Ré­duire la sé­den­ta­ri­té : tou­jours ac­tive et en pleine forme

Bou­ger un peu tous les jours est ex­cellent pour la san­té. Voi­ci des pe­tites as­tuces à adop­ter au quo­ti­dien pour ne pas se lais­ser ga­gner par l’in­ac­ti­vi­té.

Maxi Hors-série Santé - - SOMMAIRE - Par Char­line De­la­fon­taine

Com­bien de temps pas­sez- vous en po­si­tion as­sise au cours de la jour­née ? En voi­ture, dans les trans­ports en com­mun, sur le ca­na­pé, de­vant l’or­di­na­teur ou la té­lé­vi­sion, la sé­den­ta­ri­té gagne du ter­rain à cause de notre mode de vie.

Le Pro­gramme na­tio­nal nu­tri­tion san­té re­com­mande de pra­ti­quer 30 mi­nutes d’ac­ti­vi­té phy­sique mo­dé­rée au moins

5 jours par se­maine. Mais qu’en­tend-on au juste par « ac­ti­vi­té phy­sique » ? Il s’agit de « tout mou­ve­ment cor­po­rel pro­duit par les muscles en­traî­nant une dé­pense éner­gé­tique su­pé­rieure à celle du re­pos ». Il n’est donc pas né­ces­saire de chaus­ser ses bas­kets pour dire stop à la sé­den­ta­ri­té. Mar­cher d’un bon pas, jar­di­ner ou même pas­ser l’as­pi­ra­teur…, toutes les ac­ti­vi­tés du quo­ti­dien se tra­duisent bel et bien par une dé­pense éner­gé­tique, et sont donc consi­dé­rées comme des ac­ti­vi­tés phy­siques. Pour­tant, en 2015, seules 52,6 % des femmes res­pec­taient ces re­com­man­da­tions, contre 62,5 % en 2006. Les plus tou­chées par la sé­den­ta­ri­té de­meurent les femmes âgées de 40 à 54 ans. De mau­vaises ha­bi­tudes qui ne sont pas sans consé­quence pour la san­té. Mais ras­su­rez-vous : bas­cu­ler de « pas­sif » à « ac­tif » passe par des pe­tites as­tuces que vous pou­vez fa­ci­le­ment mettre en place et adop­ter au quo­ti­dien.

La règle d’or : sai­sir la moindre oc­ca­sion pour se le­ver, mar­cher, cou­rir, bou­ger.

Ce qu’il convient de faire

Pour les tra­jets du quo­ti

di­en, pri­vi­lé­giez la marche ou le vé­lo. C’est un mode de dé­pla­ce­ment éco­no­mique, éco­lo­gique et ex­cellent pour la san­té !

D’après une étude de l’Uni­ver­si­té de Glas­gow, se mou­voir chaque jour en deux roues per­met­trait de di­vi­ser par deux le risque de ma­la­dies car­dio-vas­cu­laires et

de can­cers. Se­lon une autre étude néer­lan­daise, les sa­la­riés cy­clistes ont en moyenne 15 % d’ar­rêts ma­la­die en moins. Dans les trans­ports en com­mun, des­cen­dez un ou deux ar­rêts avant le vôtre. En voi­ture, ga­rez-vous à une cer­taine dis­tance de votre des­ti­na­tion nale.

Dans un im­meuble ou un grand ma­ga­sin, pri­vi­lé­giez les es­ca­liers aux as­cen­seurs et es­ca­liers mé­ca­niques.

À la mai­son, ran­gez, faites le mé­nage, pas­sez l’as­pi­ra­teur… Les tâches mé­na­gères en­tre­tiennent la san­té, sans comp­ter qu’une mai­son bien ran­gée a la fa­cul­té d’apai­ser. Au té­lé­phone, pro­fi­tez des conver­sa­tions pour mar­cher !

Pen­sez aux loi­sirs, une ex­cel­lente ma­nière de se dé­pen­ser : dan­ser, faire du shop­ping, bri­co­ler ou jar­di­ner… Men­tion spé­ciale pour le bê­chage ! Si vous avez un chien, pro­me­nez-le plus souvent et le plus long­temps pos­sible.

Ce qu’il faut évi­ter

Pen­ser que faire du sport le

di­manche per­met de « rat­tra­per » de longues heures pas­sées du­rant la se­maine sur sa chaise ou son ca­na­pé.

Se­lon l’Ins­ti­tut de re­cherche du bien-être, de la mé­de­cine et du sport san­té, 1 mi­nute de vé­lo équi­vaut à 150 pas !

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