Des chartes à géo­mé­trie va­riable

Marie Claire - - Beauté -

bull­shit » par les bu­reaux de style. Le pro­blème ? La tran­si­tion est dif­fi­cile pour les grandes marques dé­jà bien ins­tal­lées qui doivent se conver­tir au clean. Un peu comme une ex­ploi­ta­tion agri­cole qui passe en bio, ce­la prend du temps. « Une pe­tite marque qui part de zé­ro peut sans sou­ci créer une charte verte et éthique en moins d’un an. Pour des groupes comme L’Oréal, avec des vo­lumes énormes et des ar­chi­tec­tures de for­mule à mo­di­fier in­té­gra­le­ment, c’est une autre his­toire. Il faut leur lais­ser le temps de la conver­sion », ajoute Pas­cale Brousse.

Qu’on se fé­li­cite : elles s’y mettent (voir notre sé­lec­tion de marques fran­çaises conver­ties), mais le che­min est long. Après une pre­mière vague verte au­tour de 2007, qui n’avait pas sé­duit par manque de sen­so­ria­li­té et d’ef­fi­ca­ci­té par rap­port au con­ven­tion­nel, les géants du sec­teur re­viennent à la charge. « Les pro­grès de la bio­tech­no­lo­gie per­mettent au­jourd’hui de s’ali­gner et de pro­po­ser qua­si­ment tout en ver­sion clean, à part les an­ti-trans­pi­rants et les dé­co­lo­ra­tions ca­pil­laires, es­time Can­dice Co­lin. Tout le monde est dans le même ba­teau et on sent que le cap est te­nu : nous avons dé­pas­sé cette époque où le bio cer­ti­fié, et en­core li­mi­té, était mo­qué par les géants du con­ven­tion­nel. » Et quid de la ré­cu­pé­ra­tion op­por­tu­niste qui per­met­trait à tout le monde de s’ache­ter une nou­velle bonne conscience de sur­face ? « Le concept clean est très flou : en l’ab­sence d’un ca­hier des charges unique, chaque marque place son cur­seur de res­pon­sa­bi­li­té et de trans­pa­rence un peu là où elle en a en­vie, sou­ligne Ta­ta Har­per, pion­nière du genre. Per­son­nel­le­ment, mon

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