Si

Maximoto - - ADVENTURE -

un cer­tain Ch­ris­tophe Co­lomb fut le dé­cou­vreur of­fi­ciel de ce pays sau­vage et lui don­na son nom (« côte riche », en ré­fé­rence à l’or por­té par les chefs guer­riers ren­con­trés sur place) en 1502, c’est un autre Ch­ris­tophe qui nous ac­cueille au­jourd’hui pour un trip spor­tif. Né Fran­çais, pâ­tis­sier de son état mais en­du­riste de coeur, notre qua­dra­gé­naire est tom­bé amou­reux du Cos­ta Ri­ca il y a une quin­zaine d’an­nées. Au point d’y po­ser de­puis dé­fi­ni­ti­ve­ment ses va­lises. Sa vie, sa fa­mille, son job et sa pra­tique de la mo­to, c’est dé­sor­mais là-bas qu’ils se trouvent. Ce choix, Ch­ris­tophe le jus­ti­fie d’une for­mule ô com­bien ex­pli­cite : « Ici, tu as l’océan, la mon­tagne, la jungle, un cli­mat tro­pi­cal toute l’an­née et une dou­ceur de vie in­com­pa­rable. Et en plus, tu peux faire de l’en­du­ro en sor­tant de chez toi ! » Le pa­ra­dis ? On n’en est pas loin en tout cas avec ce pays grand comme la Suisse, qui n’a pas d’ar­mée mais des plages dignes de cartes pos­tales, une ex­tra­or­di­naire bio­di­ver­si­té et, sur­tout, de nom­breuses pistes sillon­nant des pay­sages gran­dioses et pré­ser­vés.

Bio c’est bon

Le Cos­ta Ri­ca bé­né­fi­cie d’une si­tua­tion par­ti­cu­lière, dans le plus petit pas­sage du boyau re­liant le nord et le sud du con­tinent amé­ri­cain. Le re­lief du pays est tra­ver­sé par quatre chaînes mon­ta­gneuses : les cor­dillères du Gua­na­caste et de Ti­la­ran au nord-ouest, la Cordillère cen­trale à l’est et celle de Ta­la­man­ca au sud. Dans le cadre d’une ran­do iti­né­rante, ce maillage ro­cheux li­mite les pos­si­bi­li­tés de tra­ver­sée entre les ex­tré­mi­tés nord et sud du pays. Et à moins d’avoir deux mois de­vant soi, le mieux est de se concen­trer sur une ré­gion en par­ti­cu­lier. La boucle que nous dé­cou­vrons au­jourd’hui se si­tue sur la par­tie pa­ci­fique, au coeur d’un tri­angle for­mé par les villes de San Jo­sé, Que­pos et Ja­co. Sa ver­sion dé­fi­ni­tive, telle que les clients la trou­ve­ront dans le pro­chain ca­ta­logue de l’agence Trail Ran­do (voir en­ca­dré), de­vrait lé­gè­re­ment dif­fé­rer, mais les grandes lignes se­ront conser­vées. Les su­blimes pay­sages aus­si, bien évi­dem­ment. En quit­tant San Jo­sé, la ca­pi­tale, l’im­mer­sion dans la vé­gé­ta­tion est qua­si im­mé­diate. D’ailleurs, ra­pi­de­ment, le pro­fil de la piste de­vient ac­ci­den­té avec quelques belles grim­pettes au mi­lieu des cailloux, ponc­tuées de des­centes ra­vi­nées à sou­hait. Pas de quoi ef­frayer nos Gas Gas 250 de lo­ca­tion. Ces mo­tos d’en­du­ro-loi­sir sont mues par le très to­lé­rant bloc 4-temps des Ya­ma­ha WR-F, mais elles pro­fitent d’une par­tie-cycle op­ti­mi­sée, avec no­tam­ment une so­lide fourche inversée Mar­zoc­chi de 45 mm et un ex­cellent amor­tis­seur ar­rière si­gné Öh­lins. Vous le sa­vez, le ma­tos ne fait pas tout et dans le tech­nique, le poi­reau que je suis se rap­pelle cette cruelle vé­ri­té à chaque ins­tant. Mais quand la qua­li­té des sus­pen­sions est au ren­dez-vous, ce­la fa­ci­lite quand même consi­dé­ra­ble­ment la vie. Aux com­mandes de cette mo­to lé­gère, très bien sus­pen­due donc et pro­fi­tant d’un mo­no­cy­lindre ani­mé de bonnes ma­nières, la troupe suit sans au­cun sou­ci le rythme im­po­sé par Ch­ris­tophe. Der­rière, Luis, son ad­joint, ferme la marche. Un gars dis­cret, ce Luis, li­mite ti­mide. Ce der­nier est pour­tant une an­cienne gloire lo­cale du mo­to­cross (en­vi­ron 10 titres na­tio­naux et même quelques belles piges aux States !), qui n’a vi­si­ble­ment rien per­du de son lé­gen­daire coup de gui­don. Calme, à peine plus haut que sa mo­to et do­té d’un sou­rire aus­si large que ses pognes, le gars Luis ne paie pas de mine. Mais quand il es­sore le ca­ou­tchouc droit, il fait pas sem­blant, le bougre. Sa spé­cia­li­té : les condi­tions bien pour­ries ! « Ils sont un peu tous

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