Voyage

Il n’y a pas que la pe­tite Sø­ren

Marie Claire Enfants - - Sommaire - › Par Violaine Belle- Croix. Pho­to­gra­phies Be­noît Mu­se­reau. * pré­nom de Kier­ke­gaard, cé­lèbre phi­lo­sophe da­nois.

Notre re­por­ter, Jo­sé­phine, est par­tie ve­ri­fier si Co­pen­hague mé­ri­tait son titre de “ville des en­fants ”. Vi­si­ble­ment, oui! No­tez ses adresses.

Co­pen­hague peut se tar­guer d’être LA ville des en­fants : mille et une choses sont pen­sées pour les en­fants et la fa­mille. Tout est fa­cile, à Co­pen­hague. La ville n’est pas très éten­due, ce qui vous per­met de tout faire à vé­lo ou en tran­sports en com­mun. La carte Co­pen­ha­gen ( CPH card) vous per­met de vous dé­pla­cer pen­dant 24, 48 ou 72 heures de fa­çon illi­mi­tée et vous donne droit à l’en­trée gra­tuite pour beau­coup de mu­sées et d'at­trac­tions. Le parc Ti­vo­li, au centre de la ville, per­met un stop-fête fo­raine à tout mo­ment de la jour­née. Les pistes cy­clables sont hy­per­sé­cu­ri­sées... Bref, c’est LA ville pour se ba­la­der en fa­mille. Voi­ci un flo­ri­lège de ce que vous pour­rez faire à Co­pen­hague.

LE LONG DES QUAIS

La ca­pi­tale du Da­ne­mark est plei­ne­ment tour­née vers la mer. En da­nois, Co­pen­hague se dit Køb­mand­shavn, ce qui si­gni­fie “le port des com­mer­çants ”. Cette ap­pel­la­tion rap­pelle sa po­si­tion stra­té­gique à l’en­trée de la mer Bal­tique. Le long des quais, des pistes cy­clables com­plè­te­ment sé­cu­ri­sées (ce sont des trot- toirs dé­diés que vous ne partagez pas avec les se­mi-re­morques ou les bus de pas­sage) per­mettent aux ci­ta­dins et aux tou­ristes de pro­fi­ter des berges. Salles de concert, pe­tits ca­fés et grands res­tau­rants al­ternent avec des aires de jeu, des plon­geoirs et des pis­cines sé­cu­ri­sées que les ha­bi­tants oc­cupent dès l'ap­pa­ri­tion des pre­miers rayons de so­leil. Évi­dem­ment, les Da­nois s’y en­tendent en de­si­gn, donc leurs amé­na­ge­ments pu­blics ri­va­lisent d’in­ven­ti­vi­té et de créa­ti­vi­té. Les quais sont truf­fés de sur­prises si bien que lorsque vous re­mon­tez vers le nord de la ville par les quais pour al­ler ad­mi­rer la Pe­tite Si­rène, vous ne pou­vez faire au­tre­ment que de vous ar­rê­ter mille fois pour pro­fi­ter d’un ca­fé, d’un tram­po­line, d’un plon­geoir. En ar­ri­vant, cette pe­tite femme-pois­son mon­dia­le­ment connue vous semble fi­na­le­ment bien dé­nuée d’in­té­rêt.

CHRISTIANIA

Christiania, un quar­tier au­to­pro­cla­mé “ville libre de Christiania ”, fonc­tionne comme une com­mu­nau­té au­to­gé­rée, fon­dée en sep­tembre 1971 sur le ter­rain de la ca­serne de Båd­smand­ss­træde par un groupe de squat­ters, de chô­meurs et de hip­pies. Ce quar­tier est une rare expérience his­to­rique li­ber­taire tou­jours en ac­ti­vi­té en Eu­rope du Nord. En 2003, Christiania comp­tait près de 1 000 ha­bi­tants sur 34 hec­tares et pos­sé­dait sa propre mon­naie ain­si qu’un vaste es­pace agri­cole. Contro­ver­sé, Christiania n’en est pas moins une uto­pie per­sis­tant de­puis les an­nées 70 qui tente de trou­ver un nou­veau souffle pour sur­vivre. Il est in­té­res­sant de s’im­pré­gner de l’am­biance de ce quar­tier his­to­rique.

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