Li­bé­rer son es­prit : la mé­di­ta­tion pour ré­gu­ler ses émo­tions

Loin de son image d’ac­ti­vi­té sta­tique, la mé­di­ta­tion est, au contraire, une fa­çon d’ac­ti­ver son es­prit et ses sens, de mieux ap­pré­hen­der le quo­ti­dien, avec ses joies et ses dif cultés. Et la san­té en sort ren­for­cée : mé­moire, mo­ral, im­mu­ni­té, la liste des

Maxi Hors-série Santé - - SOMMAIRE - Par Aman­da Schrepf

Au quo­tid ien, not re at­ten­tion est sans cesse sol l ici­tée : images, alertes sur smart­phone, ap­pels, tra­vail à faire, en­fants et pe­tits- en­fants dont il faut s’oc­cu­per… Si nous trou­vons, bien sûr, du bon­heur dans ces pe­tites choses du quo­ti­dien, elles en­gendrent par­fois aus­si stress, an­goisse et mau­vaise hu­meur. De fait, le som­meil est per­tur­bé (on res­sasse), la mé­moire est dé­faillante, le corps s’épuise et les dé­fenses im­mu­ni­taires ne jouent plus cor­rec­te­ment leur rôle. Un en­gre­nage qu’il est pos­sible d’en­rayer. « La mé­di­ta­tion a de nom­breux ef­fets sur le cer­veau et sur le ren­for­ce­ment de l’im­mu­ni­té », ex­plique Fa­brice Mi­dal, fon­da­teur de l’École oc­ci­den­tale de mé­di­ta­tion. Mais pas seule­ment : « Ré­duire le stress, ré­gu­ler les émo­tions, ren­for­cer la con ance en soi, l’op­ti­misme et la pen­sée po­si­tive, rendre le pa­tient res­pon­sable et ac­teur de sa prise en charge sont au­tant de pa­ra­mètres im­por­tants qui ont prou­vé leur im­pact po­si­tif sur la san­té », pré­cise le Dr Jacques Mar­ty, neu­ro­logue. Alors, comment fait-on ?

Plu­sieurs fa­cul­tés pres­ti­gieuses de mé­de­cine, comme Mont­pel­lier, Tou­louse, Pa­ris IV ou Stras­bourg, ont créé des di­plômes uni­ver­si­taires au­tour de la mé­di­ta­tion. Cer­tains hô­pi­taux offrent à leurs in­ternes des pro­grammes de ré­duc­tion du stress ba­sés sur la pleine conscience a n d’évi­ter le burn-out et les sen­si­bi­li­ser au concept de mé­di­ta­tion.

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