Ra­dio­gra­phie : Geox

Ma­rio Mo­ret­ti Po­le­ga­to, l’in­ven­teur de la se­melle qui res­pire s’al­lie au chaus­seur Er­nes­to Es­po­si­to, qui des­sine à pré­sent les col­lec­tions fé­mi­nines, sans ou­blier la tech­no­lo­gie du confort.

Marie Claire - - Mode appliquée - Par Em­ma­nuelle Bosc

Un fon­da­teur vi­sion­naire

Avant de lan­cer, en 1995, la pre­mière « chaus­sure qui res­pire », Ma­rio Mo­ret­ti Po­le­ga­to, fils et pe­tit-fils de vi­gne­rons vé­ni­tiens, sillon­nait le monde pour dif­fu­ser les vins du do­maine Vil­la San­di. C’est dans le dé­sert du Ne­va­da qu’il a la ré­vé­la­tion :

« Sous ce so­leil de plomb, mes pieds étaient en sur­chauffe. J’ai pris mon cou­teau suisse, per­cé un trou dans cha­cune de mes se­melles. Ma pre­mière chaus­sure à se­melle aé­rée. » Une chaus­sure ré­vo­lu­tion­naire

« Eva­cuer la cha­leur sans lais­ser en­trer l’eau » : tel est le dé­fi tech­no­lo­gique re­le­vé. Après des an­nées de tests en la­bos – la Na­sa est même consul­tée –, ces se­melles mi­cro-per­fo­rées à mem­brane res­pi­rante sont mises au point. Autre obs­tacle : l’in­dus­trie de la mode. « J’ai es­sayé de vendre mon bre­vet aux géants du tex­tile al­le­mands, amé­ri­cains… Per­sonne n’en vou­lait. J’ai alors dé­ci­dé de le com­mer­cia­li­ser moi-même », rap­pelle Ma­rio Mo­ret­ti Po­le­ga­to. Ré­sul­tat ? Vingt mil­lions de paires de chaus­sures Geox (de « gê », terre en grec an­cien, et « ox » comme oxy­gène) sont ven­dues chaque an­née.

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