî­ner en ville.

Vive la tra­di­tion

Cli­ché ab­so­lu, le ma­riage tra­di­tion­nel avec son châ­teau, son parc, ses tentes blanches, une ma­gni­fique ma­riée en blanc, plus d’une cen­taine d’in­vi­tés et toutes ces jaquettes… Car, comme le pro­to­cole le veut, dans la bour­geoi­sie et l’aris­to­cra­tie, le ma­rié, son père, son fu­tur beaupère, ses té­moins et ses amis proches se doivent de la por­ter. Par­mi le peu d’excentricités que l’on pour­rait se per­mettre dans de telles condi­tions, la cou­leur de la ja­quette, gris clair, plus fon­cée ou noire, sa ma­tière, en laine froide l’été, en fla­nelle ou en ve­lours mille raies l’hiver. Quant au pan­ta­lon, droit ou à pinces, il se­ra uni gris ou noir, ou en­core à rayures dans un ca­maïeu de gris. Rares sont ceux qui osent la cou­leur et pour­tant cer­taines marques en pro­posent. Jo­hann par exemple avec des pan­ta­lons ci­ga­rette rouges ou bleu élec­trique. Tout un

pro­gramme, sans ou­blier une che­mise blanche, en co­ton nid d’abeilles et à plas­tron, c’est en­core mieux, un gi­let gris clair, et pour les pu­ristes, une paire de gants gris, un haut- de- forme et un oeillet rouge à la bou­ton­nière. Avec tout ce­ci, les pho­tos of­fi­cielles se­ront ir­ré­pro­chables et tant mieux car ce sont elles que les gé­né­ra­tions fu­tures ad­mi­re­ront sur la com­mode du sa­lon… La bonne adresse pa­ri­sienne pour cette te­nue de cir­cons­tance ? La­gon­da qui pro­pose de très nom­breux mo­dèles. On peut aus­si s’adres­ser Au Cor de Chasse dont l’offre est aus­si dis­po­nible à la lo­ca­tion. Bon à sa­voir pour ceux qui se­raient in­vi­tés par ha­sard à un ma­riage tra­di­tion­nel.

Fa­çon dan­dy du e XIX

Lors­qu’une jeune femme se ma­rie, elle est ca­pable de rê­ver pen­dant des mois de sa bague de fian­çailles et tout aus­si long­temps de sa belle robe longue alors qu’elle ne la por­te­ra qu’une fois dans sa vie. Pour cer­tains hommes, c’est à peu près la même chose… Nous pen­sons ici à un dan­dy qui aime la mode, qui n’a peur de rien en ma­tière de style. Il ne lais­se­ra donc cer­tai­ne­ment pas pas­ser l’occasion que re­pré­sente son ma­riage pour s’of­frir une te­nue réel­le­ment ori­gi­nale. Un ha­bit dans le sens propre du terme, ins­pi­ré de ceux que les hommes de la belle so­cié­té por­taient au xix siècle sans ja­mais avoir peur de pas­ser pour un ex­cen­trique. Re­cherches de formes, de ma­tières, d’as­so­cia­tions de cou­leurs sont donc de mise, sans ou­blier une sé­lec­tion poin­tue d’ac­ces­soires. Une ex­cel­lente adresse pour un tel pro­jet à Pa­ris, la bou­tique Coup de Charme. Mi­chel Fa­ret, maître des lieux, ex­pert en mode, pas­se­ra le temps qu’il fau­dra avec le fu­tur ma­rié pour un ré­sul­tat à la hau­teur des en­vies de cha­cun. Cô­té forme, le pan­ta­lon reste clas­sique, noir, droit, contrai­re­ment à la veste. Spen­cer, redingote à col Mao, vestes longues gan­sées, ou en­core une queue-de-pie re­vi­si­tée sont au pro­gramme. Ce se­ra la ma­tière qui don­ne­ra tout le cô­té dan­dy à la te­nue, ve­lours lisse, da­mas­sé, pa­la­tine de ve­lours, soie iri­sée, laine bro­dée met­tront en ma­jes­té le

noir, bien en­ten­du, mais aus­si le rouge, le vert an­glais, des touches do­rées ou ar­gen­tées. Mi­chel Fa­ret ne se contente pas de “mon­ter” une te­nue, il ira jusqu’à l’ac­ces­soi­ri­ser avec des la­val­lières en soie sauvage, des bou­tons de man­chettes fan­tai­sistes, des cha­peaux, me­lon ou hautde-forme, re­mis au goût du jour…

En mode “ville”

Sans vou­loir mi­ni­ma­li­ser l’im­por­tance du jour de leur ma­riage, bien au contraire, il existe des fu­turs ma­riés qui pré­fèrent ne pas vrai­ment sortir des sen­tiers bat­tus en termes de te­nue pour le jour J. Dis­crets, cer­tai­ne­ment, rai­son­nables, tout au­tant, ils pen­se­ront alors, pour le look à choi­sir, à sa réuti­li­sa­tion… C’est vrai qu’au-de­là de l’amor­tis­se­ment propre du cos­tume, c’est aus­si très sym­pa de se dire que pen­dant les mois à ve­nir, il y au­ra de nom­breuses oc­ca­sions pour les­quelles on au­ra le plai­sir,

l’émo­tion, de por­ter les vê­te­ments dans les­quels on a dit le grand “oui”… Et ce, en par­ti­cu­lier au cours d’un des dî­ners d’an­ni­ver­saire de son ma­riage. Ma­dame se­ra toute aus­si émue et pour­quoi pas frus­trée car pour elle, très dif­fi­cile de re­mettre sa robe de ma­riée au res­tau­rant ! Même si cer­taines dé­cident de la cou­per et de la faire teindre pour la trans­for­mer en robe courte de cock­tail… Quoi qu’il en soit, dans le cas d’une cé­ré­mo­nie dans ce style, où mon­sieur cher­che­ra juste un bon cos­tume, les adresses ne manquent pas. Ce­pen­dant, il est tou­jours ju­di­cieux de se tour­ner vers une mai­son qui pro­pose, outre des costumes de ville, des te­nues de cé­ré­mo­nies. Ain­si, elle vous conseille­ra au mieux dans l’art de trans­for­mer un look clas­sique en te­nue de ma­riage, no­tam­ment grâce à une cer­taine ac­ces­soi­ri­sa­tion. Jo­hann, par exemple, est pas­sé maître en la ma­tière avec une sé­lec­tion de tis­sus ita­liens dont ceux de Ze­gna et de bons conseils comme le choix d’une fine cra­vate en soie as­sor­tie à la cou­leur de la po­chette et en ca­maïeu avec celle d’un gi­let. Jean de Sey est éga­le­ment un bon choix, avec des coupes ajus­tées pour des costumes à veste courte, comme le veut la ten­dance, et à pan­ta­lon ci­ga­rette.

À l’amé­ri­caine

Aux États-Unis, la te­nue chic reste en­core et tou­jours le smo­king. Noir, bleu nuit ou blanc, ex­clu­si­ve­ment en été et de pré­fé­rence sur la côte Ouest, il est de toutes les fêtes et donc de tous les ma­riages. Une rai­son suf­fi­sante qui l’im­pose en France dans cer­tains cas. Quand la fa­mille du ma­rié ou de la ma­riée est d’ori­gine amé­ri­caine, ou en­core quand le couple sou­haite tout sim­ple­ment don­ner à sa ré­cep­tion des al­lures in­ter­na­tio­nales, smo­king et robes longues iront de paire. Bien sûr, pour cette occasion, pas ques­tion de louer un smo­king dé­mo­dé au risque de pas­ser pour un ser­veur et pas ques­tion non plus de res­sor­tir du fond du pla­card une te­nue de fa­mille mal ajus­tée, avec une veste et un pan­ta­lon trop larges, trop longs. Nom­breuses sont les mai­sons au­jourd’hui qui en pro­posent de très beaux, aux coupes dans l’air du temps. Col châle ou tailleur, veste droite ou croi­sée, peu im­porte, il doit tom­ber im­pec­ca­ble­ment et pour ce­la, il faut être in­trai­table sur les re­touches. Par­mi les ex­perts, Artling, qui pense le smo­king comme une te­nue de cé­ré­mo­nie.

UN BRA­CE­LET DE MONTRE : on dit qu’un beau bra­ce­let peut chan­ger ra­di­ca­le­ment le look d’une montre. C’est le mo­ment ou ja­mais d’en choi­sir un nou­veau, im­pec­cable et raf­fi­né, afin de re­don­ner un coup de jeune à son garde-temps. Bra­ce­let en cuir re­cou­vert de tis­su mo­tif pied-de-poule, Jo­seph Bon­nie. 119 €.

UNE AL­LIANCE : s’il y a un jour ou tout le monde peut re­mar­quer une al­liance, c’est bien ce­lui de son ma­riage. Alors c’est l’occasion d’en choi­sir une plus ori­gi­nale, plus raf­fi­née sans être fé­mi­nine. Al­liance Quatre Black édi­tion en or blanc et PVD noir. Bou­che­ron. 1 840 €. UNE PAIRE DE BOU­TONS DE

MAN­CHETTES : par­mi les rares bi­joux qu’un homme puisse por­ter, les bou­tons de man­chettes. Ils donnent un vrai chic à l’in­con­tour­nable che­mise blanche. At­ten­tion, les choi­sir en fonc­tion de sa montre et de son al­liance. Bou­tons de man­chettes San­tos en argent ser­tis d’un spi­nelle de syn­thèse bleu. Car­tier. 580 €.

UN NOEUD PA­PILLON : pour tous ceux qui trouvent que pour le grand jour la cra­vate fait trop ville et que la la­val­lière fait trop dan­dy, il leur reste une der­nière op­tion. Un noeud pa­pillon en soie unie ou riche d’un mo­tif suf­fi­sam­ment dis­cret. Noeud pa­pillon en soie. De­vred. 17 €.

UN CHA­PEAU : ac­cep­table uni­que­ment en été, le pa­na­ma en lieu et place d’un haut-de-forme im­pos­sible à por­ter. Il don­ne­ra une dé­con­trac­tion chic et bran­chée au ma­rié qui pour­ra éga­le­ment le por­ter en cas de grand soleil. Pa­na­ma Fe­do­ra en paille avec gros-grain en soie. Stet­son. 149 €.

L’APIÉCEUR

ARTLING CH­RIS MAR­TIAL VON

JEAN SEY DE

JO­HANN

KEES VAN BEERS

LA­GON­DA

FINSBURY

WICKET

JO­HANN

CRÉA­TION MOR­GAN

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