POS­TER Jean Ron­deau

A 24 ans, ce jeune vir­tuose (ré­vé­la­tion aux der­nières Vic­toires de la mu­sique clas­sique) ré­ac­tua­lise le cla­ve­cin. Et rend hom­mage dans son al­bum* à son maître : Bach. A suivre cet été sur la route des fes­ti­vals.

Marie Claire - - Sommaire - PAR PAS­CALE TOUR­NIER. PHOTO SA­MUEL KIRS­ZEN­BAUM.

(*) « Bach, ima­gine », Era­to. En concert le 14 juillet au Fes­ti­val de Saintes, le 29 aux Pro­me­nades mu­si­cales du pays d’Auge, et le 25 août au Fes­ti­val de La Chaise-Dieu.

LOOK Dé­con­trac­té En concert, il porte sou­vent une simple che­mise pa­rée d’un gi­let, mais ja­mais de smo­king. « Je veux être à l’aise et gar­der une proxi­mi­té avec les gens. » Pour Les Vic­toires de la mu­sique clas­sique 2015, où il a ga­gné le prix Ré­vé­la­tion so­liste ins­tru­men­tal, il a en­fi­lé une che­mise en jean. « Je me suis mis à la hau­teur des té­lé­spec­ta­teurs. »

OREILLES Grandes ou­vertes. Bach, « le pa­tron », Cou­pe­rin et Ra­meau sont ses com­po­si­teurs de pré­di­lec­tion. Il écoute aus­si des jazz­men comme Brad Mehl­dau et Keith Jar­rett. Et il a pi­qué à John Len­non le titre de son al­bum « Ima­gine », où il in­ter­prète des pièces de Bach. « Il n’y a au­cun lien mu­si­cal, mais ce clin d’oeil me plaît.»

DOIGTS Agiles A 6 ans, il ap­prend le cla­ve­cin après avoir en­ten­du un mor­ceau à la ra­dio. « Je suis tom­bé amou­reux du son, sans connaître l’ins­tru­ment. » A 12 ans, il se met aus­si au pia­no. Face à cet ins­tru­ment, il im­pro­vise tou­jours un air. « C’est mon pre­mier ré­flexe. » C’est éga­le­ment au pia­no qu’il ac­com­pagne son quar­tet de jazz Note For­get.

RA­CINES Clas­siques Il est né à Bou­logne-Billan­court, en 1991, d’une mère co­mé­dienne-psy et d’un père em­ployé. Il n’a rien à voir avec son ho­mo­nyme, un an­cien pi­lote de voi­tures, mais, de pas­sage en Sarthe, il a ad­mi­ré la voi­ture Ron­deau vic­to­rieuse des 24 H du Mans en 1980. CHE­VEUX Ebou­rif­fés. De­puis son pre­mier prix au Concours in­ter­na­tio­nal de cla­ve­cin de Bruges 2012, au fes­ti­val Mu­si­ca An­ti­qua, il ne coiffe plus sa mèche re­belle : « Avant, je fai­sais un ef­fort. Main­te­nant, j’ai la flemme, et sur­tout pas le temps. »

ES­PRIT Concen­tré. Dans le train ou en mar­chant, il tra­vaille dans sa tête ses mor­ceaux. Ce qui le plonge dans un état un peu se­cond. « Il ne s’agit pas de réussir tech­ni­que­ment, mais de trou­ver le son juste. » De nom­breuses mé­lo­dies hantent aus­si son es­prit, au point de l’em­pê­cher par­fois de dor­mir.

CORPS Dé­ten­du. Même s’il « adore l’al­cool et fumer », il fait at­ten­tion à son hy­giène de vie et pra­tique de nom­breux exer­cices de res­pi­ra­tion. Une dis­ci­pline utile en cas de mau­vais cla­vier, mis à sa dis­po­si­tion par les salles de concert. « Il faut alors al­ler au-de­là de l’ins­tru­ment. Le ré­sul­tat peut être plus sa­tis­fai­sant que pré­vu. »

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