L’exo­tisme, avec pas­sion

JAR­DIN EX­TRA­OR­DI­NAIRE PO­SÉ AU COEUR DE L’OCÉAN IN­DIEN, L’ÎLE MAU­RICE N’EST QUE SÉ­DUC­TION. VOUS Y VIVREZ DE VRAIS MO­MENTS DE BON­HEUR DANS DES CADRES NA­TU­RELS IDYL­LIQUES SI­TUÉS AU BORD DE PLAGES DE SABLE BLANC BAIGNÉES DE LAGONS TRANSLUCIDES.

Mariages - - Lune de Miel - PAR DOMINIQUE POURRIAS

Entre lagons tur­quoise cer­clés de ré­cifs co­ral­liens, criques en­chan­te­resses et plages om­bra­gées de co­co­tiers et de fi­laos, l’île Mau­rice dé­ploie des atours ir­ré­sis­tibles pour une lune de miel in­ou­bliable. Si les plages so n t un des tré­sors na­tio­naux du pays, d’autres dé­cors épous­tou­flants vous in­vitent à vivre des ex­pé­riences 100 % na­ture. Des chaînes de mon­tagne d’où s’élèvent des pics ma­jes­tueux au vaste pla­teau cen­tral ponc­tué de cra­tères vol­ca­niques, en pas­sant par les ri­vières et chutes d’eau, voi­ci un mer­veilleux pa­ra­dis vert et bleu po­sé sur l’océan In­dien !

Des at­traits d’une for­mi­dable di­ver­si­té

Ima­gi­nez ! Votre avion vient de se po­ser à l’aéroport in­ter­na­tio­nal Sir See­woo­sa­gur Ram­goo­lam si­tué à Plai­sance, tout proche de Ma­hé­bourg, ville au­then­tique fon­dée en 1804, dans la splen­dide baie de Grand Port. Ne man­quez pas éga­le­ment de vi­si­ter Port-Louis : la ca­pi­tale de l’île Mau­rice est un par­fait re­flet de la di­ver­si­té cultu­relle du pays. Le long des rues en da­mier, les im­meubles mo­dernes cô­toient les bâ­ti­ments co­lo­niaux, les temples, mos­quées, églises et autres pa­godes, ain­si qu’une pléiade d’échoppes. Ren­dez-vous sur la place d’Armes où trône la sta­tue de Ber­trand-Fran­çois Ma­hé de La Bour­don­nais, fon­da­teur de la ville en 1735. Puis ex­plo­rez le mar­ché cen­tral, flâ­nez dans le quar­tier chi­nois, vi­si­tez le fort Adé­laïde, la ca­thé­drale Saint-Louis, la mos­quée Jum­mah, le Blue Pen­ny Mu­seum ou le mu­sée d’His­toire na­tu­relle (avec un sque­lette de do­do, énorme oi­seau un brin pa­taud au­jourd’hui dis­pa­ru). Le sa­viez­vous ? L’Aa­pra­va­si Ghat re­groupe les ves­tiges d’un centre d’im­mi­gra­tion qui, de 1834 à 1920, a vu ar­ri­ver d’Inde, d’Afrique de l’Est, de Ma­da­gas­car, de Chine et d’Asie du Sud-Est, un de­mi-mil­lion de tra­vailleurs sous contrat pour oeu­vrer dans les plan­ta­tions su­crières. En­fin, le front de mer vous ac­cueille : le Cau­dan Wa­ter­front aligne des es­paces de shop­ping, de dé­tente et de res­tau­ra­tion dans un cadre à la fois lo­cal et mo­derne. In­con­tour­nables aux en­vi­rons : le do­maine Les Pailles, ré­serve na­tu­relle aux mul­tiples ac­ti­vi­tés ; Eu­re­ka, de­meure créole construite en 1830 ; le jar­din bo­ta­nique de Pam­ple­mousses, cé­lèbre pour ses bas­sins cou­verts de né­nu­phars géants. C’est dans ce parc en­chan­teur, inau­gu­ré en 1735, que Ber­nar­din de Saint-Pierre écri­vit son cé­lèbre ro­man dé­cri­vant les amours de Paul et Vir­gi­nie.

Plai­sirs bal­néaires et ac­ti­vi­tés nau­tiques

Sur cette terre fran­co­phone, les plages ca­res­sées par des eaux chaudes de l’océan In­dien offrent une gamme in­fi­nie d’ac­ti­vi­tés nau­tiques, no­tam­ment au­tour de GrandBaie, la prin­ci­pale sta­tion bal­néaire : plon­gée sous-ma­rine, ski nau­tique, planche à voile, ki­te­surf, croi­sière en ca­ta­ma­ran… En pour­sui­vant vers le nord, le pit­to­resque vil­lage de pê­cheurs de Cap Mal­heu­reux re­cèle de char­mantes criques idéales pour vivre d’in­tenses mo­ments de bon­heur. Les eaux translucides au large de Flic-enF­lac, de Blue Bay et au­tour de l’île Ronde font le bon­heur des amou­reux d’ex­plo­ra­tions sous-ma­rines. Et, dans le sud, le morne Bra­bant cé­lèbre l’union de la terre et de la mer dans la fée­rie de son la­gon tur­quoise.

Ex­pé­riences 100 % na­ture

Entre fo­rêts pro­fondes et plaines agri­coles, cas­cades, gorges et ri­vières, mon­tagnes et val­lées luxu­riantes, voi­ci l’autre fa­cette de l’île Mau­rice. Au sud, se dé­voilent des pay­sages spec­ta­cu­laires. Ne ré­sis­tez pas aux sor­ti­lèges du parc de La Va­nille Ré­serve des Mas­ca­reignes et sa cen­taine de tor­tues géantes en li­ber­té, des fa­laises de Gris-Gris sculp­tées par l’éro­sion ou des chutes de Ro­ches­ter qui forment un bas­sin pro­pice à de dé­li­cieuses bai­gnades. Au sud- ouest, les su­blimes plages de la pres­qu’île du morne Bra­bant ourlent d’un li­se­ré d’or une mon­tagne qui at­tire les re­gards. C’est un havre de paix pri­vi­lé­gié pour par­tir ex­plo­rer le parc na­tio­nal des gorges de la Ri­vière Noire, le cra­tère de Trou-aux-Cerfs sur les hau­teurs de Cu­re­pipe ou les terres de cou­leurs de Cha­ma­rel. Fas­ci­nant, Grand Bas­sin, près de la Mare aux Va­coas, ac­cueille les hin­douistes dans un fes­ti­val de cou­leurs. La spec­ta­cu­laire mon­tagne du Pouce près de PortLouis vous at­tend dans un vaste es­pace dé­dié aux ran­don­nées et à l’es­ca­lade. Au nord de Port-Louis, l’Aventure du Sucre vous em­porte dans un fa­bu­leux voyage sur les routes du sucre, au coeur de la ma­chi­ne­rie d’époque de l’usine su­crière de Beau-Plan.

Thé à la va­nille ou ca­fé cor­sé ?

La culture du thé fait par­tie de l’his­toire et des tra­di­tions lo­cales de l’île Mau­rice. Pour s’en convaincre, il suf­fit de suivre la pas­sion­nante Route du Thé dans de ro­man­tiques pay­sages d’une agréable fraî­cheur. Au pro­gramme, vi­site de l’usine de trans­for­ma­tion et du mu­sée du Thé à Bois-Ché­ri, re­pas créole à l’au­berge de Saint-Au­bin, bâ­tisse co­lo­niale de 1819. Au­tour de Cha­ma­rel, le thé cède la place au ca­fé qui, de­puis 1722, pousse sur des ar­bustes aux baies vertes qui, en mû­ris­sant, se teintent de rouge sombre. Bien que non ex­por­té, le ca­fé de Cha­ma­rel jouit d’une grande ré­pu­ta­tion. Rai­son plus pour vous of­frir sur place une dé­gus­ta­tion plai­sir.

Il et elle, îles et vous

Coin de Mire au pro­fil dé­chi­que­té et l’île Plate, ré­pu­tée pour ses plages su­blimes, sculptent l’ho­ri­zon de la côte nord. L’îlot Ga­briel et l’île d’Ambre sont des es­cales d’une fas­ci­nante sé­ré­ni­té. L’île Ronde et l’île aux Ser­pents, deux ré­serves na­tu­relles, abritent une faune et une flore riches et va­riées. Dans le sud, l’île aux Ai­grettes doit son nom à ce grand hé­ron qui vi­vait là au xviie siècle. De­puis les an­nées 1960, ce re­paire éco­lo­gique pré­serve la na­ture et les es­pèces me­na­cées dont la ra­ris­sime cré­ce­relle.

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