PSY­CHO Mère-fille : les clés pour mieux s’ai­mer

Avec celle qui nous a câ­li­née, fait gran­dir, nous en­tre­te­nons des liens uniques. Aus­si, même quand les re­la­tions ne sont pas au beau fixe, on peut tou­jours amé­lio­rer les choses…

Maxi - - C’est dans votre Maxi - Par Ariane Lan­glois Ch­ris­laine, 47 ans, sé­pa­rée

“Au­jourd’hui, on se com­prend bien”

Ma mère a di­vor­cé de mon père quand j’avais 8 ans, puis a cu­mu­lé les his­toires d’amour.

Mon pe­tit frère et moi avons gran­di dans l’in­sta­bi­li­té, avec une ma­man plus pré­oc­cu­pée par sa vie amou­reuse que par ses enfants. Pour­tant, avec nous, c’était une femme souple, gen­tille, fa­cile à vivre… mais peu pré­sente. Nous n’avons ja­mais été proches et j’en ai souf­fert, même si je ne lui en ai ja­mais fait le re­proche di­rect. Je n’ai pas sou­hai­té de­ve­nir mère : je me sen­tais in­ca­pable de don­ner une sta­bi­li­té à un en­fant, ne l’ayant ja­mais connue. Force est de consta­ter que ma vie amou­reuse est aus­si chao­tique que la sienne : je viens de me sé­pa­rer de mon troi­sième conjoint. Bi­zar­re­ment, cette sé­pa­ra­tion a eu une con­sé­quence po­si­tive ; elle a ap­por­té un cer­tain apai­se­ment dans notre re­la­tion. Je vois ma mère plus sou­vent et la sens plus ou­verte à la confi­dence. On se com­prend mieux, ayant un peu le même par­cours de vie. Ma mère dit qu’elle au­rait vou­lu mieux pour moi que la vie qu’elle a eue, ré­pète que c’est de sa faute… Quelque part, ses re­grets me font du bien ; ils montrent qu’elle tient à moi. Je sens que quelque chose se dé­noue avec le temps. Peut-être qu’en vieillis­sant on au­ra en­fin le vrai lien mè­re­fille dont j’ai tant rê­vé.

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