Ti­pha­nie et Alexandre

Marie Claire - - Société -

Ages : 33 ans et 34 ans

Pro­fes­sions : fon­da­trice de L’Ate­lier des Mums (un pro­gramme d’ac­com­pa­gne­ment de la femme en­ceinte et de la jeune mère) et ban­quier.

En­fant : The­lio, 2 ans 1/2.

Ti­pha­nie : On ne s’est pas dis­pu­té en dé­cou­vrant nos to-do lists res­pec­tives. J’ai trou­vé celle d’Alexandre plu­tôt courte. Il n’a pas conscience de son propre rôle parce qu’il fait vite les tâches et passe ra­pi­de­ment à autre chose. Il passe l’as­pi­ra­teur, s’il le faut, sans que j’aie be­soin de lui de­man­der. Dif­fi­cile de ne pas pen­ser tout le temps à l’in­ten­dance quand, comme moi qui suis en­tre­pre­neuse, on tra­vaille à la mai­son, (je vais cher­cher notre fils chez la nou­nou à 18 h 30. Dans un bu­reau, on ne lance pas de ma­chine à la pause, on ne ra­masse pas une chaus­sette qui traîne. (Elle rit.) En même temps, ce qui est fait à la mai­son en se­maine, c’est tou­jours du temps de ga­gné pour le week-end.

Alexandre : Je n’ai pas été sur­pris de dé­cou­vrir que Ti­pha­nie en fait beau­coup plus que moi, même si elle m’as­sure que les tâches sont plu­tôt bien par­ta­gées. J’ai été édu­qué à prendre ma part par une mère au foyer et un père chef d’en­tre­prise qui ré­équi­li­braient les tâches le week-end, même si cha­cun avait ses do­maines de pré­di­lec­tion, comme l’en­tre­tien du jar­din pour mon père. Ti­pha­nie gère plu­tôt le quo­ti­dien, et moi les « grands pro­jets » comme les va­cances (com­pa­rai­son de ta­rifs, ré­ser­va­tions), qui prennent aus­si du temps, mais ne me pèsent pas : j’aime bien m’en oc­cu­per. Pour moi, l’im­por­tant est que cha­cun ait conscience de ce que re­pré­sente la charge men­tale de l’autre. Je me rap­pelle d’un dé­tail cho­quant : quand nous avons eu notre fils, des co­pains avaient dit à Ti­pha­nie qu’elle n’avait rien à faire, puis­qu’elle était à la mai­son en congé de ma­ter­ni­té. Même à la ma­ter­ni­té, elle a tra­vaillé pour dé­ve­lop­per son site. Quant à moi, quand je m’oc­cu­pais de notre bé­bé, je me di­sais que, fi­na­le­ment, j’étais aus­si bien au bu­reau étant don­né l’am­pleur de la tâche. C’est sur­tout au ni­veau éla­bo­ra­tion et pré­pa­ra­tion des re­pas que je me sens le moins doué pour par­ta­ger.

Ti­pha­nie, Alexandre et leur fils, The­lio, 2 ans 1/2.

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