LE BON BEAU­JO­LAIS n’est pas une nou­veau­té !

On a ten­dance à s’ar­rê­ter au beau­jo­lais nou­veau. Pour­tant, avec 73 types de sols dif­fé­rents et 12 AOP*, ce cru dis­pose d’une large pa­lette d’ex­pres­sions, pro­dui­sant de beaux vins de ca­rac­tère…

Maxi Cuisine - - Côté vin -

Le vi­gnoble du Beau­jo­lais s’étend sur 17 324 ha, de Mâ­con (Saône-et-loire) à Lyon (Rhône), tra­ver­sant deux ré­gions géo­lo­giques dis­tinctes. Sur des sols gra­ni­tiques se si­tuent, au nord, L’AOC beau­jo­lais­vil­lages ain­si que les 10 ap­pel­la­tions com­mu­nales « crus du Beau­jo­lais » : ju­lié­nas, saint-amour, ché­nas, mou­lin-à-vent, fleu­rie, chi­roubles, mor­gon, ré­gnié, côte-de-brouilly, brouilly. Au sud, le beau­jo­lais AOC est pro­duit sur des sols ar­gi­lo-cal­caires. Seules les ap­pel­la­tions gé­né­riques (beau­jo­lais et beau­jo­lais­vil­lages) peuvent pré­tendre à une com­mer­cia­li­sa­tion de pri­meur*, ce fa­meux beau­jo­lais nou­veau tant at­ten­du chaque an­née de­puis 1951, et plus pré­ci­sé­ment le troi­sième jeu­di du mois de no­vembre de­puis 1985. La ma­jeure par­tie de la pro­duc­tion est éla­bo­rée à par­tir du ga­may pour les vins rouges et du char­don­nay pour les blancs (3 % de la pro­duc­tion). Mais la lé­gis­la­tion au­to­rise d’autres cé­pages comme l’ali­go­té, le me­lon, le pi­not gris et le pi­not noir.

Les cou­leurs

Le cé­page ga­may, qui consti­tue 99 % du vi­gnoble du Beau­jo­lais, pos­sède une belle cou­leur rouge ru­bis aux re­flets vio­lines. Le char­don­nay, quant à lui, brille d’une robe à l’in­com­pa­rable re­flet vert.

Les sa­veurs

Le pri­meur pro­cure des notes frui­tées et aci­du­lées dif­fé­rentes chaque an­née, mais les crus plus com­plexes ap­portent des arômes flo­raux après une cu­vai­son longue grâce au ter­roir gra­ni­tique du nord. Pauvre en tan­nins, le rouge offre une belle vi­va­ci­té frui­tée avec un bon po­ten­tiel de garde et une bouche char­nue.

Les par­fums

Cô­té blanc, le char­don­nay donne des grands vins aux arômes en­voû­tants d’agrumes, de fleurs blanches ou de miel.

Les bons ac­cords La bonne tem­pé­ra­ture

Par Ti­phaine Cam­pet

Jeune, ce rouge po­pu­laire est ap­pré­cié au comp­toir pour sa li­si­bi­li­té et son ac­ces­si­bi­li­té. Il se fait souple, lé­ger en bouche et se laisse boire dès l’apé­ri­tif. Il s’ac­corde avec des plats simples de ter­roir et du quo­ti­dien, comme une quiche lor­raine, un sau­té de veau… nd Après 2 à 10 ans en fonc­tion des ap­pel­la­tions et du mil­lé­sime, sa robe de­vient ru­bis sombre à gre­nat, et ses arômes de fruits à noyau se fondent avec des notes de fleurs et d’épices. Des vins riches, char­nus, par­fois puis­sants et char­pen­tés, qui se bo­ni­fient avec le temps. On les dé­guste sur des grands clas­siques comme des oeufs en meu­rette, une vo­laille rô­tie, une poê­lée de cham­pi­gnons à la Tête de Moine…

Pour les rouges, 14 °C avec une ou­ver­ture 1 à 2 h au­pa­ra­vant se­lon les ap­pel­la­tions et mil­lé­simes, et 10 °C pour les blancs.

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