Gar­der l’équi­libre : le tai-chi, ou l’art de maî­tri­ser son corps

Art mar­tial chi­nois d’ap­pa­rence douce, le tai-chi fait au­jourd’hui l’ob­jet d’études scien­ti ques, no­tam­ment sur l’équi­libre du corps. Mais il s’agit de bien plus qu’une pra­tique pour évi­ter les chutes. Le tai-chi per­met d’éta­blir un lien di­rect entre le c

Maxi Hors-série Santé - - SOMMAIRE - Par Aman­da Schrepf

Àl’ori­gine, le tai- chi est un art mar­tial d’ori­gine chi­noise, qui se trans­met­tait dans les vil­lages pour to­ni er le corps et se dé­fendre contre les agres­sions ex­té­rieures, mais aus­si la ma­la­die. Il a com­men­cé à être in­tro­duit dans les écoles chi­noises dans les an­nées 1920. C’est à par­tir de ce mo­ment qu’il a connu une évo­lu­tion pour être plus fa­ci­le­ment as­si­mi­lable par le plus grand nombre. Les mou­ve­ments sont de­ve­nus moins agres­sifs, plus simples. C’est sous cette forme qu’il est ar­ri­vé en Oc­ci­dent, dans les an­nées 1980, et que nous le connais­sons au­jourd’hui. Le tai- chi fait par­tie de ces dis­ci­plines que l’on peut en­tre­prendre à tout âge, sans avoir for­cé­ment eu un pas­sé spor­tif. Au contraire, l’ini­tia­tion en dou­ceur va per­mettre de com­prendre et d’as­si­mi­ler pe­tit à pe­tit chaque mou­ve­ment. Le plus im­por­tant est d’adap­ter les mou­ve­ments à son propre rythme. « Si vous avez des pro­blèmes d’ar­ti­cu­la­tions, il faut par exemple es­sayer de tra­vailler un pe­tit peu moins bas les po­si­tions. Même une per­sonne en fau­teuil rou­lant peut pra­ti­quer le tai- chi, car il au­ra une ac­tion sur la par­tie haute du corps, les bras, la tête, le tronc », ex­plique Vincent Pham, maître de tai-chi de­puis 32 ans.

Il est éga­le­ment im­por­tant d’être dans de bonnes dis­po­si­tions

men­tales. Une per­sonne qui se sen­ti­ra obli­gée de pra­ti­quer ne pour­ra pas en ti­rer tous les bé­né ces. Est- ce fa­cile ? Pour dé­bu­ter le tai- chi, il suf­fit de re­pro­duire les mou­ve­ments réa­li­sés par le maître. « En Orient, la pé­da­go­gie passe d’abord par le “faire”, soit l’ob­ser­va­tion puis la re­pro­duc­tion ; en Oc­ci­dent, elle passe d’abord par le “com­prendre” puis par le “faire” », ex­plique Vincent Pham. Avec la pra­tique, ces mou­ve­ments de­vien­dront au­to­ma­tiques.

Où pra­ti­quer ? À l’ori­gine, le tai­chi se fai­sait dans la na­ture. Il est donc tout à fait pos­sible de pra­ti­quer en plein air, ha­billée confor­ta­ble­ment et bien cou­verte. Ce­la est même conseillé a n d’être en com­mu­nion avec la na­ture et de s’oxy­gé­ner. Vous pou­vez aus­si tra­vailler dans une salle, en groupe, ou chez vous en fai­sant des pe­tits en­chaî­ne­ments courts. En­fin, Vincent Pham ex­plique qu’il est « tout à fait pos­sible de pra­ti­quer le tai- chi men­ta­le­ment, dans le mé­tro par exemple. Nous sa­vons dé­sor­mais qu’il y a une in­ci­dence men­tale sur le corps. La vi­sua­li­sa­tion per­met au corps de tra­vailler, même sans bou­ger. »

Une pra­tique adap­tée à chaque âge et étape de la vie

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