Der­rière

Maximoto - - RIEJU CITYLINE 300 -

le co­lo­ris fla­shy de ce Ci­ty­line, les spé­cia­listes du genre re­con­naî­tront le Ma­la­gu­ti Ma­di­son. Lo­gique puisque Rie­ju a ra­che­té l’an pas­sé la marque ita­lienne et a dé­lo­ca­li­sé la pro­duc­tion dans son usine de Fi­gue­ras. Sur cette base mé­ca­nique connue donc, les Es­pa­gnols ont tou­te­fois ap­por­té quelques mo­di­fi­ca­tions avec de nou­velles sus­pen­sions, ain­si qu’une ins­tru­men­ta­tion ma­riant comp­teurs ana­lo­giques et écran à cris­taux li­quides dont les me­nus dé­filent via un bou­ton au com­mo­do gauche. Au rayon des as­pects pra­tiques, on ap­pré­cie éga­le­ment la bé­quille cen­trale, la large boîte à gants et le petit vide-poches dans le ta­blier ac­cueillant un port USB et une prise 12 volts. Le pro­gramme de per­son­na­li­sa­tion est aus­si une bonne idée. Il per­met de cus­to­mi­ser à moindre coût di­vers élé­ments de l’ha­billage en choi­sis­sant les dif­fé­rents co­lo­ris di­rec­te­ment de­puis le confi­gu­ra­teur sur le site In­ter­net du construc­teur. Le Ci­ty­line af­fiche ce­pen­dant un sé­rieux han­di­cap : son es­pace de ran­ge­ment sous la selle ne per­met pas d’ac­cueillir un casque digne de ce nom. Vous pou­vez seu­le­ment y glis­ser deux de­mi-jets, pas plus. La seule so­lu­tion, in­ves­tir dans un top­case. Rie­ju en pro­pose d’ailleurs un en op­tion à 67 €.

Et en ac­tion ?

Son ga­ba­rit com­pact et son poids me­su­ré lui fa­ci­litent la vie en ville. La po­si­tion de conduite se montre agréable, l’es­pace étant suf­fi­sam­ment vaste pour adop­ter la pos­ture qui vous convient. La selle s’avère de plus très ac­cueillante et les nou­velles sus­pen­sions filtrent cor­rec­te­ment les dé­fauts de la chaus­sée. La fa­ci­li­té de prise en main et le confort sont d’ailleurs les prin­ci­paux ar­gu­ments de ce Ci­ty­line. Pour au­tant, le Rie­ju ne par­vient pas à mas­quer l’an­cien­ne­té de sa concep­tion, qui nous rap­pelle celle des scoo­ters d’il y a 10 ans. Le train avant offre ain­si un com­por­te­ment flou, peu ras­su­rant à la mise sur l’angle (mal­gré la pré­sence des ef­fi­caces Mi­che­lin City Grip), et qui en­gendre des ré­ac­tions pa­ra­sites au-des­sus de 120 km/h. Et ne cher­chez pas l’ABS, même en op­tion, il n’y en a pas ! Quant au mo­teur, il date lui aus­si d’une autre époque. Il s’agit du bloc Lea­der que l’on re­trou­vait sur le Piag­gio X8 et consorts. Cu­bant 278 cm3, ses per­for­mances ap­pa­raissent suf­fi­santes en cycle ur­bain, mais le mo­no­cy­lindre ne peut en­suite ca­cher l’âge de ses ar­tères en se mon­trant bruyant et vi­brant.

Le ver­dict

Ce nou­veau ve­nu n’en est pas vrai­ment un et ra­pi­de­ment, sa concep­tion un peu da­tée re­monte à la sur­face, tant en ri­gueur com­por­te­men­tale qu’au ni­veau de la ca­pa­ci­té d’em­port. Le Rie­ju a néan­moins quelques atouts : confort, pos­si­bi­li­tés de per­son­na­li­sa­tion, mé­ca­nique à la fia­bi­li­té éprou­vée… Alors, pour­quoi pas ?

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