le ques­tion­naire Va­nes­sa Se­ward

La créa­trice an­gloar­gen­tine ins­tal­lée à Pa­ris na­vigue entre ces trois cultures avec des ré­ponses sub­tiles et sans fard.

Marie Claire - - Sommaire - Pro­pos re­cueillis par Fa­brice Gai­gnault

Ai­mez-vous votre vi­sage ?

J’ai ap­pris à l’ai­mer. Il n’est pas par­fait, mais en vieillis­sant je m’ac­cepte telle que je suis.

Etes-vous fille ou femme ?

Femme, après avoir long­temps été femme-en­fant.

Dor­mez-vous la nuit ?

Très mal. De­puis tou­jours. Je dors peu et co­gite. C’est mon ta­lon d’Achille.

Votre mère était-elle do­mi­nante ou sou­mise ? Do­mi­nante avec moi. Avec mon père, je n’ai pas de sou­ve­nirs. Ils se sont sé­pa­rés lorsque j’avais 13 ans.

Com­bien de drogues vous faut-il pour vivre ? Au­cune en par­ti­cu­lier.

Le plus beau re­gard que l’on ait po­sé sur vous ? Ce­lui de mon époux (Ber­trand Bur­ga­lat, ndlr).

Ci­tez trois amants et amantes rê­vés au cours de votre vie.

Terence Stamp, Bryan Fer­ry et Da­vid Bo­wie. Big crush tous les trois !

Votre der­nière re­cherche Google ? La chan­teuse Flo Mor­ris­sey.

Le meilleur conseil que l’on vous ait don­né ? C’est une phrase de Saint Laurent : « Il ne faut pas se mé­fier de sa sen­si­bi­li­té. C’est ce que l’on pos­sède de plus riche, de plus beau, de plus ef­fi­cace pour la com­pré­hen­sion des êtres et des choses. »

La der­nière chose que vous ayez bue et man­gée ? Un Co­ca ze­ro et un gas­pa­cho.

Le goût dont vous avez honte ? Les chips. C’est mon cô­té an­glais.

Etes-vous vio­lente ?

Je me re­tiens beau­coup, mais je peux l’être. Ça peut mon­ter as­sez vite. C’est mon cô­té ar­gen­tin.

Fuir, s’adap­ter ou com­battre ?

S’adap­ter, mais lors­qu’il faut se battre je me bats. Je suis cou­ra­geuse. Votre plus grand plai­sir simple ?

Re­gar­der toute seule de vieux films hol­ly­woo­diens.

Qu’est-ce que vous ne sup­por­tez pas que l’on dise de vous ?

Que je suis lisse. L’édu­ca­tion tra­di­tion­nelle et la ti­mi­di­té peuvent don­ner cette im­pres­sion, mais c’est faux.

Pou­vez-vous sor­tir sans ma­quillage dans la rue ? Plus fa­ci­le­ment au­jourd’hui que lorsque j’étais jeune. Avec l’âge, on n’a plus en­vie d’être une image.

Ai­mez-vous votre pré­nom ?

Ça va. Je de­vais m’ap­pe­ler Isa­do­ra, mais en Ar­gen­tine, à l’époque, c’était un pré­nom non re­con­nu.

La pre­mière fois où vous vous êtes sen­tie libre ? Lorsque j’ai tou­ché mon pre­mier sa­laire, chez Cha­nel. Quelle im­pres­sion de li­ber­té to­tale !

La place du sexe dans votre vie ?

Im­por­tante. Le sexe est aus­si une ins­pi­ra­tion dans ma fa­çon d’en­vi­sa­ger la mode. Je ne peux sé­pa­rer le sexe de la sé­duc­tion.

Si vous étiez une fée et que vous pou­viez of­frir trois dons à votre en­fant, les­quels se­rait-ce ? La dé­ter­mi­na­tion, le charme et la joie de vivre. Al­bum Show Mu­sic, Tri­ca­tel (vi­nyle en vente dans les bou­tiques Va­nes­sa Se­ward).

Pou­vez-vous prendre une pho­to de vous ?

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