LE SA­PHIR

TALISMAN D’AMOU­REUX

Mariages - - SOMMAIRE - PAR MORGANE SOULARUE

Gage de confiance et de layaute

À l’image des trois autres pierres pré­cieuses que sont le dia­mant, le ru­bis et l’éme­raude, le sa­phir a sus­ci­té de jo­lis contes et des mythes éter­nels. Son nom lui-même si­gni­fie en grec la « belle chose »… Sym­bole de vé­ri­té pour les Égyp­tiens, la pierre est de­puis tou­jours source in­épui­sable de sin­cé­ri­té et de fi­dé­li­té et orne donc sou­vent les bagues de fiançailles, vé­ri­table gage d’at­ta­che­ment pro­fond, de confiance et de loyau­té. On ra­conte aus­si qu’en Orient le sa­phir était consi­dé­ré comme un puis­sant talisman et, en­core au­jourd’hui, on pense qu’il rend riche et ai­mable, pa­ci­fique et pieux (il orne d’ailleurs l’an­neau épis­co­pal) ce­lui qui le porte. Ou en­core que la pierre pro­tège de la pau­vre­té et des tra­hi­sons, mais aus­si de la peste, des mor­sures de ser­pent et des pi­qûres de scor­pion. Par ex­ten­sion, le sa­phir pro­cu­re­rait de la force phy­sique à son dé­ten­teur. Long­temps les plus belles pierres se trou­vaient en Inde, on les sur­nom­mait alors les « Ca­che­mire », du nom de leur ré­gion d’ori­gine. Les ma­ha­rad­jahs les ar­bo­raient en signe de ri­chesse et de puis­sance. Tant de ver­tus et de pou­voirs font du sa­phir une vraie pré­cieuse, même si des quatre pierres c’est la plus ré­pan­due au monde.

La pierre aux mille cou­leurs

Le sa­phir est la pierre ju­melle du ru­bis, deux mi­né­raux de la fa­mille des co­rin­dons. Il existe en fait plu­sieurs types de sa­phirs : on en trouve des jaunes, des verts, des vio­lets, des roses, des blancs… On ne les ap­pelle plus alors sa­phirs, mais pé­ri­dot orien­tal (vert), to­paze orien­tale (jaune)… Aus­si, quand on dit « sa­phir » (quand le nom est seul, sans ad­jec­tif ), il s’agit du bleu, le « vrai ». Ce sont le ti­tane et le fer qui lui oc­troient cette cou­leur qui va du bleu pâle au bleu roi, le bleu le plus vif étant le plus re­cher­ché. Pierre de jour par ex­cel­lence, le sa­phir est écla­tant à la lu­mière na­tu­relle, ce n’est pas une pré­cieuse du soir. En outre, deux formes de taille le su­bliment : le cous­sin (rec­tangle ar­ron­di) et l’ovale. Les plus rares, et donc les plus pri­sés et les plus chers, sont les sa­phirs qui offrent un as­té­risme, c’est-à-dire une in­clu­sion en forme d’étoile à six branches. Ces sa­phirs, bap­ti­sés sa­phirs étoi­lés ou oeil-de-chat, se taillent alors en ca­bo­chon, la forme qui ré­vèle le mieux le phé­no­mène unique d’as­té­risme. Les gi­se­ments les plus im­por­tants se si­tuent es­sen­tiel­le­ment en Asie, au Sri Lan­ka, en Thaï­lande et au Cam­bodge. Il y a eu en France un fi­lon dans le Can­tal, au­jourd’hui dis­pa­ru (les sa­phirs d’Ex­poilly). En­fin, le sa­phir a ren­con­tré le pro­grès tech­nique et la plu­part des pierres sont trai­tées ther­mi­que­ment pour que leur cou­leur soit plus écla­tante. Un pro­cé­dé ré­pan­du qui n’al­tère en rien sa beau­té et sa grâce.

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