L’éLYSéE

Marianne Magazine - - Culture -

Au dé­but, c’est l’épreuve des chaus­sures qui m’a fait le plus souf­frir. Et aus­si de mettre une cra­vate, pour as­sis­ter à toutes nos réunions. Je me suis dé­brouillé pour ré­di­ger mes deux pre­mières notes, « à l’at­ten­tion de Mon­sieur le Pré­sident de la Ré­pu­blique, sous cou­vert de Mon­sieur le Se­cré­taire gé­né­ral ». Me faire une pe­tite place le plus vite pos­sible. […] L’Ely­sée res­semble à ces pen­sions de fa­mille que j’ai ai­mé fré­quen­ter, en­fant. Elles ont dis­pa­ru, lais­sant la place à ces hô­tels bon mar­ché et très laids qui bordent nos bou­le­vards pé­ri­phé­riques. Ces mo­dèles de construc­tion fra­gile donnent l’illu­sion aux tou­ristes les plus dé­mu­nis qu’ils sont chez eux. Pro­té­gés du voi­sin un peu bour­ru avec le­quel il faut par­ta­ger son pe­tit dé­jeu­ner.

Je suis em­bar­qué dans une pen­sion hors normes : deux étages sim­ple­ment me sé­parent du bureau de Jean-Pierre Jouyet, se­cré­taire gé­né­ral, le­quel jouxte ce­lui du pré­sident de la Ré­pu­blique.

Trou­blant huis clos. Nous sommes cla­que­mu­rés dans nos bu­reaux. Portes ca­pi­ton­nées. Ho­raires dras­tiques, dont il faut res­pec­ter scru­pu­leu­se­ment l’em­preinte des re­pas, la ca­dence des réunions, la fi­ni­tion de tel ou tel dos­sier vou­lu par le pré­sident. Nous sommes les pe­tits sol­dats de l’ins­ti­tu­tion de la Ré­pu­blique. Tout comme l’at­mo­sphère un peu vi­ciée d’une pen­sion de fa­mille pro­vin­ciale, cha­cun épouse son propre rythme, mais sait bien qu’il doit rendre des comptes à heures fixes. Une pen­sion de fa­mille, pro­té­gée par des cer­bères de haute li­gnée. […]

Je m’étais à peine ha­bi­tué au seul fait de par­ler le plus bas pos­sible dans les cou­loirs du Châ­teau. Phé­no­mène que l’on re­trouve avec éton­ne­ment lors­qu’on se pro­mène dans les ruelles de Mo­na­co. Tout comme à l’Ely­sée, il faut sa­voir se taire, ou s’ex­pri­mer avec si peu d’in­ten­si­té dans la voix que per­sonne alen­tour ne pour­ra s’of­fus­quer. La vio­lence, le sexe, le men­songe,

ont toute leur place dans ce genre de for­te­resse. Il faut sim­ple­ment avoir l’ha­bi­le­té de les mas­quer, au moins du­rant un man­dat. […]

Il y avait tout un tas de sou­rires, des femmes mi­li­taires, ri­gides et dé­si­rables, des huis­siers et des po­li­ciers très af­fû­tés par des jog­gings quo­ti­diens. Et puis, en creux, plan­qué dans le re­pli des ta­pis bleu roi qui en­ve­lop­paient l’es­ca­lier me condui­sant à mon bureau, cet oeil, ma­lin et pré­cis, in­vi­sible, qui veillait et rap­por­tait tout. C’est ain­si que je fus sur­pris d’en­tendre cer­tains chauf­feurs – de­ve­nus de joyeux ca­ma­rades – me ra­con­ter les co­lères ab­so­lu­ment gro­tesques de Ni­co­las Sar­ko­zy, ta­pant du pied dans les portes quand il était dans cet état. Et il y avait ce sa­lon éton­nant, où de très belles col­lec­tions de Georges Pom­pi­dou avaient été en­tre­po­sées. Hé­las, ses murs avaient été ma­cu­lés d’urine et de grif­fures pro­vo­quées par l’im­pa­tience des chiens de Ni­co­las Sar­ko­zy. […]

Le pa­lais est une im­mense ga­le­rie de re­gards. Une splen­dide sur­veillance col­lec­tive. Cha­cun d’entre nous s’épie en si­lence. Il s’agit sim­ple­ment de n’être ja­mais loin du pré­sident. Ce­lui-ci nous a ré­cem­ment confié qu’il com­men­çait à nouer des re­la­tions loin­taines avec ceux et celles qui oc­cupent les ap­par­te­ments si­tués juste en face du 55. Des fe­nêtres s’ouvrent et se re­ferment par­fois sur le pré­sident qui les sa­lue. C’est fe­nêtre sur cour. Les pro­prié­taires les plus âgés re­gardent pas­ser les pré­si­dents comme d’autres voient pas­ser les trains.

JEAN-PIERRE JOUYET

La porte s’ou­vrit brus­que­ment. Jean-Pierre Jouyet te­nait la poi­gnée dans ses mains. On au­rait dit qu’il pro­té­geait une pomme d’amour. Je fus sur­pris d’aper­ce­voir, dans l’un des trois fau­teuils dé­diés aux in­vi­tés, la dame de la Culture, Au­drey Azou­lay ; cette fois, nous étions tous les deux comme des com­plices dans un re­paire plein à cra­quer de mines im­per­son­nelles. Je n’en me­nais pas large. Elle, pas da­van­tage. Ré­sul­tat : son vi­sage, dé­ten­du et libre, avait aban­don­né la pose ou le sou­rire de com­mande. L’en­trée en ma­tière du se­cré­taire gé­né­ral nous a bous­cu­lés. Il était de­meu­ré de­bout, ivre de co­lère, comme un chas­seur in­ca­pable de souf­fler dans son cor, et qui ne sup­porte pas le re­tard pro­bable de la cé­ré­mo­nie. Ça souf­flait.

« Quel bor­del, cette mai­son, mais quel bor­del ! Heu­reu­se­ment que les Fran­çais ne le savent pas. »

[…] Jean-Pierre Jouyet s’était ca­lé dans le fau­teuil qui nous fai­sait face. Je re­trou­vai avec plai­sir la cou­leur et l’élé­gance de ses chaus­settes. Prunes ce ma­tin. Avec un peu d’ima­gi­na­tion, c’était le prince Vas­si­li, cher à Tol­stoï, qui nous fai­sait main­te­nant une bien cu­rieuse con­ver­sa­tion. « Bon, alors, Pi­cas­so.

– Quoi, Pi­cas­so ?

– Bon, Pi­cas­so, ça ne va pas. » Je me re­tins pour ne pas me cas­ser la fi­gure de ma chaise Em­pire. Me rac­cro­chai au sou­ve­nir d’un ma­ré­chal ; une mou­lure au pla­fond, que sais-je, le re­gard tour­né vers la lourde bi­blio­thèque an­glaise. Mes chaus­sures me fai­saient si mal. Une tor­ture à su­bir en si­lence. Ma col­lègue avait la bouche cou­sue, ce qui n’était pas sans m’aga­cer. Un comble. Je n’avais même pas re­çu une in­vi­ta­tion pour l’inau­gu­ra­tion de l’hô­tel Sa­lé ; des an­nées que nous at­ten­dions la ré­ou­ver­ture de ce lieu ma­gique en­tiè­re­ment dé­dié aux oeuvres de Pi­cas­so. Et voi­là qu’on me tom­bait sur le râble pour un dis­cours dont je ne connais­sais pas le dé­but d’une exis­tence. C’était à la fois sus­pect et in­juste. Je mon­tai le ton, comme un en­fant qui n’est pas dé­ci­dé à rendre les bon­bons qu’il n’a pas vo­lés.

« Oh ! Dou­ce­ment, là ! Je ne suis pas au cou­rant de votre Pi­cas­so, moi !

– Le dis­cours du pré­sident, Pierre-Louis… Pas bon. Et il le faut pour ce soir.

– Mais je l’ap­prends.

– Comment ça, tu l’ap­prends ? – Je l’ap­prends, je vous dis ! C’est dingue ! Je veux bien me faire en­gueu­ler pour un ma­chin que j’ai mal fait, mais pas pour une af­faire que je dé­couvre !

– Quel bor­del, non, mais quel bor­del ! »

EM­MA­NUEL MA­CRON

Ce jeune homme vous re­gar­dait dans les yeux, sa main était forte et son ton, jo­vial. Mais, très vite, il pre­nait congé de son in­ter­lo­cu­teur. In­car­na­tion d’une vi­tesse qui n’en fi­ni­rait plus de do­mi­ner le monde, il était ce­lui qui avait fait le choix d’ef­fa­cer toutes sortes de réa­li­té pe­sante. Ja­mais, dans l’his­toire des cam­pagnes pré­si­den­tielles de la Ve Ré­pu­blique, aus­si peu d’élé­ments pro­gram­ma­tiques avaient été don­nés à dé­battre. A sa ma­nière, mul­ti­pliant les cou­ver­tures de

ma­ga­zines people, il avait re­joint ce nou­veau monde – spec­tacle to­tal – qui s’éman­ci­pait du réel. Dans la grande vi­trine des per­son­nages de l’his­toire, on au­rait dit une fi­gu­rine lé­gère comme une plume. Une pré­sence presque vir­tuelle, en­fin dé­bar­ras­sée d’un pas­sé in­utile. Sa jeu­nesse et la sou­plesse de ses dis­cours se conten­taient de glo­ri­fier le pré­sent.

Le spec­tacle avait rem­por­té une vic­toire à plate cou­ture.

LA Cé­Ré­MO­NIE

Ce soir, la re­mise était col­lec­tive. Beau­coup de monde dans la salle des fêtes. Il faut comp­ter les amis, bien sûr, mais aus­si la fa­mille.

Sou­vent, les plus re­belles sont si bou­le­ver­sés qu’ils se­raient bien ca­pables de convo­quer la Terre en­tière. Un jour qu’il était dé­co­ré, le cé­lèbre ur­gen­tiste Pa­trick Pel­loux – il ne ces­sait de pleu­rer de­puis la tra­gé­die de Char­lie – avait dres­sé une liste de 200 in­vi­tés. Certes, on l’ai­mait bien à l’Ely­sée. Néan­moins, le pro­to­cole de la mai­son lui fit com­prendre qu’il fau­drait ré­duire la voi­lure. La ve­dette s’était éga­le­ment pro­po­sée de ve­nir avec son ac­cor­déon, afin de mettre un peu d’am­biance. « Et pour­quoi pas du sau­cis­son dis­tri­bué aux in­vi­tés », me glis­sa alors, per­fide, un membre du pro­to­cole.

Les fu­turs che­va­liers ou grand­croix de la Lé­gion d’hon­neur sa­vaient aus­si se te­nir à car­reau. Ain­si de la dan­seuse et cho­ré­graphe Ca­ro­lyn Carl­son, du rec­teur de la Grande Mos­quée de Pa­ris, pré­sident du Conseil fran­çais du culte mu­sul­man, M. Da­lil Bou­ba­keur, Do­mi­nique Blanc, la co­mé­dienne, et Claude Du­rand, l’écri­vain et cé­lèbre édi­teur. Claude Du­rand est mort quelques mois après cette belle cé­ré­mo­nie. Preuve vi­vante, si l’on peut dire, qu’il était sa­lu­taire de re­la­ti­vi­ser ces grandes soi­rées de ho­chets, vou­lues par Na­po­léon. Quels que soient leur par­cours, leur ti­mi­di­té, leur li­ber­té, ces quatre per­son­na­li­tés étaient main­te­nant au garde-à-vous. […]

C’était une sa­crée rente psy­cho­lo­gique pour Fran­çois Hol­lande, qui en­chaî­nait ain­si, plu­sieurs fois par mois, ce som­met de la pompe ré­pu­bli­caine. En­ter­re­ment de pre­mière classe pour les dé­trac­teurs. Re­nais­sance et consé­cra­tion pour les autres. La nou­velle co­que­luche de l’éco­no­mie de gauche, Tho­mas Pi­ket­ty – éle­vé au rang de che­va­lier –, avait dé­cli­né la ré­com­pense. Long­temps, Jean-Pierre Jouyet ma­ni­fes­ta sa co­lère à l’égard de ce re­fus. « On ne re­fuse pas l’hon­neur de la Ré­pu­blique », mar­te­lait le se­cré­taire gé­né­ral, le ven­dre­di ma­tin. Une cer­ti­tude : le pré­sident de la Ré­pu­blique ai­mait ce genre d’exer­cice.

éCRIRE LES DIS­COURS

Le pré­sident de la Ré­pu­blique était ra­re­ment sa­tis­fait d’une co­pie. C’était l’exer­cice le plus dou­lou­reux de la pen­sion. Le pré­sident n’a ja­mais sup­por­té le gras. La na­ture qui l’a do­té de ron­deurs ja­mais ava­chies se re­trou­vait dans ses dis­cours. Il dé­tes­tait les phrases longues. Re­je­tait les tour­nures qu’il ju­geait alam­bi­quées. Il rayait à n’en plus fi­nir. Cor­ri­geait dans les marges. In­ver­sait les ad­jec­tifs. Li­qui­dait sur place des pas­sages qu’il ju­geait im­pos­sible de mettre dans sa propre voix. La lyre de­vait l’an­gois­ser. Je n’étais que ça. On pou­vait tout à fait le re­gret­ter. Lui en vou­loir aus­si. Dès mon pre­mier tra­vail, je me suis mis à pleu­rer, en ne sou­hai­tant qu’un seul ave­nir : me glis­ser dans mon py­ja­ma et ne plus ja­mais re­mettre les pieds dans cet en­fer.

MARCHE DU 11 JAN­VIER 2015

Qu’on le veuille ou non, Fran­çois Hol­lande était par­ve­nu, en qua­rante-huit heures à peine, à mo­bi­li­ser le monde en­tier, au nom d’un cha­grin qui s’im­po­sait à tous. C’était un au­to­car digne d’une co­lo­nie de va­cances. Un dé­part pour la mon­tagne ou la mer. Le pré­sident at­tri­buait les places. Sur le coup, Ben­ja­min Ne­ta­nya­hou a vou­lu se mettre juste à cô­té de Ni­co­las Sar­ko­zy, près de l’al­lée, au cas peut-être où il y au­rait du gra­buge. Je l’avais trou­vé comme « es­souf­flé », avant même de le voir mon­ter dans le bus. « Pas ques­tion, lui a lan­cé le pré­sident de la Ré­pu­blique. Car­la Bru­ni à cô­té de son ma­ri. Vous, à cô­té de moi. » La suite avait l’al­lure d’un dia­logue fa­bri­qué pour Louis de Fu­nès.

Le Pre­mier mi­nistre is­raé­lien : « Mais dites-moi, pré­sident…, ce car est blin­dé, n’est-ce pas ?

– Ab­so­lu­ment, mon­sieur le Pre­mier Mi­nistre. (Au­cun blin­dage, d’au­cune sorte, me confir­me­ra le pré­sident. Un simple au­to­car, comme un bus Ma­cron, des­ti­né à voya­ger dans le plus grand des conforts.)

– Bien… Et alors, où al­lons-nous ? – Nous al­lons mar­cher dans Pa­ris, mon­sieur le Pre­mier Mi­nistre, len­te­ment…

– En­semble ?

– Exac­te­ment.

– Mais… dans la rue… ? Avec de vraies gens tout au­tour ? Et aux bal­cons ?

– C’est bien ce­la. Et du cô­té de la place de la Ré­pu­blique, vous sa­vez, il y a beau­coup de vraies gens. Y com­pris aux bal­cons… »

C’était un cu­rieux mé­lange de ren­dez-vous pla­né­taire au­tour d’une tra­gé­die, et aus­si de lé­gère fête à se voir trans­por­ter tous en­semble. Ils mon­taient les uns après les autres. C’était à la bonne fran­quette. Ceux qui ve­naient de l’Est, on les re­con­nais­sait fa­ci­le­ment, car ils don­naient tou­jours l’im­pres­sion d’avoir quit­té leur poste de vi­deur de boîte de nuit quelques mois seule­ment avant d’être nom­més. J’ai re­con­nu l’Ukrai­nien Po­ro­chen­ko avec sa mâ­choire car­rée, ce re­gard qui vous di­sait tou­jours que vous au­riez du mal à en­trer. Rien à faire, on au­rait dit que Mat­teo Ren­zi, pour­sui­vait un voyage ro­man­tique, dans l’Ita­lie de Vis­con­ti. « Dov’è il bus ? Dov’è ? »

Ren­zi a le­vé la tête et a fi­ni par trou­ver l’au­to­car. Il n’en croyait pas ses yeux.

FRAN­ÇOIS HOL­LANDE

Un court ins­tant, pen­dant ces trois an­nées pas­sées à l’Ely­sée, il m’a sem­blé aper­ce­voir, contre vents et ma­rées, comme l’amorce d’une fê­lure. Nous nous re­trou­vions pour la pre­mière fois dans son bureau de­puis mon ar­ri­vée. Seuls. Il y avait eu les nom­breux dé­parts de mi­nistres, et puis ce livre ter­rible, qui fai­sait un car­ton en li­brai­rie. Nos échanges ont tou­jours eu ce luxe de se construire sur la confiance et, au fond, sur ce dé­ta­che­ment qui me conso­lait de ne pas réus­sir plei­ne­ment ma mis­sion du cô­té des dis­cours. Chose étrange, nous avons tou­jours abor­dé cet as­pect des choses de suf­fi­sam­ment loin pour que je n’en sois pas fâ­ché. Ce de­vait être avant la grande confé­rence de presse de ren­trée. J’ai je­té quelques idées pour la suite. Pro­po­sé quelques noms pour un pre­mier dé­jeu­ner de­vant réu­nir sport et lit­té­ra­ture. Il y avait tant de choses à par­ta­ger avec les conseillers. Et nous avons ri, de bon coeur, en sou­li­gnant que, dans ma par­tie – le jour­na­lisme –, au­cune chasse aux sor­cières n’avait été or­ga­ni­sée. Une de­mi-heure avait pas­sé. Et comme il me rac­com­pa­gnait en di­rec­tion du sa­lon Vert, qui jouxte son bureau, je me suis ar­rê­té, trois ou quatre se­condes, de­vant lui. Alors j’ai bien no­té les ra­vages d’une dé­tresse qui me­na­çait de s’ef­fon­drer, comme s’ef­fondre sur la grève l’écume d’une tem­pête qui n’en peut plus. « C’est un en­fer », avait-il confié à

Syl­vie Hu­bac, au cours de l’une de ces longues soi­rées d’au­tomne.

LE SE­CRÉ­TAIRE GÉ­NÉ­RAL

DE L’ÉLYSÉE Jean-Pierre Jouyet – ici, le 8 mars 2016, pen­dant l’in­ves­ti­ture des nou­veaux membres du Conseil consti­tu­tion­nel –, était, se­lon Pierre-Louis Basse, “le pre­mier pa­ra­ton­nerre des co­lères du pré­sident”.

“LE PRÉ­SIDENT AT­TRI­BUAIT LES PLACES [lors de la marche ré­pu­bli­caine du 11 jan­vier

2015]. Be­nya­min Ne­ta­nya­hou a vou­lu se mettre à cô­té de Ni­co­las Sar­ko­zy. […] ‘Pas ques­tion, lui a lan­cé Fran­çois Hol­lande. Car­la Bru­ni à cô­té de son ma­ri. Vous, à cô­té de moi’. La suite avait l’al­lure d’un dia­logue fa­bri­qué pour

Louis de Fu­nès.”

“J’AI

BIEN NO­TÉ les ra­vages d’une dé­tresse qui me­na­çait de s’ef­fon­drer.”

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.