Le de­si­gn

Maximoto - - LEONART DAYTONA 125 -

est au­jourd’hui, pour la plu­part, l’élé­ment dé­ci­sif lors de l’achat d’une mo­to. À tel point que, par­fois, le plai­sir vi­suel oc­culte les im­per­fec­tions. Di­sons-le tout net : il fau­dra avoir cette ou­ver­ture d’es­prit pour faire ami-ami avec la Leo­nart Day­to­na 125 que voi­là ! Ce cus­tom pur jus a sans conteste du charme. Les têtes se tournent à son pas­sage dans la rue ; les re­gards avi­sés le scrutent aux feux tri­co­lores. Bref, la Day­to­na parle aux amou­reux du genre. L’équi­pe­ment dont elle pro­fite n’est ef­fec­ti­ve­ment pas pour dé­plaire, ju­gez plu­tôt : fourche inversée, double disque pé­tales de 300 mm, grande jante à bâ­tons de 21 pouces, mo­teur à re­froi­dis­se­ment li­quide, trai­te­ment noir mat du plus bel ef­fet… Le tout va­lo­ri­sé par le poste de pi­lo­tage mi­ni­ma­liste (un simple comp­teur ana­lo­gique) sur­plom­bant un ré­ser­voir type goutte d’eau. Il y a même un sis­sy-bar pour le pas­sa­ger. L’ab­sence d’in­di­ca­tion vi­sible quant à sa cy­lin­drée avan­tage la Leo­nart. Ma­lin. Et c’est vrai qu’elle fait plus grosse qu’elle ne l’est réel­le­ment, avec son gé­né­reux ga­ba­rit, son em­pat­te­ment consé­quent ou son gros pneu ar­rière. En re­vanche, cette même sta­ture s’avère être un poids consé­quent pour les 15 pe­tits che­vaux du mo­no­cy­lindre four­ni par Piag­gio. Les ac­cé­lé­ra­tions sont ti­mides. Les re­prises, elles, vous laissent sur place. Quel que soit le rap­port en­ga­gé. La boîte de vi­tesses se montre d’ailleurs as­sez im­pré­cise, oc­ca­sion­nant en­clen­che­ments ap­proxi­ma­tifs des rap­ports et al­lu­mages in­tem­pes­tifs du voyant de point mort. En ville, c’est même as­sez pé­nible. Pour­tant, sur ce terrain de jeu exi­geant, la Leo­nart dé­voile quelques belles qua­li­tés. La faible hau­teur de selle per­met une ac­ces­si­bi­li­té uni­ver­selle et la dou­ceur du mo­no­cy­lindre consti­tue une arme de séduction mas­sive. Dom­mage une fois en­core que toute cette bonne vo­lon­té soit contra­riée par quelques dé­fauts aga­çants. À l’image de la selle, rem­bour­rée chi­che­ment, ou des sus­pen­sions de mo­deste qua­li­té. Le sys­tème de frei­nage dé­voile quant à lui ra­pi­de­ment ses li­mites. L’ar­rière s’ac­tionne en on/off et la moindre pres­sion bloque la roue ar­rière, même sur re­vê­te­ment sec. L’avant, plus me­su­ré, né­ces­site tout de même de prendre ses pré­cau­tions con­cer­nant les dis­tances de frei­nage.

Le ver­dict

Le style et l’es­prit cus­tom sont bien pré­sents. Le prix est par contre pro­hi­bi­tif, vu les pres­ta­tions dy­na­miques glo­bales. Bien que dé­sor­mais mon­tées en Es­pagne et bé­né­fi­ciant de mé­ca­niques ita­liennes, les Leo­nart res­tent donc per­fec­tibles. À moins bien sûr que l’ori­gi­na­li­té de leur de­si­gn ne fasse ou­blier tout le reste…

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