DR MA­RIE-FRAN­ÇOISE VECCHIERINI,

neu­ro­psy­chiatre au Centre du som­meil de l’Hô­tel-Dieu (Pa­ris)

Maxi Hors-série Santé - - EN PLEINE SANTÉ -

Pour pas­ser un cap dif­fi­cile, votre mé­de­cin peut pres­crire, pen­dant quelques se­maines, des som­ni­fères ou hyp­no­tiques. At­ten­tion : il ne s’agit pas d’un trai­te­ment mi­racle.

Les ben­zo­dia­zé­pines

Les ben­zo­dia­zé­pines et ap­pa­ren­tés (Zol­pi­dem et Zo­pi­clone ), aux pro­prié­tés sé­da­tives et hyp­no­tiques, sont pres­crits sur or­don­nance. Il existe dif­fé­rents types de ben­zo­dia­zé­pines qui se dis­tinguent no­tam­ment par leur du­rée d’ac­tion. En France, ceux à ac­tion courte sont les plus pres­crits, leur du­rée d’ac­tion étant com­prise entre 3 et 5 heures. Ces in­duc­teurs de som­meil à ac­tion courte ont l’avan­tage de ne pas mo­di­fier la struc­ture du som­meil et d’en­traî­ner peu d’ef­fets ré­si­duels le len­de­main. Les ben­zo­dia­zé­pines et ap­pa­ren­tés à ac­tion moyenne ou longue peuvent en­traî­ner un risque de chutes. La prise de ces hyp­no­tiques ne doit pas dé­pas­ser 4 se­maines. Afin d’évi­ter tout syn­drome de se­vrage et « ef­fet re­bond », l’ar­rêt du trai­te­ment se fe­ra pro­gres­si­ve­ment.

Les an­ti­his­ta­mi­niques

Ces trai­te­ments aux pro­prié­tés sé­da­tives sont dis­po­nibles en vente libre en phar­ma­cie (Do­nor­myl , Li­dène et Noc­tyl ). Ils pré­sentent des risques d’ac­cou­tu­mance et de dé­pen­dance et sont donc in­di­qués pour trai­ter des in­som­nies oc­ca­sion­nelles. De plus, ils peuvent en­traî­ner des ef­fets ré­si­duels : som­no­lence diurne et ef­fets an­ti­cho­li­ner­giques (sé­che­resse buc­cale, consti­pa­tion…). Ces trai­te­ments peuvent aus­si en­traî­ner un risque de chutes.

La mé­la­to­nine

La mé­la­to­nine n’est pas un som­ni­fère mais une hor­mone chro­no bio­tique qui aide à la ré­gu­la­tion de l’hor­loge bio­lo­gique, et en par­ti­cu­lier du rythme veille-som­meil. Grâce à son lé­ger ef­fet so­po­ri­fique, la mé­la­to­nine peut fa­vo­ri­ser l’en­dor­mis­se­ment. Elle est com­mer­cia­li­sée sur pres­crip­tion mé­di­cale. Ce trai­te­ment contient 2 mg de mé­la­to­nine à li­bé­ra­tion pro­lon­gée et est in­di­qué chez les pa­tients âgés de plus de 55 ans souf­frant d’in­som­nie pri­maire (non as­so­ciée à des troubles an­xieux ou dé­pres­sifs). Ce trai­te­ment en­traîne peu d’ef­fets se­con­daires, hor­mis, dans cer­tains cas, des cé­pha­lées ou des ver­tiges.

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