E n croi­sière sur la vague ar­chi­tec­tu­rale

CHA­NEL, LOUIS VUIT­TON ET DIOR ONT DÉ­LO­CA­LI­SÉ LEURS DÉ­FI­LÉS CROI­SIÈRE DANS DES LIEUX SPEC­TA­CU­LAIRES. RETOUR SUR CES MA­RIAGES ENTRE MODE ET AR­CHI­TEC­TURE.

Marie Claire - - Sommaire - Par Louis Bompard

Elle n’est pas que ten­dances et looks. La mode est une ba­taille, une course en avant sans re­lâche, où il est im­pos­sible de lais­ser ses ad­ver­saires prendre la moindre lon­gueur d’avance. Si les marques de luxe doivent af­fir­mer leur pou­voir sur le ter­rain du tou­jours plus grand­plus beau-plus spec­ta­cu­laire, com­ment réussir à se dif­fé­ren­cier et mar­quer les es­prits de leur sceau do­ré ? Puisque les flag­ships semblent dé­sor­mais ins­tal­lés par­tout où il y a âme de femme, les dé­fi­lés, qui de­meurent chasse gar­dée de ces fastes mai­sons, de­viennent donc le ter­ri­toire par­fait pour af­fi­cher leur puis­sance. Et le choix du lieu de ré­cep­tion est as­su­ré­ment le mes­sage le plus fort en­voyé. Ceux or­ga­ni­sés pen­dant les fa­shion weeks pour pré­sen­ter les col­lec­tions prin­ci­pales voyant le champ des pos­sibles se ré­duire puis­qu’ils res­tent bor­nés à leur ville d’at­tache, les di­ri­geants des grands de la mode ont de­puis peu dé­ci­dé de boos­ter la com­mu­ni­ca­tion sur leurs col­lec­tions croi­sière, au­tre­fois af­fu­blées d’une ré­pu­ta­tion « com­mer­ciale » – lo­gique lorsque l’on sait qu’elles re­pré­sentent entre 60 et 80 % des ventes puis­qu’elles res­tent plus long­temps en ma­ga­sin, de no­vembre à juin – et d’or­ga­ni­ser pour leur pré­sen­ta­tion des dé­fi­lés avec une plus grande li­ber­té quant au lieu du show. Ain­si, au dé­but du mois de mai, trois des plus em­blé­ma­tiques mai­sons fran­çaises ont ré­vé­lé leur col­lec­tion à une se­maine mais des mil­liers de ki­lo­mètres d’in­ter­valle. En plus de pre­mier rangs tou­jours brillants, ces trois dé­fi­lés avaient un point com­mun : ils se te­naient dans d’illustres bâ­ti­ments à l’ar­chi­tec­ture em­blé­ma­tique et sym­bo­lique. Comme pour confor­ter l’im­pres­sion que la mode a de plus en plus be­soin de se nour­rir des autres arts ma­jeurs. Mais quelle place ces lieux uniques te­naient dans ces dé­fi­lés ? Sont-ils de vraies sources d’inspiration ou bien une ha­bi­li­té mar­ke­ting que seules ces marques peuvent s’of­frir ? En­quête pen­dant cette mi­ni fa­shion week qui nous a fait tra­ver­ser le globe.

C’est à 18h15, pour sa lu­mière par­ti­cu­lière, qu’a eu lieu le dé­fi­lé : des sil­houettes fluides et ar­chi­tec­tu­rées.

La col­lec­tion Louis Vuit­ton

dans la spec­ta­cu­laire

mai­son ca­li­for­nienne de l’ac­teur Bob

Hope.

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