Kate Mo­ran en 8 in­dices

Du théâtre poin­tu au ci­né­ma po­pu­laire, où sa non­cha­lante élé­gance agrippe la ca­mé­ra comme dans le nou­veau film de Yann Gon­za­lez*, elle in­carne une forme de mo­der­ni­té libre et dé­com­plexée.

Marie Claire - - L’élue - Par Emi­ly Bar­nett

Fermes 1

Née aux Etats-Unis, Kate a gran­di dans une pe­tite ville du Mas­sa­chu­setts : « Il y avait des fermes et des vaches. » A 16 ans, elle met les voiles et s’ins­crit à la New York School of the Arts. « Là-bas, j’ai fait la ren­contre du cho­ré­graphe et met­teur en scène fran­çais Pas­cal Ram­bert (son ex- com­pa­gnon, ndlr). J’ai fait par­tie de sa com­pa­gnie très long­temps. »

Chaise 2

Comme une Jane Bir­kin à voix grave, Kate pos­sède un jo­li ac­cent an­glo-saxon. En plai­san- tant, elle confie qu’elle aime bien fré­quen­ter ses amis fran­çais qui ont des en­fants : « Ils ne parlent pas an­glais et sont moins cri­tiques que les adultes sur l’ac­cent et les fautes. Ça les amuse de te cor­ri­ger : “On ne dit pas le chaise, mais la chaise !” »

Pul­sion 3

La co­mé­dienne dit être al­lée vers le théâtre par pul­sion. « A 3 ans, j’ai vu à la té­lé un spec­tacle avec le dan­seur Mi­khaïl Ba­rych­ni­kov. J’ai dit à ma mère : “Je veux faire ça !” » Elle se plonge en­suite, à l’adoles- cence, dans les textes de Ha­rold Pin­ter, Da­vid Ma­met, et dé­couvre un beau jour son pre­mier spec­tacle de Pi­na Bausch : « Un choc ! »

Bou­der 4

Dans la vie, qu’est- ce qui l’af­fecte ? « Quand je n’ai pas une base d’ef­fort phy­sique, je de­viens hy­per sombre. Et si ma créa­ti­vi­té est blo­quée, je boude. Je ne suis pas for­cé­ment très agréable dans ces mo­ments-là. » Ré­sul­tat : tous les jours (ou presque), yo­ga, Pi­lates et danse.

5 Phy­sique

« En 2013, j’ai été prise dans l’opé­ra de Bob Wil­son et Phi­lip Glass, Ein­stein on the beach. Ce fut le rôle le plus phy­sique de ma vie. Je n’ai ja­mais eu au­tant le trac. »

CNN 6

Son ad­dic­tion ? Suivre l’ac­tua­li­té aux Etats-Unis sur la cé­lèbre chaîne amé­ri­caine : « Je laisse très sou­vent CNN al­lu­mée. A chaque fois, je me dis : “Qu’est-ce que Trump a en­core fait ?” C’est comme une comédie noire sur l’Amé­rique. Je prends un plai­sir ma­so à la re­gar­der... »

Li­bé­ra­teur 7

Elle a vé­cu à New York et Los An­geles, mais c’est à Pa­ris qu’elle se sent le mieux. « Je peux flâ­ner des heures, tra­ver­ser et re­tra­ver­ser la Seine… Dans une ville, il n’a rien de plus agréable et li­bé­ra­teur que la marche. »

Bêtes 8

Le réa­li­sa­teur Yann Gon­za­lez l’a fil­mée dans trois courts mé­trages, avant de lui confier l’un des rôles prin­ci­paux de son pre­mier film, Les ren­contres d’après mi­nuit. « Il existe entre nous une com­pli­ci­té na­tu­relle. C’est ma­gique, ani­mal… On est le même type de bêtes : on se com­prend ! » (*) Un cou­teau dans le coeur de Yann Gon­za­lez, avec aus­si Va­nes­sa Pa­ra­dis, Nicolas Mau­ry, sor­tie le 20 juin.

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