Seuls sur la plage…

Maximoto - - ADVENTURE -

Au fil de notre pro­gres­sion, les cou­leurs, les odeurs et les re­liefs du terrain ne cessent de chan­ger, mais une constante de­meure : le taux d’hu­mi­di­té. Lourd et pre­nant, il pèse comme une chape de plomb sur les or­ga­nismes peu ha­bi­tués et semble vou­loir in­ter­dire à l’air de cir­cu­ler li­bre­ment. Dans une telle étuve, chaque ef­fort sur la mo­to se paie cash, mais quel spec­tacle ! La na­ture est ici chez elle. Le dé­cor se com­pose d’à peu près tout ce que notre pla­nète compte de vé­gé­tal, à la taille XXXL. Il faut dire qu’avec de tels ni­veaux d’hu­mi­di­té et d’en­so­leille­ment, la vé­gé­ta­tion est aux anges. Par mo­ments, notre équi­pée a l’étrange l’im­pres­sion d’évo­luer au coeur d’un im­mense jar­din botanique des­si­né par le plus in­gé­nieux et le plus dé­li­rant des ar­chi­tectes du pay­sage. Si la vé­gé­ta­tion s’avère om­ni­pré­sente, l’eau l’est tout au­tant. Sous forme de ri­vières, de fleuves au par­cours pai­sible ou tu­mul­tueux, sa ren­contre consti­tue à chaque fois une op­por­tu­ni­té de ra­fraî­chis­se­ment… à la­quelle tout le monde suc­combe. Vo­lon­tai­re­ment ou suite à une mal­adresse de pi­lo­tage ! Et lorsque nous quit­tons ce pa­ra­dis vert, c’est pour re­trou­ver un autre élé­ment mi­né­ral, certes d’une tout autre na­ture puis­qu’il s’agit dé­sor­mais de l’océan. Du vert pro­fond, on est pas­sé aux dé­gra­dés de bleu, et le ta­bleau s’ac­com­pagne d’une pe­tite brise ma­rine fort ap­pré­ciée par la troupe après une aus­si longue cuis­son à la va­peur. Nous tou­chons la côte au ni­veau de Manuel An­to­nio. Cette sta­tion

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