Le ques­tion­naire Ju­lie De­par­dieu

Elle a souf­flé le pu­blic du ré­cent Fes­ti­val Livres & Mu­siques, à Deau­ville, en li­sant des textes d’Olympe de Gouges et de Vir­gi­nie Des­pentes. In­tense, la co­mé­dienne sait aus­si l’être dans l’es­piè­gle­rie, comme elle le prouve ici.

Marie Claire - - Sommaire - Par Fa­brice Gai­gnault

Ai­mez-vous votre vi­sage ?

Pas par­ti­cu­liè­re­ment. Là, je suis au top, ça ne peut que dé­cli­ner.

Etes-vous fille ou femme ?

Plu­tôt fi lle, tout en étant mas­cu­line.

Dor­mez-vous la nuit ?

Pas du tout. J’ai deux gar­çons. Il y en a tou­jours un pour ve­nir se cou­cher sur moi à 4 heures du ma­tin. Tu as beau lui dire : « Je ne suis pas un ma­te­las », dif­fi­cile de le vi­rer.

Votre mère était-elle do­mi­nante ou sou­mise ?

Do­mi­nante. C’est elle qui dé­cide, et per­sonne ne moufte.

Com­bien de drogues vous faut-il pour vivre ?

Deux bonnes : l’opé­ra et la mu­sique clas­sique. Deux mau­vaises : la ci­ga­rette et les trucs su­crés.

Le plus beau re­gard que l’on ait po­sé sur vous ?

Ce­lui de Claude Miller. Je ne m’en suis ren­du compte que bien après le tour­nage d’Un se­cret.

Ci­tez trois amants et amantes rê­vés au cours de votre vie.

De­bus­sy, Chos­ta­ko­vitch et Tchaï­kovs­ki, même s’il était per­du pour les femmes.

Votre plus grand plai­sir simple ?

Deux : res­pi­rer et man­ger.

Votre der­nière re­cherche Google ?

Les lettres de De­bus­sy à Paul Du­kas.

Le meilleur con­seil que l’on vous ait don­né ?

Mieux vaut chan­ger ses dé­si­rs que l’ordre du monde.

La der­nière chose que vous ayez bue et man­gée ?

Un verre de vin et une su­per-sa­lade de to­mates et de fe­ta, chez ma mère.

Le goût dont vous avez honte ?

Un rêve un peu beauf : tra­ver­ser l’Amé­rique à mo­to, comme John­ny.

Etes-vous vio­lente ?

Oui, quand même… A cause d’un sys­tème di­ges­tif com­pli­qué qui n’apaise pas mon ca­rac­tère.

Pou­vez-vous sor­tir sans ma­quillage ?

Non, ja­mais. Sur­tout pas !

Qu’est-ce que vous ne sup­por­tez pas que l’on dise de vous ?

Je m’en fiche. Je suis ul­tra­sen­sible, in­tran­si­geante et dure. Ras­su re-toi, je suis dure avec moi aus­si. (Rires.)

Ai­mez-vous votre pré­nom ?

Pas trop. En­fant, j’avais un che­veu sur la langue ; pro­non­cer le « Ju » était un cau­che­mar. Pas une su­per-en­trée dans la vie.

Fuir, s’adap­ter ou com­battre ?

Fuir. Ça m’ar­rive sou­vent, et je com­bats après. Et je m’adapte quand je suis obli­gée. (Rires.)

La pre­mière fois que vous vous êtes sen­tie libre ?

Vers 15 ans, quand j’ai com­men­cé à faire des stages à tout faire sur des tour­nages. J’étais hy­per-contente parce que ça m’an­gois­sait de par­tir en va­cances en fa­mille.

Pou­vez-vous prendre une pho­to de vous ? La place du sexe dans votre vie ?

J’ai en­core plein de choses à dé­cou­vrir. Je me suis tou­jours dit que j’al­lais être un très bon coup à 70 ans.

Si vous étiez une fée et que vous pou­viez of­frir trois dons à un en­fant nais­sant, les­quels se­rait-ce ?

Deux : le charme et la po­li­tesse. Billy, mon fi ls, fait par­fois des ré­vé­rences. Sa maî­tresse me dit : « C’est bi­zarre, il m’a fait une ré­vé­rence pour s’ex­cu­ser. » Pour­quoi pas ?

Sur scène dans Fric-Frac d’Edouard Bour­det, mise en scène par Mi­chel Fau, à par­tir du 11 sep­tembre au Théâtre de Pa­ris.

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