EX­CLU­SIF : COURTS-CIR­CUITS à EDF. QUAND LES CONSULTANTS SE GOINFRAIENT SOUS PROGLIO

Marianne Magazine - - SOMMAIRE - Par Marc Endeweld

Le par­quet na­tio­nal fi­nan­cier a lan­cé une vaste en­quête pré­li­mi­naire sur les pres­ta­taires ex­té­rieurs de l’élec­tri­cien na­tio­nal sous le règne d’Hen­ri Proglio. De quoi faire trem­bler le Pa­ris des af­faires, tant le car­net d’adresses de l’an­cien pa­tron d’EDF ras­semble le go­tha de la Ré­pu­blique…

Le par­quet na­tio­nal fi­nan­cier a lan­cé une vaste en­quête pré­li­mi­naire, mul­ti­pliant les per­qui­si­tions, sur les pres­ta­taires ex­té­rieurs de l’élec­tri­cien na­tio­nal sous le règne d’Hen­ri Proglio. De quoi faire trem­bler le Pa­ris des af­faires, tant le car­net d’adresses de l’an­cien pa­tron d’EDF res­semble au go­tha de la Ré­pu­blique…

Dans le lan­der­neau, la nou­velle a fait l’ef­fet d’une bombe : le mer­cre­di 10 mai, trois jours après la vic­toire d’Em­ma­nuel Ma­cron à la pré­si­den­tielle, le par­quet na­tio­nal fi­nan­cier (PNF) a lan­cé une très vaste opé­ra­tion po­li­cière vi­sant une qua­ran­taine de so­cié­tés qui ont toutes été en con­trat avec EDF de­puis 2009. En réa­li­té, c’est l’en­semble des pres­ta­taires en com­mu­ni­ca­tion, en stra­té­gie et en « in­tel­li­gence éco­no­mique » du groupe d’éner­gie qui sont vi­sés par cette en­quête pré­li­mi­naire ou­verte après un si­gna­le­ment de la Cour des comptes (l’élec­tri­cien reste contrô­lé à 83 % par l’Etat fran­çais). « Tout Pa­ris est concer­né ! » s’ex­clame, rieur, un consul­tant. Une vraie boîte de Pan­dore. Car il y a du beau monde dans le col­li­ma­teur de la jus­tice : des grands conseillers du CAC 40, des avo­cats, des com­mu­ni­cants, mais aus­si des so­cié­tés de sé­cu­ri­té ou de ren­sei­gne­ments pri­vés. Un mael­ström qui confirme que l’élec­tri­cien na­tio­nal est bel et bien un Etat dans l’Etat.

CONTRATS DE COMPLAISANCE

Les contrats qui sont dé­sor­mais éplu­chés par les po­li­ciers courent sur la pé­riode 2009-2014, sous le règne d’Hen­ri Proglio, pré­sident d’EDF mais aus­si homme d’in­fluence redouté, aux mul­tiples ré­seaux, no­tam­ment po­li­tiques. Tout-puis­sant sous Ni­co­las Sar­ko­zy, son étoile avait sé­rieu­se­ment pâ­li avec Hol­lande – avant son élec­tion, en 2012, le so­cia­liste avait en ef­fet an­non­cé à des proches qu’Hen­ri Proglio fi­gu­rait sur sa

Et, en 2014, mal­gré une vaste (et chère) cam­pagne de com­mu­ni­ca­tion dans les mé­dias et de lob­bying à l’Ely­sée, au gou­ver­ne­ment, cher­chant à tous les ni­veaux de l’ap­pa­reil d’Etat, Hen­ri Proglio avait dû se ré­soudre à cé­der son siège à JeanBer­nard Lé­vy, an­cien nu­mé­ro 2 de Vi­ven­di. A l’époque, le bour­reau du grand pa­tron fut un cer­tain… Em­ma­nuel Ma­cron. Le mi­nistre de l’Eco­no­mie de l’époque re­mua éga­le­ment ciel et terre, dé­but 2015, pour em­pê­cher – avec suc­cès – la no­mi­na­tion du même grand pa­tron à la tête d’une autre en­tre­prise par­ti­cu­liè­re­ment stra­té­gique, Thales, cham­pion tri­co­lore de la dé­fense. De­puis, l’évin­cé Proglio se concentre sur son bu­si­ness pri­vé dans plu­sieurs pays étran­gers, no­tam­ment en Rus­sie ou en Grèce. Mais, si la page d’EDF est bien tournée, ses proches le disent « très pré­oc­cu­pé » par les in­ves­ti­ga­tions ju­di­ciaires en cours.

L’his­toire com­mence à la mi­fé­vrier der­nier quand les po­li­ciers dé­barquent au siège so­cial d’EDF, si­tué ave­nue de Wa­gram, à Pa­ris, à deux pas de la place de l’Etoile. Ils sont re­çus par une de leurs connais­sances : Emile Pe­rez, grande fi­gure de la po­lice na­tio­nale, de­ve­nu quelques jours plus tôt res­pon­sable de la sé­cu­ri­té du groupe d’éner­gie. Une fois dans les lo­caux, ils pro­cèdent à des per­qui­si­tions au se­cré­ta­riat gé­né­ral et à la di­rec­tion de la com­mu­ni­ca­tion. « Pour l’ins­tant, l’en­quête se concentre sur les condi­tions d’at­tri­bu­tion des contrats et sur la réa­li­té du tra­vail », com­mente une source po­li­cière. Les en­quê­teurs vé­ri­fient ain­si la confor­mi­té de contrats sou­vent pas­sés de gré à gré, et cherchent l’exis­tence éven­tuelle de contrats de complaisance. Les ma­gis­trats du PNF soup­çonnent clai­re­ment des faits de « fa­vo­ri­tisme ».

Au fi­nal, les po­li­ciers ont ra­tis­sé large dans leurs per­qui­si­tions. Mais, comme leurs in­ves­ti­ga­tions se dé­roulent dans le cadre d’une en­quête pré­li­mi­naire, ils n’ont pas pu per­qui­si­tion­ner sans la pré­sence des concer­nés. Ré­sul­tat, sur

DANS LE COL­LI­MA­TEUR DE LA JUS­TICE :

DES GRANDS CONSEILLERS DU CAC 40, DES AVO­CATS, DES COM­MU­NI­CANTS, MAIS AUS­SI DES SO­CIÉ­TÉS DE REN­SEI­GNE­MENTS PRI­VÉS.

la qua­ran­taine de so­cié­tés vi­sées par l’en­quête, seule­ment une quin­zaine d’entre elles ont été ef­fec­ti­ve­ment per­qui­si­tion­nées. « Ils se sont pré­sen­tés une pre­mière fois, mais je n’étais pas là, alors ils sont re­ve­nus, nous ra­conte le cri­mi­no­logue Alain Bauer, consul­tant his­to­rique de l’élec­tri­cien de­puis la pré­si­dence de Fran­çois Rous­se­ly. Et ils m’ont po­sé une seule ques­tion : “Quelles ont été vos re­la­tions avec EDF sous la pré­si­dence d’Hen­ri Proglio ?” Comme je n’ai pas tra­vaillé pour le groupe du­rant cette pé­riode, ce­la a été très ra­pide… » En réa­li­té, Bauer, consi­dé­ré comme un proche d’Hen­ri Proglio, n’avait guère ap­pré­cié à l’époque que ce der­nier se rap­proche de l’in­ter­mé­diaire Alexandre Djouh­ri, qu’il ne porte guère dans son coeur. Il avait donc in­ter­rom­pu sa col­la­bo­ra­tion avec EDF du­rant cette pé­riode…

De son cô­té, quelle ne fut pas la sur­prise d’Anne Méaux, une des grandes com­mu­ni­cantes que la place de Pa­ris, qui a conseillé Fran­çois Fillon du­rant la cam­pagne pré­si­den­tielle, de voir dé­bar­quer le même jour des po­li­ciers à son agence, Image 7, alors même qu’elle est fâ­chée à mort avec Proglio. Méaux, comme l’agence El­la Fac­to­ry, di­ri­gée par Clé­ment Léo­nar­duz­zi, sont en fait en con­trat avec EDF pour des pres­ta­tions de com­mu­ni­ca­tion de­puis l’ar­ri­vée de Jean-Ber­nard Lé­vy à la tête de l’en­tre­prise pu­blique.

La qua­ran­taine de contrats vi­sés par la jus­tice, si­gnés donc sous Proglio, représenteraient ain­si des dé­penses de plus d’une di­zaine de mil­lions d’eu­ros par an. De­puis, le nou­veau tau­lier du groupe, JeanBer­nard Lé­vy, a dé­ci­dé de faire le mé­nage. Il a mis un terme à la plu­part des contrats de cette époque, même s’il a pré­fé­ré, pour évi­ter de payer de grosses in­dem­ni­tés aux concer­nés, ne pas les re­nou­ve­ler plu­tôt que de les in­ter­rompre bru­ta­le­ment. Ré­sul­tat, se­lon une source proche de l’ac­tuelle di­rec­tion, EDF ne se­rait au­jourd’hui en con­trat qu’avec cinq pres­ta­taires ex­té­rieurs pour tout de même plu­sieurs cen­taines de mil­liers d’eu­ros.

Lors des per­qui­si­tions au siège d’EDF, les en­quê­teurs ont mis la main sur des do­cu­ments et des e-mails de deux très proches d’Hen­ri Proglio, l’an­cien se­cré­taire gé­né­ral du groupe, Alain Tcher­no­nog, et l’an­cienne di­rec­trice de la com­mu­ni­ca­tion, Ca­the­rine Gros. Tous deux ont tra­vaillé avec le men­tor d’Hen­ri Proglio, Guy De­joua­ny, sur­nom­mé « le sphinx du ca­pi­ta­lisme fran­çais », et qui fut le pa­tron ô com­bien puis­sant de l’an­cienne Com­pa­gnie gé­né­rale des eaux (CGE), au coeur de cer­tains des ré­seaux par­mi les moins avouables de la Ré­pu­blique…

PRES­TA­TIONS SUSPECTES

Sous l’époque bé­nie de Proglio, on trouve aus­si des pres­ta­taires qui ont joué un rôle lors de sa cam­pagne pour le re­nou­vel­le­ment de son man­dat en 2014. No­tam­ment des an­ciens jour­na­listes pas­sés de­puis dans le camp des com­mu­ni­cants, comme l’ex-di­rec­teur de la ré­dac­tion du Fi­ga­ro Jean de Be­lot, pré­sident du ca­bi­net de conseil Aria Part­ners, mais aus­si Laïd Sam­ma­ri, an­cien en­quê­teur de l’Est ré­pu­bli­cain, ou en­core

LA QUA­RAN­TAINE DE CONTRATS VI­SÉS PAR LA JUS­TICE REPRÉSENTERAIENT DES DÉ­PENSES DE PLUS D’UNE DI­ZAINE DE MIL­LIONS D’EU­ROS PAR AN.

William Em­ma­nuel, an­cien jour­na­liste de l’agence Reu­ters. Es­pé­rant s’at­ti­rer les bonnes grâces du Châ­teau, Hen­ri Proglio s’était éga­le­ment ad­joint les ser­vices du lob­byiste Paul Bou­ry, connu pour être proche de Fran­çois Hol­lande. Les po­li­ciers se de­mandent ain­si quel sta­tut don­ner à ces pres­ta­tions : car la va­lo­ri­sa­tion de l’image d’EDF et de ses mis­sions passe-telle par la pro­mo­tion effrénée du bi­lan de son pré­sident ? Car Hen­ri Proglio s’est éga­le­ment for­te­ment op­po­sé du­rant tout son man­dat à son an­cien lieu­te­nant, An­toine

LES PO­LI­CIERS S’IN­TER­ROGENT : LA VA­LO­RI­SA­TION DE L’IMAGE D’EDF EST-ELLE AUS­SI PAS­SÉE PAR LA PRO­MO­TION EFFRÉNÉE DU BI­LAN DE SON PRÉ­SIDENT ?

Fré­rot, de­ve­nu PDG de Veo­lia. Des en­jeux de pou­voir qui semblent bien éloi­gnés des mis­sions pre­mières d’EDF…

Mais l’an­cien pré­sident du groupe d’éner­gie sait éga­le­ment être fi­dèle. Par­mi les pres­ta­taires de choix d’EDF, on trouve ain­si de nom­breux noms ti­rés de son car­net d’adresses his­to­rique. Il a ain­si confié une mis­sion à Claude Al­lègre, an­cien mi­nistre de Lio­nel Jos­pin et fa­rouche op­po­sant aux éco­lo­gistes, cli­ma­to-scep­tique re­ven­di­qué. On tombe aus­si sur d’autres per­son­nages, comme Alain Bou­blil, an­cien conseiller de Mit­ter­rand, et an­cien di­rec­teur de ca­bi­net de Pierre Bé­ré­go­voy, pour­sui­vi par la jus­tice lors de l’af­faire Pe­chi­nay-Tri­angle, un scan­dale po­li­ti­co-fi­nan­cier de la fin des an­nées 80 concer­nant un dé­lit d’ini­tiés. Ou en­core Sa­mir Tra­boul­si, fi­gure em­blé­ma­tique des grands in­ter­mé­diaires entre la France et les pays arabes, proche de Charles Pas­qua et de Jean-Ch­ris­tophe Mit­ter­rand. L’an­cien di­ri­geant d’Air­bus Phi­lippe Del­mas était éga­le­ment en con­trat avec l’élec­tri­cien. EDF sous Proglio res­semble à un vrai go­tha de la Ré­pu­blique !

PRISES DE CONTRÔLE

Conseiller in­ter­na­tio­nal d’Hen­ri Proglio de 2010 à 2014, l’ex-PDG d’Elf Loïk le Floch-Prigent fait aus­si par­tie des per­qui­si­tion­nés. A l’ori­gine, les deux hommes se sont ren­con­trés par l’in­ter­mé­diaire de deux pi­liers des ré­seaux Proglio :

l’homme d’af­faires Jean-Marc Ou­ry, an­cien proche col­la­bo­ra­teur de De­joua­ny à la CGE, et l’avo­cat Fran­cis Chou­ra­qui, qui n’était autre que le conseil de Le Floch-Prigent dans l’af­faire Elf, et que l’on re­trouve plus tard dans l’af­faire Ta­pie. Les deux connaissent bien le mil­liar­daire d’ori­gine grecque Pâ­ris Mou­ra­to­glou, qui avait fait ra­che­ter par EDF, au dé­but des an­nées 2000, ses ac­ti­vi­tés dans les éner­gies re­nou­ve­lables (de­ve­nues EDF Ener­gies Nou­velles).

Entre 2011 et 2012, tous ont joué un rôle dans la prise de contrôle par EDF d’Edi­son, un groupe d’éner­gie ita­lien, no­tam­ment spé­cia­li­sé dans le gaz. A l’époque, ils avaient éga­le­ment en­vi­sa­gé un par­te­na­riat entre Edi­son et la la So­cié­té pé­tro­lière et ga­zière d’Azer­baïd­jan (So­car) via l’in­ter­mé­diaire in­ter­na­tio­nal Alexandre Ka­tran­gi. Mais c’est sur l’opé­ra­tion ita­lienne que les po­li­ciers en­quêtent plus par­ti­cu­liè­re­ment. Ces der­niers s’in­ter­rogent sur de nom­breuses pres­ta­tions (et leurs bé­né­fi­ciaires) mises en place au ni­veau d’Edi­son après le ra­chat de cette en­tre­prise par EDF. Lors des per­qui­si­tions à EDF, ils ont d’ailleurs mis la main sur de nom­breux e-mails abor­dant ce su­jet. Cer­tains vont jus­qu’à évo­quer Me­dia­set, le groupe au­dio­vi­suel ap­par­te­nant à Sil­vio Ber­lus­co­ni.

En­fin, autre gros client d’EDF sous l’époque Proglio à in­té­res­ser les en­quê­teurs et le PNF : le ca­bi­net d’in­tel­li­gence éco­no­mique ESL & Net­work, di­ri­gé par Alexandre Medvedowsky, an­cien vice-pré­sident du conseil gé­né­ral des Bouches-du-Rhône (il y est tou­jours conseiller gé­né­ral), et par ailleurs mis en exa­men en

juin 2013 dans l’un des vo­lets de l’af­faire Gué­ri­ni. Lors des per­qui­si­tions de ses lo­caux si­tués sur les Champs-Ely­sées, l’homme d’af­faires a trans­mis tous les contrats né­ces­saires. Mais son ap­pa­ri­tion par­mi les pres­ta­taires d’EDF est in­té­res­sante. Sa proxi­mi­té avec Proglio est, là aus­si, re­la­ti­ve­ment an­cienne, et re­monte à ses dé­buts au Par­ti so­cia­liste des Bou­ches­du-Rhône.

PE­TITS SE­CRETS

An­cien fa­biu­sien – il fut conseiller de Laurent Fa­bius à l’As­sem­blée na­tio­nale entre 1990 et 1992 –, Medvedowsky ren­contre, à la

fin des an­nées 90, Ch­ris­tophe Lo­ren­zi, frère de l’in­ter­mé­diaire Pierre-An­toine Lo­ren­zi, et pa­tron à l’époque de la Mnef (l’an­cienne mu­tuelle étu­diante) des Bou­ches­du-Rhône. C’est à cette oc­ca­sion qu’il fe­ra la connais­sance d’autres re­la­tions de Proglio : l’ex-so­cia­liste pour­sui­vi dans l’af­faire de la Mnef Oli­vier Spithakis, ami de Jean-Ma­rie Le Guen mais aus­si de Do­mi­nique Strauss-Kahn. Ce­lui-ci est d’ailleurs tou­jours très proche d’Hen­ri Proglio, son an­cien ca­ma­rade de pro­mo­tion à HEC…

A tra­vers tous ces noms et les liens entre ces dif­fé­rentes per­son­na­li­tés, ce sont beau­coup de plus ou moins vieilles his­toires socialistes qui af­fleurent. Des re­la­tions an­ciennes dont le nou­veau pou­voir, nul­le­ment concer­né, n’a au­jourd’hui que faire. Ces pe­tits se­crets de la Ré­pu­blique, ré­veillés par la jus­tice à tra­vers Hen­ri Proglio, peuvent dé­sor­mais faire trem­bler un cer­tain nombre de res­pon­sables po­li­tiques. Voi­là peu­têtre aus­si pour­quoi l’an­cien PDG d’EDF est in­quiet.

ALEXANDRE MEDVEDOWSKY, OLI­VIER SPITHAKIS, JEAN-MA­RIE LE GUEN, MAIS AUS­SI DO­MI­NIQUE STRAUSS-KAHN, LES VIEILLES GLOIRES SOCIALISTES RESURGISSENT.

HOMME D’IN­FLUENCE REDOUTÉ,

Hen­ri Proglio a, lors de sa pré­si­dence, de 2009 à 2014, usé de mul­tiples ré­seaux, no­tam­ment po­li­tiques.

“FA­VO­RI­TISME”

C’est ain­si que les ma­gis­trats du par­quet na­tio­nal fi­nan­cier ont qua­li­fié cer­tains contrats, sai­sis lors des per­qui­si­tions au siège pa­ri­sien d’EDF, ave­nue de Wa­gram, à la mi-fé­vrier.

LOÏK LE FLOCH-PRIGENT, an­cien pré­sident d’Elf, avait ses en­trées ave­nue de Wa­gram. De 2010 à 2014, il fut le conseiller in­ter­na­tio­nal d’Hen­ri Proglio.

GUY DE­JOUA­NY, “sphinx du ca­pi­ta­lisme fran­çais” dé­cé­dé en 2011, an­cien pré­sident de la Com­pa­gnie gé­né­rale des eaux, fut le men­tor d’Hen­ri Proglio.

BONNES GRÂCES Hen­ri Proglio

– ici, avec le Pre­mier mi­nistre Jean-Marc Ay­rault, à Sa­clay, le 10 oc­tobre 2013 – s’était ad­joint les ser­vices du lob­byiste Paul Bou­ry, connu pour être proche de Fran­çois Hol­lande.

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