RÉ­TRO

NORTON COM­MAN­DO 750 FASTBACK

Maximoto - - SOMMAIREO - Texte : Phi­lippe Gorce – Photos : Da­vid Rey­gon­deau & DR

On a long­temps cru que la Fastback al­lait pou­voir per­mettre à Norton de sur­vivre à la vague ja­po­naise. Ce­la au­rait pu le faire…

Là,

notre Com­man­do Fastback pré­side à l’ap­pel fon­da­teur et fé­dé­ra­teur du club On The Road Again. De quoi s’agit-il ? D’une réunion d’ama­teurs pa­ri­siens de belles, et au­tant de bielles, sans dis­tinc­tion de genre ni d’ex­trait de nais­sance. Cette as­so­cia­tion concentre sa rai­son d’être sur les ma­chines pro­duites du coeur de la guerre froide (1960) jus­qu’à la chute du mur. On parle de ce­lui de Ber­lin, là. Pas du ru­ban ma­çon­né qui ceint le po­ta­ger mi­toyen de votre cam­buse. On vous le dit : la vo­ca­tion de ces rou­leurs de mé­ca­niques s’at­tache plus à l’état d’es­prit du fu­tur membre qu’aux états de ser­vices de sa ma­chine ado­rée. Gros­so mo­do, un peu avant, un peu après l’épi­sode ber­li­nois, ce­la dé­pend de quel cô­té l’on se place.

Com­man­do de com­bat

Donc, elle était là : un gui­don large comme ça, l’ar­rière-train fu­se­lé comme les bo­lides du lac sa­lé de Bon­ne­ville. Il ne faut rien de plus évo­ca­teur que cette vue pos­té­rieure et l’ima­gi­naire s’échappe vers un ailleurs. De croupes en croupes taillées pour la vi­tesse et ayant comme pa­ter­ni­té quelques pré­pa­ra­teurs des riches an­nées, l’ima­gi­na­tion s’émous­tille (Dres­da, Duns­tall, Ro­ca, Mar­tin, etc.). Une autre fois peut-être, au­jourd’hui, c’est ser­vice Com­man­do. Chi­nez les re­coins de votre mé­moire. À l’évo­ca­tion de Norton, deux images, au moins, doivent faire sur­face. D’abord, le po­po­tin de la Com­man­do Fastback dans cette teinte pom­pier (une cou­leur pé­tard non conforme à celle d’ori­gine, Bri­tish Ra­cing Green). Puis un ré­ser­voir d’un noir pro­fond, ce­lui d’une In­ters­tate par exemple, juste ma­quillé des contours d’un fi­let do­ré. La pre­mière est choc. La se­conde est chic. Peu im­porte que la mé­moire confonde mil­lé­sime et type. Que les ado­rables pi­nailleurs (et par­fois pire en­core) de l’exac­ti­tude gé­néa­lo­gique ne nous en tiennent pas ri­gueur. Tout est dans la sym­bo­lique. Entre ces deux illustrations, sym­boles d’une pure image de marque, d’autres ins­tan­ta­nés, an­ciens et contem­po­rains, s’in­ter­calent : les Norton John Player Spe­cial de course, les étin­celles du mo­teur Wan­kel, ces of­fi­cines de conces­sion­naires ré­pu­tés qui firent de Norton leur fonds de com­merce. Plus proche de nous, en 1995, Ken­ny Dreer ra­chète la marque qui de­vient amé­ri­caine. En 2006, l’An­glais Stuart Gar­ner re­prend le flam­beau et ra­pa­trie la marque à Do­ning­ton Park. Sans quit­ter le gi­ron de Norton, d’hier à au­jourd’hui, dé­file le vé­cu d’hommes fé­rus de tech­nique. Le contexte éco­no­mique d’alors pré­fère les règles ma­thé­ma­tiques d’une ges­tion in­dus­trielle ban­cale à la vi­rile poé­sie du twin ca­lé à 360°. Nos Mob’ post 68 croisent sa ma­jes­té Norton Com­man­do sur la na­tio­nale 102. C’est la seule du can­ton. Peut-être y en avait-il

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