PA­RIS, UN PAR­COURS D’OBS­TACLES

Des mu­railles mé­dié­vales cen­sées pro­té­ger la ca­pi­tale du royaume des Francs aux axes de cir­cu­la­tion au­to­mo­bile de Pom­pi­dou, les grandes transformations de Pa­ris n’at­teignent ja­mais leurs ob­jec­tifs.

Marianne Magazine - - SOMMAIRE - Par Guy Ko­nop­ni­cki

En quelques dé­crets mu­ni­ci­paux, Pa­ris s’est dé­bar­ras­sé de Na­po­léon Bo­na­parte et de Georges Pom­pi­dou. Le Pre­mier consul avait or­don­né en 1801 le tra­cé de la pre­mière ar­tère rec­ti­ligne, la rue de Ri­vo­li, afin de per­mettre aux fiacres et aux es­ca­drons de tra­ver­ser la ca­pi­tale de­puis le Ma­rais jus­qu’à la place de la Concorde, ul­té­rieu­re­ment ou­verte sur la pers­pec­tive im­pé­riale des ChampsE­ly­sées. Gar­dant le même es­prit, à l’époque de l’au­to­mo­bile triom­phante, le Pre­mier mi­nistre Georges Pom­pi­dou s’at­ta­cha, en 1966, à la réa­li­sa­tion d’une tra­ver­sée ra­pide, par les berges de la Seine.

La lo­gique des sens de cir­cu­la­tion as­so­cia ces deux axes, la voie Pom­pi­dou re­mon­tant le cours du fleuve, la rue de Ri­vo­li tra­ver­sant d’est en ouest le coeur même de la ca­pi­tale. Jus­qu’au mo­ment où l’on consi­dé­ra que le temps de l’au­to­mo­bile ur­baine était ré­vo­lu. Anne Hi­dal­go, maire de Pa­ris, en­ter­ra donc, si­mul­ta­né­ment, Na­po­léon Bo­na­parte et Georges Pom­pi­dou, en fer­mant les deux axes rou­tiers de la rive droite de la Seine. La dé­ci­sion de blo­quer ces deux voies est bru­tale, mais celle de les ou­vrir ne le fut pas moins. Na­po­léon avait or­don­né plus de des­truc­tions sur le tra­jet de sa rue que sur le champ de ba­taille de Ri­vo­li, abat­tant sans re­gret les écu­ries du roi, les échoppes et les ha­bi­ta­tions dans le quar­tier du Louvre ain­si que les arbres et les jar­dins de trois cou­vents. La voie Pom­pi­dou avait scel­lé tout à la fois la fin du port flu­vial sur le­quel la ville avait été bâ­tie, et celle du Pa­ris des poètes, en pri­vi­lé­giant l’au­to­mo­bile sous les ponts de la ville, à com­men­cer par le pont Mi­ra­beau, cher à Apol­li­naire.

De­puis que Pa­ris est de­ve­nu la ca­pi­tale du royaume des Francs, tous les ré­gimes ont for­mé de grands pro­jets pour adap­ter la ville aux be­soins de leur époque. Les rois son­gèrent d’abord à en faire une ci­ta­delle in­ex­pug­nable, en l’en­tou­rant de rem­parts et de for­ti­fi­ca­tions. Il y eut donc une en­ceinte ca­ro­lin­gienne, dont on re­trouve quelques ves­tiges dans l’ac­tuel quar­tier du Châ­te­let, et qui fut de peu d’uti­li­té à l’heure des guerres de clans qui mar­quèrent la fin de la dy­nas­tie. Plus am­bi­tieux, les rois ca­pé­tiens do­tèrent la ville de tours im­pre­nables, d’abord pour pro­té­ger leur propre do­maine, le Louvre, puis, avec Philippe Au­guste (1165-1223), l’en­semble de la ville, fut cein­tu­rée de mu­railles sur les deux rives de la Seine. Por­tant tou­jours la guerre bien au-de­là de Pa­ris,

Philippe Au­guste n’eut ja­mais à dé­fendre ses murs, qui tom­bèrent len­te­ment en dé­cré­pi­tude après son dé­cès. Les dé­fenses de Pa­ris face à l’en­ne­mi ex­té­rieur ne furent d’au­cune uti­li­té au dé­but de la guerre de Cent Ans, les dé­faites de Cré­cy et de Poi­tiers ayant pro­vo­qué à Pa­ris une guerre ci­vile, op­po­sant des sei­gneurs fran­çais et le pré­vôt Etienne Mar­cel à ce qui sub­sis­tait d’au­to­ri­té royale. Res­tau­rant cette au­to­ri­té, Charles V en­tra à Pa­ris en 1358 et fit bâ­tir une nou­velle en­ceinte for­ti­fiée ain­si que le don­jon de Vin­cennes, le plus haut ou­vrage du genre. Charles V avait tout pré­vu, ex­cep­té la fo­lie de son fils hé­ri­tier, Charles VI, et la fé­lo­nie de sa belle-fille, Isa­beau de Ba­vière. Le roi Hen­ri V d’An­gle­terre en­tra dans Pa­ris et s’ins­tal­la en 1420 au don­jon de Vin­cennes sans re­ce­voir la moindre goutte d’huile de poix, car il avait épou­sé la soeur d’un dau­phin ré­fu­gié à Bourges puis à Chi­non. L’An­glais fit conso­li­der les mu­railles, ce qui ne le sau­va pas de la diph­té­rie, mais fit de Pa­ris une ci­ta­delle as­sez in­ex­pug­nable pour que Jeanne d’Arc échouât de­vant la porte Saint-Ho­no­ré, où elle fut bles­sée en 1429. En tout état de cause, à la fin de la guerre de Cent Ans, comme au dé­but, le sort de Pa­ris ne dé­pen­dit pas de ses murs mais de la po­li­tique et de la si­tua­tion à l’in­té­rieur de la ville. Charles VII en­tra dans Pa­ris en 1435, en si­gnant la paix d’Ar­ras avec les Bour­gui­gnons qui, après avoir li­vré Jeanne d’Arc, lâ­chèrent fi­na­le­ment les An­glais. Une am­nis­tie pour les Pa­ri­siens qui avaient sou­te­nu les Bour­gui­gnons et les An­glais ou­vrit alors les portes de la ca­pi­tale au roi. La re­vanche ur­baine de Jeanne at­ten­dra 1854 et le per­ce­ment d’un axe por­tant son nom sur la rive gauche de la Seine.

Pa­ris se gagne ou se perd à l’in­té­rieur. Il en se­ra ain­si à maintes re­prises. Au long des guerres de re­li­gion, les bour­geois pa­ri­siens prennent le par­ti du duc de Guise. De Saint-Bar­thé­le­my en jour­née des bar­ri­cades, Ca­the­rine de Mé­di­cis et ses fils passent de la sur­en­chère à la fuite. C’est en ten­tant de re­prendre la ca­pi­tale dont

il a été chas­sé le 12 mai 1588 que le roi Hen­ri III est as­sas­si­né à Saint-Cloud, le 2 août 1589.

Pour re­prendre la ville, Hen­ri IV tire en vain ses bou­lets en di­rec­tion du fau­bourg Saint-An­toine. Leur sou­ve­nir est per­pé­tué par une rue du XIe ar­ron­dis­se­ment et une sta­tion de la ligne 9 du mé­tro. La conver­sion et le fa­meux « Pa­ris vaut bien une messe » se­ront plus ef­fi­caces. Le bon roi Hen­ri veut mo­der­ni­ser la ville et quit­ter le Louvre, han­té d’atroces sou­ve­nirs. Il construit un pa­lais élé­gant, for­mant une place car­rée… Le poi­gnard de Ra­vaillac met fin au rêve, le pou­voir ne s’ins­tal­le­ra pas place des Vosges. Le temps des mu­railles conti­nues est ré­vo­lu. Elles n’avaient ar­rê­té au­cun en­ne­mi ex­té­rieur.

Mu­raille fis­cale

Les Bour­bons re­prennent ce­pen­dant l’idée fixe des an­ciens ca­pé­tiens : fixer clai­re­ment les li­mites de Pa­ris. Louis XIII construit de nou­velles bar­rières. De nou­veau, la ligne for­ti­fiée se re­tourne contre la mo­nar­chie, elle per­met aux Fron­deurs de te­nir en res­pect les troupes de Louis XIV, qui si­tôt vic­to­rieux la dé­truit, rem­pla­çant les portes Saint-Denis et Saint-Mar­tin par des arcs de triomphe à sa gloire. De ces tra­vaux gran­dioses, l’histoire re­tien­dra une chan­son de Nor­bert Glanz­berg pour Yves Mon­tand, les Grands Bou­le­vards.

Ce­pen­dant, Pa­ris n’en avait pas fi­ni avec les grands ou­vrages de cein­ture. Sous Louis XVI, la Ferme Gé­né­rale ob­tint la construc­tion d’une ligne fron­ta­lière en­tou­rant la ville, avec 57 bar­rières équi­pées de postes d’oc­troi. Com­men­cée en 1784, la mu­raille fis­cale est bou­clée en 1789. Ain­si pou­vait-on contrô­ler stric­te­ment les den­rées en­trant ou sor­tant de Pa­ris. L’ef­fet im­mé­diat fut le dé­ve­lop­pe­ment du com­merce à l’ex­té­rieur de la ville. Un grand mar­ché de che­vaux se dé­ve­loppe ain­si à Mon­treuil, au croisement des che­mins de Ros­ny et de Vin­cennes, qui avec l’ac­cent des co­chers de l’époque de­vient donc la Croix-de-Cha­vaux.

L’en­ceinte des Fer­miers Gé­né­raux renforce évi­dem­ment le mé­con­ten­te­ment des Pa­ri­siens. Les mar­chands des fau­bourgs sont rui­nés par le contrôle de la Ferme et les prix s’en­volent à l’in­té­rieur de la ca­pi­tale. Aux états gé­né­raux de 1789, l’abo­li­tion des taxes et de l’oc­troi fi­gure en bonne place sur les Ca­hiers de do­léances des Pa­ri­siens. La Ferme Gé­né­rale est sup­pri­mée en 1791 et nombre de bâ­ti­ments d’oc­troi flam­bant neufs sont joyeu­se­ment dé­truits comme au­tant de sym­bole de l’An­cien Ré­gime. Quelques bâ­tisses sub­sistent, et, près des oc­trois de la bar­rière du Trône, de­ve­nue place du Trône ren­ver­sé, au­jourd’hui place de la Na­tion, s’élève l’une des trois guillo­tines de la Ter­reur.

Du 22 au 25 flo­réal An II le tri­bu­nal ré­vo­lu­tion­naire juge les Fer­miers gé­né­raux qui fi­nissent presque tous sous le « ra­soir na­tio­nal ». Il reste une ligne de bou­le­vards, et les deux lignes de mé­tro par­tiel­le­ment aé­rien, me­nant de Na­tion à Etoile, par Bar­bès-Ro­che­chouart au nord et Den­fert-Ro­che­reau au sud. L’oc­troi dis­pa­ru, les tra­vaux réa­li­sés pour sa construc­tion eurent un ef­fet in­verse de leur ob­jec­tif, en ou­vrant les en­trées de la ca­pi­tale en plu­sieurs points. En tout état de cause, les Prus­siens et les Russes en­trèrent par deux fois sans com­battre, en 1814 et 1815.

Cette double oc­cu­pa­tion de Pa­ris ne de­vait pas grand-chose à l’ab­sence d’ou­vrage de défense, et tout aux manoeuvres des ma­ré­chaux et po­li­ti­ciens ; Fou­ché et Tal­ley­rand en tête s’em­pres­sèrent d’ou­vrir les portes aux ar­mées étran­gères ve­nues res­tau­rer les Bour­bons.

Le sou­ve­nir des Co­saques abreu­vant leurs che­vaux dans les bas­sins des Tui­le­ries était en­core as­sez pe­sant, en 1840, sous la mo­nar­chie de Juillet, pour que l’on en­vi­sage, en pé­riode de paix, de do­ter Pa­ris de for­ti­fi­ca­tions. L’idée ve­nait d’un ci­vil, M. Thiers, alors mi­nistre de Louis-Philippe. Les mi­li­taires n’étaient guère en­thou­siastes, mais en dé­pit de l’hos­ti­li­té du très in­fluent ma­ré­chal Soult, on com­men­ça la construc­tion de deux lignes de forts, for­mant deux cercles concen­triques. Le cercle in­té­rieur fut com­plé­té sous Na­po­léon III par une zone per­met­tant de faire cam­per des troupes et de faire paître du bé­tail. Ces ma­gni­fiques ou­vrages mi­li­taires per­mirent aux Prus­siens d’in­fli­ger à Pa­ris le plus long et le plus ter­rible siège de son histoire, au cours de l’hi­ver 1870-1871. Les forts ex­té­rieurs don­nèrent bien du fil à re­tordre à l’en­va­his­seur mais, une fois ins­tal­lées sur les hau­teurs do­mi­nant la ca­pi­tale, les troupes de Bis­marck n’eurent au­cun mal à l’en­cer­cler. Le plan conçu pour pro­té­ger la ca­pi­tale ser­vit à en fer­mer toutes les is­sues. Les vivres épui­sés, les Pa­ri­siens ten­tèrent de sur­vivre en

LES COMMUNARDS TINRENT

LES VERSAILLAIS EN RES­PECT, TANT QU’ILS PURENT S’AP­PUYER SUR

LES FORTS CONSTRUITS PAR ADOLPHE THIERS TRENTE ANS PLUS TÔT.

man­geant du rat, du moi­neau et du pi­geon et jus­qu’aux ani­maux du Jar­din des Plantes, que l’on ne pou­vait plus nour­rir. Au bout du compte, ce­lui-là même qui avait fait construire les for­ti­fi­ca­tions, M. Thiers, ou­vrit Pa­ris aux Prus­siens qui, te­nant la ca­pi­tale pri­son­nière, pou­vaient tout exi­ger.

Une ville en­tiè­re­ment cein­tu­rée

A l’in­té­rieur de Pa­ris, la red­di­tion ne tar­da pas à pro­vo­quer une si­tua­tion pro­pre­ment ré­vo­lu­tion­naire. Or, la ville avait connu le plus grand bou­le­ver­se­ment de son histoire, me­né sous le se­cond Em­pire par le pré­fet Hauss­mann. La lé­gende as­so­cie le per­ce­ment de larges ave­nues à un qua­drillage mi­li­taire, per­met­tant de dé­pla­cer ra­pi­de­ment des troupes. Ce n’était pas l’ob­jec­tif prin­ci­pal, il s’agis­sait d’abord de fa­ci­li­ter l’es­sor de l’in­dus­trie et du com­merce, et donc d’ache­mi­ner les hommes et les mar­chan­dises de­puis les gares et les quais de Seine jus­qu’aux fa­briques et aux halles, le ventre de Pa­ris se­lon Zo­la, mais aus­si les halles aux cuirs, aux vins, aux tis­sus, et autres lieux de com­merce. Ce­pen­dant, Hauss­mann s’était ef­for­cé de ré­duire les quar­tiers dan­ge­reux, en com­men­çant la cou­ver­ture de la Bièvre, et en réa­li­sant celle de la Grange-Ba­te­lière, haut lieu des Mys­tères de Pa­ris d’Eu­gène Sue. Le tra­cé de larges ave­nues avait bien un ob­jec­tif de sû­re­té gé­né­rale, ob­ses­sion de l’em­pe­reur Na­po­léon III qui, en 1858, avait échap­pé de jus­tesse à un at­ten­tat, à l’angle du bou­le­vard des Ita­liens et de la rue Le­pe­le­tier. Hauss­mann avait veillé aux ac­cès du centre sym­bo­lique de toute in­sur­rec­tion pa­ri­sienne, la Bas­tille, en élar­gis­sant la place et les bou­le­vards. Mais c’est à Mont­martre que la co­lère des Pa­ri­siens écla­ta, le 18 mars 1871, lorsque le gou­ver­ne­ment en­voya des troupes sai­sir les ca­nons de la garde na­tio­nale. Les bou­le­vards et les ave­nues élar­gies pour faire pas­ser des troupes pro­pa­gèrent d’au­tant mieux la ré­volte que les sol­dats fra­ter­ni­saient avec le peuple et fu­sillaient leurs gé­né­raux. A peine les in­sur­gés étaient-ils maîtres de Mont­martre que des cor­tèges se ré­pan­daient dans tous Pa­ris. Dans les Choses vues, Vic­tor Hu­go dé­crit la ra­pi­di­té avec la­quelle le cor­tège gagne la Bas­tille, as­sez tôt pour le sa­luer, alors qu’il marche der­rière le cor­billard por­tant son fils au Père-La­chaise. Pa­ris avait connu bien des émeutes et des ré­vo­lu­tions. De­puis la Fronde, au­cune in­sur­rec­tion n’avait te­nu mi­li­tai­re­ment la ca­pi­tale pen­dant plu­sieurs mois ! Or, c’est dans le Pa­ris qua­drillé se­lon les plans du ba­ron Hauss­mann que la Com­mune ins­tal­la son au­to­ri­té, du 18 mars au 28 mai 1871. Iro­nie de l’histoire, les communards tinrent les versaillais en res­pect, tant qu’ils purent s’ap­puyer sur les forts dont Thiers avait or­don­né la construc­tion trente ans plus tôt !

La zone et les for­tifs furent bien­tôt les re­pères des mau­vais gar­çons, et virent fleu­rir les guin­guettes où les bour­geois ve­naient cher­cher le fris­son. L’Etat pos­sé­dant la plu­part des ter­rains, on y construi­sit des ca­sernes, des lo­ge­ments so­ciaux, des stades et des ly­cées… Avant d’uti­li­ser les der­nières em­prises pour cein­tu­rer Pa­ris d’une nou­velle mu­raille, au­to­mo­bile cette fois, le pé­ri­phé­rique. En re­vanche, on lais­sa pour­rir les voies fer­rées de la pe­tite cein­ture et du che­min de fer de la Bas­tille, avant de les trans­for­mer len­te­ment en cou­lée verte. Après un mil­lé­naire de construc­tions et de des­truc­tions, Pa­ris est une ville cein­tu­rée, dont la tra­ver­sée est un par­cours d’obs­tacles. Il n’est pas in­ter­dit de pen­ser que la fer­me­ture des axes trans­ver­saux soit à la pol­lu­tion at­mo­sphé­rique ce que les mu­railles et les for­ti­fi­ca­tions furent à la défense de la ville.

FI­NI, LE PAS­SAGE RA­PIDE D’OUEST EN EST DE PA­RIS

La voie sur berges, sur la rive droite de la Seine, ini­tiée par le pré­sident Georges Pom­pi­dou, en 1966, a été au­jourd’hui ren­due pié­tonne (à g.). Le parc ur­bain contro­ver­sé “Rives de Seine” “consti­tue un es­pace in­édit de pro­me­nade, de loisirs et de res­pi­ra­tion en bord de fleuve, au coeur de Pa­ris”, se­lon Anne Hi­dal­go.

CONÇUE POUR PAR­COU­RIR D’EST EN OUEST LA CA­PI­TALE, la rue de Ri­vo­li, dont le tra­cé fut or­don­né par Na­po­léon Bo­na­parte en 1801 afin de per­mettre aux fiacres et aux es­ca­drons de tra­ver­ser Pa­ris jus­qu’à la place de la Concorde, va être ré­duite (à d.). Il ne res­te­ra bien­tôt qu’une seule voie sur la large chaus­sée, qui se­ra ré­ser­vée aux bus et aux vé­los.

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