KTM 390 DUKE CUP

Maximoto - - EXPÉRIENCE -

en gé­rant la ca­va­le­rie dis­po­nible. Cette équa­tion est évi­dem­ment beau­coup plus simple à po­ser ac­cou­dé au bar qu’à ap­pli­quer en pleine épingle. Mais l’in­ten­tion part d’un bon sen­ti­ment, me dis-je. À ce mo­ment-là, faute de chro­nos, il m’est im­pos­sible de connaître mon ni­veau. Seul re­père : j’ai dé­pas­sé des gars en piste. Avoir la convic­tion de ne pas fi­nir der­jo en course, c’est bon pour l’ego. N’écou­tant que ma conscience pro­fes­sion­nelle, je peux me concen­trer sur un autre as­pect im­por­tant de ce genre de for­mule : l’apé­ro ! Ce se­ra ici à base de so­das, jus de fruits et gâ­teaux sa­lés. Voi­là une belle oc­ca­sion de réunir l’en­semble des concur­rents pour fa­ci­li­ter les contacts. Sous la struc­ture d’ac­cueil, l’am­biance est à la bonne hu­meur. Sans grande sur­prise, entre concur­rents, ça parle moto, mais pas par­ti­cu­liè­re­ment de celle qu’ils pi­lotent. Si les ri­va­li­tés se can­tonnent à la piste, cha­cun se garde bien de ré­vé­ler ses as­tuces pour rou­ler vite. C’est de bonne guerre. Les choses sé­rieuses dé­butent le len­de­main avec deux séances d’es­sais qua­li­fi­ca­tifs.

C’est (presque) dans la boîte

Je ne suis pas à la fête pour ce pre­mier rou­lage ma­ti­nal. Les idées em­bru­mées après avoir fê­té la dé­cu­lot­tée in­fli­gée par les Bleus à la Suisse en Coupe du monde, je n’ar­rive pas à réa­li­ser un tour propre. Un frei­nage lou­pé par-ci, un concur­rent qui gêne par-là. Je me rends ra­pi­de­ment à une évi­dence : mes la­cunes dans le do­maine des tra­jec­toires sont grandes. Tour après tour, il m’est dif­fi­cile de pas­ser exac­te­ment au même en­droit. Mon manque d’expérience est criant. Je vénère alors pro­fon­dé­ment un pi­lote comme Jorge Lo­ren­zo, connu pour être un mé­tro­nome sur la piste, en­chaî­nant sans cesse des tours qua­si iden­tiques. Ce n’est pour­tant pas faute d’es­sayer. La Duke ne me fa­ci­lite pas non plus la tâche face au chro­no.

Chas­ser les pi­lotes de­vant soi est en­ivrant. Le dé­mon de la com­pé­ti­tion, sans doute…

Sa boîte n’est pas un mo­dèle du genre. Les rap­ports sont dif­fi­ciles à en­clen­cher. Ils sautent… gé­né­ra­le­ment au mo­ment le moins op­por­tun. Comme par exemple dans la pa­ra­bo­lique, en pleine ré­ac­cé­lé­ra­tion. Pour faire des­cendre le chro­no, le mieux pour moi est d’ac­cro­cher la roue d’un autre pi­lote. Ne se­rait-ce que pour pro­fi­ter du phénomène d’as­pi­ra­tion dans les lignes droites. Mais entre ceux rou­lant moins vite et les pe­tits jeunes qui n’at­tendent pas,

um­brel­la girl. la tâche est ar­due. Ré­sul­tat : 7e à trois se­condes du pre­mier. Faut pas mol­lir ! Sur­tout que Mi­chel, notre quin­qua jo­vial, est juste de­vant moi. La se­conde séance qua­li­fi­ca­tive n’an­nonce au­cune amé­lio­ra­tion avec une piste trop chaude pour les Dun­lop SportS­mart2, pneus rou­tiers se­mi-spor­tifs qui dé­voilent leurs li­mites. Le mo­no­cy­lindre ne dé­livre que 44 che­vaux, mais dans ces condi­tions, ce­la suf­fit à faire pa­ti­ner l’ar­rière à chaque re­mise des gaz. Les frei­nages

Au gui­don de ma­chines iden­tiques, la ba­taille est par­fois âpre pour le gain d’une place. Tout l’in­té­rêt est de faire la dif­fé­rence au pi­lo­tage. Oui, tout pi­lote « pro­fes­sion­nel » qui se res­pecte a son Même s’il a été né­ces­saire de l’em­prun­ter au voi­sin sur la grille !

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