La per­for­mance des nou­velles crèmes

Plus na­tu­relles, plus dé­toxi­fiantes, plus pro­tec­trices, plus lis­santes, plus onc­tueuses, les der­nières for­mules pour le vi­sage dé­cuplent d’in­gé­nio­si­té et font des prouesses pour nous of­frir une peau plus saine et plus écla­tante. Dé­cryp­tage.

Marie Claire - - Beauté - Par Ariane Gol­det

Pour les cher­cheurs, l’équa­tion est de plus en plus com­pli­quée. Les femmes veulent plus de ré­sul­tats, plus ra­pides mais avec des for­mules plus na­tu­relles et plus res­pec­tueuses de la pla­nète, sans faire de conces­sion sur la vo­lup­té des tex­tures ni l’élé­gance des fra­grances. Les la­bo­ra­toires sont confron­tés à une lé­gis­la­tion de plus en plus stricte, sur­tout en Eu­rope, avec une liste d’in­gré­dients, no­tam­ment les conser­va­teurs et les émul­sion­nants, qui se ré­duit ré­gu­liè­re­ment. S’ajoutent à ce­la de nou­velles contraintes en­vi­ron­ne­men­tales et de bio­di­ver­si­té. Ce dé­fi est au­jourd’hui re­le­vé par de nom­breux la­bo­ra­toires cos­mé­tiques avec de nou­velles crèmes plus vertes et plus ef­fi­caces. →

Des for­mules ico­niques ré­no­vées

Pas ques­tion d’aban­don­ner une for­mule qui a fait ses preuves tant sur le plan de l’ef­fi­ca­ci­té que sur ce­lui de l’in­no­cui­té. En re­vanche, amé­lio­rer per­for­mance, sé­cu­ri­té, na­tu­ra­li­té et sim­pli­ci­té sont à l’ordre du jour.

Plus d’hydratation

L’eau d’Avène, re­con­nue pour ses pro­prié­tés an­tiin­flam­ma­toires et apai­santes, re­voit sa co­pie dans le do­maine de l’hydratation avec une nou­velle for­mule simple, par­fai­te­ment sé­cure. Elle doit son nou­veau pro­ces­sus d’hydratation à un trio li­pi­dique qui ré­duit les ten­sions entre les cel­lules déshy­dra­tées. Ten­sions qui dé­sta­bi­lisent le film hy­dro­li­pi­dique pro­tec­teur à l’ori­gine de l’éva­po­ra­tion de l’eau, des ti­raille­ments qui ex­pliquent cette sen­sa­tion de peau comme ré­tré­cie. La per­for­mance vient d’une tex­ture en la­melles, qui en­robe le trio d’une part et la pré­cieuse eau d’Avène de l’autre, et qui les dé­verse peu à peu dans la peau, comme une per­fu­sion tout au long de la jour­née. Cette tex­ture aqua-film file dans l’épi­derme et le sou­lage im­mé­dia­te­ment en ré­dui­sant les ten­sions cel­lu­laires. La peau se lisse, s’en­lu­mine, se ré­hy­drate. Une per­for­mance sal­va­trice. Sé­rum Ré­hy­dra­tant (1) et Crème Hy­dra­tante Hy­drance In­tense d’Avène, 14,80 € et 22 €.

Plus de dou­ceur

Un vi­sage qui tire, gratte, rou­git et dé­mange peut se ma­ni­fes­ter à tout mo­ment. Au­cune peau n’est à l’abri de la chro­no-sen­si­bi­li­té, ce phé­no­mène désa­gréable, qui en plus ac­cé­lère le pro­ces­sus du vieillis­se­ment. La pa­rade des la­bo­ra­toires de re­cherche Lan­côme : la for­mule uni­ver­selle du cé­lèbre sé­rum belle peau Gé­ni­fique, au­quel on ajoute une am­poule de puis­sants an­ti­oxy­dants purs à 99 %, acide fé­ru­lique et vi­ta­mine E, un pro­cé­dé qui per­met de pro­té­ger l’ef­fi­ca­ci­té de cet acide. Pour amé­lio­rer la fonc­tion apai­sante de la for­mule, un troi­sième pro­bio­tique a été ajou­té. Ce nou­veau Gé­ni­fique cal­mant s’uti­lise le soir pen­dant un mois en com­plé­ment ou pas du Sé­rum de Jour Gé­ni­fique clas­sique. Non seule­ment la peau re­trouve un seuil de sen­si­bi­li­té nor­mal mais elle voit son épi­derme se ren­for­cer, sa ré­sis­tance aux agres­sions ex­ternes aug­men­ter, ses rides moins se creu­ser et sur­tout sa tex­ture de peau se ve­lou­ter. Ad­van­ced Gé­ni­fique Sen­si­tive de Lan­côme, 83 € (2).

Plus de fer­me­té

« Le col­la­gène, qui re­pré­sente 83 % des cons­ti­tuants du derme, est la clé de la fer­me­té », ex­plique Anne Clé­ment, di­rec­trice scien­ti­fique Dr. Pierre Ri­caud. Cette cher­cheuse maî­trise le su­jet puis­qu’elle a dé­jà tra­vaillé sur les neuf types de col­la­gènes pour concoc­ter un com­plexe qui les sti­mule à tous les ni­veaux der­miques dans la ligne Col­la­gènes Lift de la mai­son. Au­jourd’hui, avec la dé­cou­verte de la pé­ri­os­tine, une pro­téine qui conso­lide les fibres de col­la­gène entre elles, elle com­plète sa stra­té­gie. Elle ra­joute une pro­téine de so­ja pour sti­mu­ler la pé­ri­os­tine, qui di­mi­nue au fil des ans. Cette pro­téine 3D aug­mente aus­si la pro­duc­tion des fibres de col­la­gène. Crème Fer­me­té In­té­grale Col­la­gènes Lift 3D de Dr. Pierre Ri­caud, 24,90 €, prix de lan­ce­ment (3). Même dé­marche chez Thal­go, qui conserve son pi­lier an­ti-re­lâ­che­ment : le si­li­cium. Gref­fé à un acide hya­lu­ro­nique, il re­pulpe le vi­sage en sur­face. En­cap­su­lé dans des mi­cro-éponges, il file sous la peau pour dy­na­mi­ser les fi­bro­blastes, do­per la fa­bri­ca­tion de col­la­gène, d’acide hya­lu­ro­nique et d’élas-

tine pour pal­lier la dé­gra­da­tion du ré­seau de sou­tien du derme. S’étant pen­ché aus­si sur la pé­ri­os­tine, le la­bo­ra­toire ma­rin mise sur une frac­tion d’im­mor­telle des dunes pour en re­lan­cer la syn­thèse et ain­si com­plé­ter les ef­fets an­ti­rides. Crème Jour Cor­rec­tion Lift Si­li­cium Ma­rin de Thal­go, à par­tir de 75 € (4).

Plus de lis­sage

Pour­quoi se pri­ver du suc­cès d’une for­mule an­ti-âge vi­sage pour trai­ter le contour des yeux et des lèvres ? Sis­leÿa L’In­té­grale An­ti-âge doit son ef­fi­ca­ci­té an­ti­rides et raffermissante à ses ex­traits de mi­mo­sa de Cons­tan­ti­nople, de lin­de­ra, et à un com­plexe pro­téique de so­ja et de le­vure. Pour ré­pondre aux pro­blèmes plus spé­ci­fiques du contour des yeux, les la­bo­ra­toires uti­lisent un extrait de cèdre et de gre­nade pour at­té­nuer les cernes, et un extrait de fruit de la pas­sion pour ré­duire les poches. L’uti­li­sa­tion d’un ou­til de mas­sage in­cite la peau à fa­vo­ri­ser la pé­né­tra­tion des ac­tifs. Crème Contour des Yeux et des Lèvres Sis­leÿia L’In­té­grale An­ti-âge de Sis­ley, 155 € (5).

Plus d’an­ti-âge

Pour amé­lio­rer la per­for­mance de Double Se­rum et abou­tir à une hui­tième ver­sion de ce pro­duit star, il fal­lait une sé­rieuse dé­cou­verte. Chose faite : une étude me­née en collaboration avec l’uni­ver­si­té de Na­mur sur la com­mu­ni­ca­tion cel­lu­laire a mis en évi­dence un nou­veau phé­no­mène. Des mi­cro-do­maines li­pi­diques pré­sents à la sur­face de la mem­brane cel­lu­laire as­surent une meilleure com­mu­ni­ca­tion et donc de meilleures fonc­tions vi­tales pour les cel­lules épi­der­miques et les fi­bro­blastes. Or, avec les an­nées, les agres­sions des UV et des ra­di­caux libres, la per­cep­tion de si­gnaux de com­mu­ni­ca­tion s’al­tèrent et la peau vieillit. Les la­bo­ra­toires ont dé­cou­vert que la tu­me­rone, une mo­lé­cule na­tu­relle, pou­vait ra­vi­ver cette fa­cul­té. Ex­traite du cur­cu­ma, ils l’in­tro­duisent dans Double Se­rum. Le reste de la for­mule bé­né­fi­cie

d’une sé­lec­tion des vingt meilleurs ex­traits de plantes an­ti-âge faite grâce à toute l’ex­pé­rience du monde vé­gé­tal de la marque. En­fin, un nou­veau fla­con futé, qui pro­pose deux ver­sions de la for­mule se­lon la mé­téo, froid ou chaud, et l’état de la peau, plus sèche ou plus grasse. Double Se­rum de Cla­rins, 86 € (6).

Plus de den­si­té

« Mieux com­prendre ce que l’on a sous la main » et « pri­vi­lé­gier sur­tout les pro­cé­dés plu­tôt que de nou­veaux ac­tifs » sont les de­vises de Jac­que­line Hill, di­rec­trice scien­ti­fique de La Prairie. Aus­si, le ca­viar est tou­jours au centre des tra­vaux du la­bo­ra­toire. Dans ce nou­veau soin, il a été cen­tri­fu­gé mé­ca­ni­que­ment – pour évi­ter les sol­vants chi­miques – afin d’iso­ler et concen­trer ses pré­cieux pro­téines et li­pides. Ils sont alors réu­nis pour for­mer l’Ab­so­lu de ca­viar, as­so­cié au fa­meux Cel­lu­lar Com­plex, ob­te­nu, lui, par une double fer­men­ta­tion pour aug­men­ter – par un phé­no­mène na­tu­rel – la bio­dis­po­ni­bi­li­té et la ri­chesse des acides ami­nés et des pep­tides du ca­viar. Ce ca­viar sous di­verses formes res­taure les vo­lumes de l’hy­po­derme en aug­men­tant le nombre de cel­lules grais­seuses, re­struc­ture les fibres de col­la­gène dans le derme pour raf­fer­mir et hy­drate l’épi­derme pour le re­pul­per. Une stra­té­gie redensifiante et re­gal­bante dans une douce tex­ture qui donne une im­pres­sion de re­bond à l’ap­pli­ca­tion. Skin Ca­viar Ab­so­lute Filler de La Prairie, 516 € (7).

Plus de raf­fer­mis­se­ment

L’as­so­cia­tion de bio-cal­cium pour re­struc­tu­rer l’épi­derme et d’acide hya­lu­ro­nique frac­tion­né pour hy­dra­ter en pro­fon­deur ont fait le suc­cès de la ligne Den­si­tium. Au­jourd’hui, le la­bo­ra­toire s’at­taque en plus au double men­ton avec un extrait d’edel­weiss et un extrait de ci­tron­nelle pour af­fi­ner. Un duo qui af­fiche scien­ti­fi­que­ment ses per­for­mances. S’in­vitent éga­le­ment des huiles de rou­cou, bour­rache, onagre, →

hy­dra­tants et sucres pour nour­rir et lis­ser. Une for­mule an­ti­rides, raffermissante, an­ti-gra­vi­té, hy­dra­tante et nour­ris­sante par­ti­cu­liè­re­ment adap­tée aux peaux ma­tures. Bi-sé­rum Den­si­tium de SVR, 44,90 € (8, page pré­cé­dente).

Tou­jours pour les peaux ma­tures qui re­cherchent une ac­tion glo­bale an­ti- âge – soit an­ti­ride, raffermissante et redensifiante – une gamme de cinq soins qui re­lance avant tout la mi­cro­cir­cu­la­tion cu­ta­née pour ré­veiller les cel­lules de toutes les couches de la peau. Un pep­tide na­tu­rel vé­gé­tal re­lance la pro­duc­tion de fibres de col­la­gène et d’élas­tine. Crème An­ti-âge Glo­bale Lift Ef­fect Plus de Der­ma­to­line Cos­me­tic, à par­tir de 26,90 € (9).

Des crèmes an­ti­pol­lu­tion so­phis­ti­quées

Les scien­ti­fiques les plus émi­nents l’ont dé­mon­tré : dans toutes les villes, la pol­lu­tion abîme la peau et ac­cé­lère son vieillis­se­ment. Chaque souffle de pot d’échap­pe­ment dé­clenche mille mil­liards de ra­di­caux libres, en­ne­mis pre­miers de la peau. Elle se déshy­drate, se fra­gi­lise, voit ap­pa­raître des taches pig­men­taires, des pores di­la­tés et des im­per­fec­tions. Sans comp­ter une mine gri­sâtre, des sen­sa­tions d’in­con­fort, des rou­geurs et des ti­raille­ments. Les der­nières stra­té­gies pour sau­ver sa peau sur le bi­tume.

Dé­toxi­fiante

La chlo­rel­la, algue su­per-riche en chlo­ro­phylle, est sou­vent pres­crite en cure de gé­lules à ava­ler pour net­toyer l’or­ga­nisme des par­ti­cules pol­luantes. Cette fa­cul­té à pu­ri­fier son en­vi­ron­ne­ment vient d’être iso­lée et trans­fé­rée à la peau par les la­bo­ra­toires Bio­therm avec la ligne Skin Oxy­gen. Cette « algue qui res­pire » s’as­so­cie au planc­ton ther­mal dans des tex­tures dont ces la­bo­ra­toires ont le se­cret. A re­te­nir, une brume hy­dra­tante et an­ti-UV SPF50 non grasse à uti­li­ser au moindre pic de pol­lu­tion et un net­toyant qui a prou­vé sa ca­pa­ci­té à éli­mi­ner les fines par­ti­cules. Sans ou­blier un gel frais bar­rière, un sé­rum et une lo­tion oxy­gé­nante. Des soins fluides, frais, pro­tec­teurs et très fa­ciles à adop­ter en ville. Skin Oxy­gen de Bio­therm, à par­tir de 21 € (10).

Pro­tec­trice

L’huile es­sen­tielle de la fleur d’im­mor­telle, bien connue pour son pou­voir an­ti­oxy­dant et donc an­tiâge, voit sa concen­tra­tion sé­rieu­se­ment aug­men­tée dans le Sé­rum, l’Huile et la Crème Di­vine de L’Oc­ci­tane. Ré­sul­tat : l’ac­tion pro­tec­trice est bien meilleure pour mieux com­battre les agres­sions de la pol­lu­tion. Sé­rum, Huile et Crème Di­vine (11) de L’Oc­ci­tane, à par­tir de 84 €.

Ul­tra-hy­dra­tante

La lé­gen­daire Crème Fraîche de Beau­té de Nuxe n’a pas tou­ché à ses laits vé­gé­taux d’aca­cia, de pois blond, de thé vert, d’amande, d’avoine, de co­co et de so­ja, ni au pro­ces­sus d’ex­trac­tion et d’émul­si­fi­ca­tion qui ont fait le suc­cès de sa dou­ceur et de son pou­voir hy­dra­tant. Le la­bo­ra­toire a ajou­té un extrait d’une algue rouge de la mer Bal­tique dont la forme proche de celle de l’acide hya­lu­ro­nique aug­mente la cap­ta­tion de l’eau. La for­mule est en­core plus hy­dra­tante, et l’ef­fet dure plus long­temps. Tes­tée pen­dant un pic de pol­lu­tion à Pa­ris, cette for­mule a dé­mon­tré son ef­fi­ca­ci­té : la par­tie du vi­sage hy­dra­tée avec cette nou-

velle ver­sion a fixé quatre fois moins de par­ti­cules pol­luantes. Crème Fraîche de Beau­té 48 H d’Hydratation de Nuxe, 26,50 € (12).

Ré­pa­ra­trice

Le lu­mi­phé­nol, pi­lier de la gamme, est un ac­tif extrait d’une plante grasse su­per-ré­sis­tante, à la fois an­ti­oxy­dant pour lut­ter contre la pol­lu­tion, dé­toxi­fiant, ré­pa­ra­teur et éclair­cis­seur de teint. Au­tour de lui, s’agencent des lignes courtes en fonc­tion des types de peau. Le lo­tus sa­cré s’in­vite pour les peaux grasses, l’eau de fleur de sa­ku­ra pour les peaux déshy­dra­tées, le thé blanc pour éclair­cir les taches, le gin­seng rouge pour at­té­nuer les rides, l’huile de ca­mé­lia pour les peaux sèches et l’eau de bam­bou pour les peaux dé­vi­ta­li­sées. A no­ter : 93 % d’in­gré­dients na­tu­rels et zé­ro pa­ra­ben, huile mi­né­rale, si­li­cone ou colorant de syn­thèse. Une collaboration fran­co-co­réenne à prix tout doux. Jo­waé du groupe Alès, à par­tir de 5,90 € (13).

An­ti­taches

Les UV, par­ti­cu­liè­re­ment les UVA pré­sents toute l’an­née, ex­posent les peaux su­jettes aux bou­tons à faire des taches pig­men­taires. C’est la ré­sul­tante du duo in­flam­ma­tion-rayons. D’où l’in­té­rêt d’un écran (SPF30 en hi­ver, SPF50 en été) en ville. Mieux, un soin spé­cial pour di­mi­nuer l’in­flam­ma­tion, dés­in­crus­ter les pores et cal­mer la sé­cré­tion de mé­la­nine à l’ori­gine des marques post-bou­tons. En prime, hydratation, mo­lé­cules an­ti-ra­di­caux libres et eau ther­male. Le soin quo­ti­dien des ur­baines qui ont une ten­dance à l’ac­né. Soin An­ti-im­per­fec­tions, Cor­rec­teur Dé­sin­crus­tant, An­ti-marques, An­ti-UV Ef­fa­clar Duo (+) SPF30 de La Roche-Po­say, 17 € (14).

An­ti­oxy­dante

Ni­vea mise sur un com­plexe de sub­stances an­ti­oxy­dantes, dont du thé vert bio et un filtre an­ti-UVA SPF20, pour ré­duire l’agres­sion des par­ti­cules pol-

luantes, as­so­cié à de l’acide hya­lu­ro­nique et des sub­stances nour­ris­santes. Un duo jour et nuit. Soin de Jour FPS20 Skin De­fense Es­sen­tials de Ni­vea, 8 € (15).

Des plantes na­tu­relles re­va­lo­ri­sées

Compte te­nu de l’em­preinte car­bone et de l’al­té­ra­tion de cer­taines plan­ta­tions, la ten­dance est à des ac­tifs vé­gé­taux lo­caux qui ont fait leurs preuves. Les la­bo­ra­toires re­voient alors leur mode d’ex­trac­tion et de pré­pa­ra­tion pour op­ti­mi­ser leurs ac­tions sur la peau.

L’huile es­sen­tielle de la­vande dy­na­mi­sante Spé­cia­liste des huiles es­sen­tielles, De­cléor a sé­lec­tion­né deux va­rié­tés : la­van­din et la­vande vraie. La pre­mière pour ses ver­tus ci­ca­tri­santes, qui re­lance la pro­duc­tion de col­la­gène et d’élas­tine. La se­conde pour son ef­fet an­ti-in­flam­ma­toire apai­sant. As­so­cié à l’ab­so­lu d’iris, c’est le pi­lier de la ligne vi­sage an­tiâge Pro­la­gène Lift. Men­tion spé­ciale pour le Baume de Nuit Re­vi­ta­li­sant, qui fond lit­té­ra­le­ment dans la peau, et le Masque Flash, dont la tex­ture hy­bride fait de la tech­nique d’au­to­mas­sage un vé­ri­table mo­ment de plai­sir. Baume de Nuit Re­vi­ta­li­sant Aro­mes­sence Iris de De­cléor, à par­tir de 42 € (16).

Le sa­fran bio repulpant

Cette épice de luxe dé­ve­loppe de mul­tiples pro­prié­tés mé­di­ci­nales : anal­gé­sique, an­ti­dé­pres­sive, ré­duc­trice d’ap­pé­tit, sé­da­tive… Riche en vi­ta­mine A et en an­ti­oxy­dants, cet or rouge est un ac­tif an­ti- vieillis­se­ment com­plet. L’équipe de phar­ma­ciens des la­bo­ra­toires Korres extrait les mo­lé­cules des stig­mates du sa­fran grec bio ré­col­té le jour même et les as­so­cie à des bê­ta-glu­canes, des pep­tides et des acides ami­nés pour re­pul- →

per, lif­ter et raf­fer­mir. Ce tré­sor de fer­me­té per­met aus­si de sou­te­nir mille fa­milles de Ko­za­ni, en Grèce. Elixir de Sa­fran d’Or de Korres, 89 € (17, page pré­cé­dente).

La cen­tel­la asia­ti­ca redensifiante

Cette plante chi­noise est connue pour ses ver­tus ré­pa­ra­trices dé­cou­vertes en ob­ser­vant les tigres qui s’y roulent pour ci­ca­tri­ser leurs plaies. Son ac­tion an­ti-in­flam­ma­toire et sti­mu­la­trice de syn­thèse de col­la­gène entre au ser­vice des peaux sen­sibles qui, sou­mises à des stress de toutes sortes – de la pol­lu­tion à la l’oxy­da­tion in­terne –, vivent une mi­cro-in­flam­ma­tion per­ma­nente et sous-ja­cente ac­cé­lé­rant leur vieillis­se­ment. Du pro-ré­ti­nol a été ajou­té pour re­lan­cer la pro­duc­tion de ces fibres, et la tex­ture a été étu­diée pour at­té­nuer les frot­te­ments à l’ap­pli­ca­tion et ne pas ir­ri­ter. La quan­ti­té de conser­va­teurs a été ré­duite. Un soin de jour an­ti-âge pour toutes les peaux – tes­té sur 100 % de peaux sen­sibles. Ci­ca­crem Re­vi­ta­lift de L’Oréal Pa­ris, 12 € (18).

L’huile d’ar­gan ré­gé­né­rante

Pion­nier du bio, Mel­vi­ta uti­lise la plus forte concen­tra­tion de cette huile riche en omé­ga 9 et 6, et en sté­rols pour as­su­rer nu­tri­tion, hydratation et ré­gé­né­ra­tion maxi­males des tis­sus cu­ta­nés dans des tex­tures fon­dantes et fluides non grasses. Une per­for­mance due à un nou­vel émul­sion­nant na­tu­rel et vert com­po­sé de cire d’abeilles et de jo­jo­ba. Ligne Ar­gan Concen­tré Pur de Mel­vi­ta, à par­tir de 27 € (19). Les larmes de pis­ta­chier len­tisque re­vi­ta­li­santes Cet ar­buste pro­duit une ré­sine uti­li­sée dans la mé­de­cine tra­di­tion­nelle. Plus ré­cem­ment, les cher­cheurs ont per­cé son se­cret. L’extrait in­duit la fa­bri­ca­tion du klo­tho, pro­téine de lon­gé­vi­té, no­tam­ment dans les fi­bro­blastes qui pro­duisent les fibres de col­la­gène. Cette pe­tite mer­veille an­ti-âge lé­gère et non grasse se mêle à un cock­tail d’onze huiles pour as­su­rer hydratation, nu­tri­tion, ré­pa­ra­tion, ré­gé­né­ra­tion, apai­se­ment et dé­toxi­fi­ca­tion. Huile En­sor­ce­lante aux Su­per Pou­voirs de Ga­ran­cia, 35,35 € (20).

Les baies d’ar­gou­sier et de fram­boise co­lo­rantes Opé­ra­tion bonne mine pour les teints ternes et fa­ti­gués avec les pulpes co­lo­rées des baies d’ar­gou­sier et de fram­boise, et de la sauge. Le tout bio, an­ti­oxy­dant, an­ti­pol­lu­tion, pro­tec­teur et hy­dra­tant pour ra­vi­ver et éclai­rer la peau, dé­cli­né en ver­sion ro­sée ou hâ­lée. Su­blimes Baies Roses de Sa­no­flore, 12,90 € (21).

La feuille de lon­gé­vi­té an­ti-in­flam­ma­toire

Au dé­part, il y a l’en­mei, une plante uti­li­sée de­puis des millénaires pour ses ver­tus an­ti-in­flam­ma­toires. Sa­chant que l’in­flam­ma­tion en­tre­tient et ac­cé­lère les pro­ces­sus de vieillis­se­ment, les la­bo­ra­toires sont par­ve­nus à en ex­traire des cel­lules souches riches en po­ly­phé­nols pour ren­for­cer le sys­tème pro­tec­teur et im­mu­ni­taire de la peau en sti­mu­lant l’ex­pres­sion des fa­meux gènes de la lon­gé­vi­té, et ce­la de fa­çon dif­fé­rente la nuit et le jour. Ils ont ajou­té des in­gré­dients ja­po­nais tra­di­tion­nels pour ren­for­cer l’ac­tion des ex­traits d’en­mei : vi­ta­mine C, thé vert, extrait de ra­cine d’an­gé­lique et feuilles de ce­ri­sier. Ce nou­veau sys­tème de lon­gé­vi­té a prou­vé son pou­voir de ren­for­ce­ment des dé­fenses de la peau, l’aug­men­ta­tion de la ra­diance et la ré­gé­né­ra­tion cu­ta­née ain­si que de la di­mi­nu­tion des rides. Fu­ture So­lu­tion LX Jour et Nuit de Shi­sei­do, 356 € le soin (22).

Le gin­seng po­ly­va­lent

Dans cette ligne de soins co­réenne re­nom­mée, le gin­seng est étu­dié et tra­vaillé de­puis plus de cin­quante ans. On est loin d’un extrait clas­sique à tout faire et sur­tout à ava­ler : les cher­cheurs uti­lisent la feuille, la graine, la tige ou la fleur se­lon les →

be­soins pré­cis de la peau, avec des modes d’ex­trac­tion dif­fé­rents de ma­nière à pro­cu­rer le maxi­mum de mo­lé­cules ac­tives se­lon la par­tie de la plante. S’ajoutent des plantes re­com­man­dées dans le livre mé­di­ci­nal chi­nois mil­lé­naire Han­ban : la pi­voine, le lo­tus, le saut de Sa­lo­mon et le lys. Chaque pro­duit a été pen­sé et éla­bo­ré se­lon la phi­lo­so­phie asia­tique, celle d’une beau­té ho­lis­tique qui conjugue équi­libre et har­mo­nie. Une autre phi­lo­so­phie de la cos­mé­tique. Ligne Sulw­ha­soo, à par­tir de 35 €, en ex­clu­si­vi­té aux Ga­le­ries La­fayette (23).

Les pro­duits de la ruche as­sai­nis­sants

Une grande pre­mière pour le la­bo­ra­toire suisse qui al­lie ses ac­tifs tra­di­tion­nels – ADN et ARN li­po­somes, eau des gla­ciers – avec une es­sence des pro­duits de la ruche. La per­for­mance vient d’une trans­for­ma­tion et d’une for­mu­la­tion éco­lo­giques pour réunir miel, pro­po­lis et gelée royale. Le se­cret ? Un nou­veau pro­cé­dé d’ex­trac­tion phy­sique éco­cer­ti­fiée qui uti­lise l’huile de rose mus­quée comme sol­vant na­tu­rel et pré­serve les ver­tus hy­dra­tantes, as­sai­nis­santes et ré­gé­né­rantes des pro­duits de la ruche. Une ligne de trois pro­duits – cure, masque et sé­rum pour les yeux – par­ti­cu­liè­re­ment nour­ris­sants et ra­jeu­nis­sants. Es­sence of Bees L’Elixir des Gla­ciers de Val­mont, à par­tir de 290 € (24).

Le Char­don-Marie an­ti-ir­ri­tant

Cette plante est connue pour cal­mer les ir­ri­ta­tions et ré­amor­cer la pro­duc­tion de col­la­gène. C’est pour­quoi la Dre Na­dine Per­no­det, res­pon­sable de la re­cherche et dé­ve­lop­pe­ment de la bio­lo­gie de la peau chez Es­tée Lau­der, l’a aus­si in­cluse dans ce nou­veau contour de l’oeil. En ef­fet, les cher­cheurs ob­servent de plus en plus près la ré­ponse des cel­lules à un en­vi­ron­ne­ment sou­mis à des contraintes mé­ca­niques. Il existe des ten­sions douces et bé­né­fiques comme celles du mas­sage ma­nuel ou d’une brosse de net­toyage qui sol­li­citent les fi­bro­blastes à fa­bri­quer plus de col­la­gène pour re­den­si­fier les tis­sus. Et d’autres, fortes, in­ces­santes, très ra­pides, qui es­soufflent les fi­bro­blastes et ré­duisent donc leur ac­ti­vi­té. Na­dine Per­no­det s’est ain­si sé­rieu­se­ment pen­chée sur le contour de l’oeil pour mieux com­prendre pour­quoi

le vieillis­se­ment s’y ins­talle si pré­co­cé­ment. « Cette peau plus fine, plus sen­sible, plus ir­ri­tée et plus sèche su­bit dix mille cli­gne­ments par jour en­vi­ron. Cha­cun de ces mi­cro­mou­ve­ments agit di­rec­te­ment sur la peau car dans cette ré­gion, celle-ci est di­rec­te­ment at­ta­chée aux muscles. Si l’on conver­tit le taux de cli­gne­ments en nombre de pas, ce stress mé­ca­nique équi­vaut à 8 km. Un vé­ri­table ma­ra­thon. » La doc­teure a donc éta­bli le pre­mier mo­dèle bio­mé­ca­nique pour com­prendre et co­pier exac­te­ment ce qui se passe dans la peau. Elle a consta­té une di­mi­nu­tion de la pro­duc­tion de col­la­gène et une aug­men­ta­tion de l’ir­ri­ta­tion chez les peaux jeunes et âgées, té­moins du vieillis­se­ment pré­ma­tu­ré. Ces ob­ser­va­tions sont à l’ori­gine de ce nou­veau soin in­no­vant, qui dé­pose en sur­face un ré­seau vis­co­élas­tique amor­tis­sant les ten­sions comme le fait une se­melle dans une chaus­sure de run­ning. On y re­trouve aus­si la tech­no­lo­gie Ch­ro­no­lux, qui re­syn­chro­nise les cycles cel­lu­laires de ré­pa­ra­tion, ain­si qu’une double concen­tra­tion d’acide hya­lu­ro­nique pour hy­dra­ter et lis­ser. Eye Con­cen­trate Ma­trix Ad­van­ced Night Re­pair d’Es­tée Lau­der, 68 €. (25)

Des ac­tifs clas­siques in­dé­trô­nables

Re­tour à la sim­pli­ci­té, sur­tout dans le sec­teur de la phar­ma­cie, avec des for­mules net­toyées de toutes sub­stances su­per­flues, des com­po­sants triés sur le vo­let et des ac­tifs ré­per­to­riés dans de nom­breuses pu­bli­ca­tions scien­ti­fiques.

Les vi­ta­mines E et B3

Rien de tel que ces vi­ta­mines pour re­lan­cer l’éner­gie dans les tis­sus. Chez Ga­lé­nic, on a pré­vu un cock­tail avec de la E an­ti-âge et de la B3 pour ses ef­fets lis­sants et uni­fiants. Mais pour ra­vi­ver au plus vite l’éclat →

de la peau et la bonne mine dès le ré­veil, les for­mu­la­teurs spé­cia­li­sés dans les tex­tures les plus ori­gi­nales et dé­li­cates ont uti­li­sé la poudre de ru­bis. La maille cris­tal­line de cette pierre pré­cieuse dif­fuse un éclat ro­sé qui ap­porte au vi­sage comme une bouf­fée d’oxy­gène. La per­for­mance a été d’en­ro­ber les éclats mi­nus­cules dans une ma­trice de sucre et de cel­lu­lose, faite sur me­sure, pour as­su­rer la parfaite dif­fu­sion de la lu­mière sur la peau. Cet ef­fet belle peau est re­layé du­rant la jour­née par le cock­tail vi­ta­mi­né. Dif­fu­seur de Beau­té de Ga­lé­nic, 50 € (26, page pré­cé­dente).

La vi­ta­mine C

Pour les peaux à bout de souffle, cette vi­ta­mine est in­con­tour­nable. Cette for­mule do­sée à 15 % sous une forme pure avec des an­ti­oxy­dants et de l’acide hya­lu­ro­nique re­quinque les mines les plus grises. En dix jours, la peau re­trouve un nou­veau souffle et un re­bond pul­py, se dé­froisse, s’éclair­cit, se raf­fer­mit, se lisse. An­ti-oxi­dant & An­ti-fa­tigue Fresh Shot Lif­tac­tiv de Vi­chy, 30 € (27).

L’acide hya­lu­ro­nique

Ac­tif star pour re­pul­per la peau à tous les ni­veaux, il n’est pas prêt d’être dé­trô­né. Lie­rac le pro­pose sous forme de concen­tré pour lis­ser en sur­face, as­so­cié à une ver­sion mi­cro-en­cap­su­lée qui se dif­fuse dans les couches plus pro­fondes afin de com­bler et re­pul­per. Un peu de le­vure a été ajou­té pour fa­ci­li­ter la fa­bri­ca­tion de cet acide dans la peau. Ce concen­tré, bap­ti­sé Hya­lu-3, entre dans la com­po­si­tion de la nou­velle ligne Lift In­té­gral qui s’ins­pire du concept lif­ting et in­jec­tions des chi­rur­giens pour cor­ri­ger l’ovale, re­des­si­ner les contours et gom­mer les ex­pres­sions né­ga­tives chez les femmes qui ont dé­pas­sé la cin­quan­taine. Il re­met en ten­sion les tis­sus avec un extrait d’aca­jou qui re­lance la fa­bri­ca­tion du col­la­gène 18, ce­lui qui as­sure l’an­crage entre l’épi­derme et le derme. Un extrait de tu­lipe pourpre sti­mule la syn­thèse de trente pro­téines qui re­créent de la ma­tière pour ap­por­ter du vo­lume. En at­ten­dant que ces pro­ces­sus bio­lo­giques s’ins­tallent à par­tir de la troi­sième se­maine, la struc­ture élas­tique en maillage as­sure un ef­fet stretch, lift et gai­nant im­mé­diat. Lift In­té­gral de Lie­rac, à par­tir de 65 € (28).

Pa­ty­ka, pre­mière marque cer­ti­fiée bio en France en 2002, pro­pose un acide hya­lu­ro­nique vé­gé­tal et bien évi­dem­ment bio. Il est fa­bri­qué par une bac­té­rie is­sue de la fer­men­ta­tion du blé et se dé­cline aus­si sous trois poids mo­lé­cu­laires pour at­teindre les dif­fé­rentes couches de la peau et as­su­rer hydratation et re­pul­ping. Cette forme vé­gé­tale s’as­so­cie à deux ac­tifs an­ti-âge – algue et extrait de wa­ka­mé – dans la ligne Rides & Fer­me­té. A re­te­nir, le Sé­rum qui ap­porte une concen­tra­tion maxi­male de cet acide hya­lu­ro­nique bio. Sé­rum Repulpant Fon­da­men­tal Rides & Fer­me­té de Pa­ty­ka, 79 € (29).

Tou­jours un trio d’acides hya­lu­ro­niques de poids mo­lé­cu­laires dif­fé­rents chez Re­sul­time pour des ef­fets lis­sants, hy­dra­tants, pro­tec­teurs et re­den­si­fiants. Ici, il s’as­so­cie à du mi­cro-col­la­gène vec­to­ri­sé – bre­vet de la mai­son – pour sti­mu­ler la fa­bri­ca­tion de col­la­gène et d’élas­tine. Une com­po­si­tion an­ti-âge qui se dé­cline en crème et en gel, se­lon le type de peau et la saison. Crème Désal­té­rante (30) et Gel-Crème Dé­sal­té­rant de Re­sul­time, 41,90 €. — a.g.

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