étu­diants :

des so­lu­tions ori­gi­nales pour trou­ver Un lo­ge­ment

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l’an­née pro­chaine votre en­fant ira étu­dier loin de chez vous. il faut donc lui trou­ver un lo­ge­ment. plus le temps passe, plus les offres di­mi­nuent. dans ces condi­tions, pour­quoi ne pas se tour­ner vers des so­lu­tions al­ter­na­tives comme le lo­ge­ment à la ferme ou la co­lo­ca­tion in­ter­gé­né­ra­tion­nelle ?

L’an­née pro­chaine votre en­fant ira étu­dier loin de chez vous. Il faut donc lui trou­ver un lo­ge­ment. Plus le temps passe, plus les offres di­mi­nuent. Dans ces condi­tions, pour­quoi ne pas se tour­ner vers des so­lu­tions al­ter­na­tives comme le lo­ge­ment à la ferme ou la co­lo­ca­tion in­ter­gé­né­ra­tion­nelle ?

votre en­fant va vo­ler de ses propres ailes et quit­ter le nid fa­mi­lial pour faire ses études. et il n’est pas le seul. d’après une étude csa pour log’étu­diant, ils sont chaque an­née plus d’un mil­lion à cher­cher un toit. une quête qui s’avère dif­fi­cile puisque 60 % d’entre eux ren­contrent des dif­fi­cul­tés pour se lo­ger. l’une des so­lu­tions peut être de sor­tir des sen­tiers bat­tus et de re­cher­cher autre chose qu’une chambre étu­diante. voi­ci trois exemples par­mi tant d’autres.

un Lo­ge­ment à La ferme

le bon­heur des étu­diants est peut-être dans le pré. loin du tu­multe de la ville, l’as­so­cia­tion cam­pus vert pro­pose des ap­par­te­ments dans les ex­ploi­ta­tions agri­coles. « Nous dis­po­sons de près de 600 lo­ge­ments dans le Nord-pasde-ca­lais, en Pi­car­die, en Bre­tagne ain­si qu’en Île-de-france », liste odile co­lin, la di­rec­trice du ré­seau. la struc­ture met en re­la­tion les agri­cul­teurs et les étu­diants in­té­res­sés. « Il s’agit d’an­ciens bâ­ti­ments de corps de ferme in­uti­li­sés qui ont été trans­for­més en T1 ou T2 et qui sont pro­po­sés à des prix mo­dé­rés en moyenne 20 à 30% moins chers que le mar­ché lo­ca­tif lo­cal », dé­taille la res­pon­sable. ces ha­bi­ta­tions, gé­né­ra­le­ment si­tuées à 15 mi­nutes des sites uni­ver­si­taires, doivent ré­pondre à un ca­hier des charges pré­cis : un même corps de ferme ne peut pas pro­po­ser plus de six lo­ge­ments et l’ex­ploi­tant doit ha­bi­ter sur place, ce qui per­met d’avoir une pré­sence ras­su­rante. « Pour ce genre d’ha­bi­tat il est conseillé d’avoir son per­mis et sa propre voi­ture », sug­gère odile co­lin. tou­te­fois, il est aus­si pos­sible

d’or­ga­ni­ser du co­voi­tu­rage pour re­joindre son lieu d’étude. autre atout, cam­pus vert se charge de four­nir une connexion in­ter­net per­for­mante et à moindre coût.

La co­ha­bi­ta­tion in­ter­gé­né­ra­tion­nelle

cer­taines per­sonnes âgées peuvent vivre seules dans des lo­ge­ments de­ve­nus trop grands pour elles. pour as­su­rer une pré­sence, elles peuvent ré­ser­ver l’une de leurs chambres à un étu­diant. on parle alors de co­ha­bi­ta­tion in­ter­gé­né­ra­tion­nelle. le jeune rend quelques ser­vices comme chan­ger une am­poule, al­ler cher­cher des mé­di­ca­ments à la phar­ma­cie, pas­ser la ton­deuse…. « Il ne s’agit ni d’un tra­vail, ni de la réa­li­sa­tion d’un geste pro­fes­sion­nel comme une pi­qûre ou la toi­lette, ex­plique sé­ve­rine ga­dier, co­or­di­na­trice de l’as­so­cia­tion 1toit-2gé­né­ra­tions spé­cia­li­sée dans la co­ha­bi­ta­tion in­ter­gé­né­ra­tion­nelle dans les ré­gions de cham­bé­ry et d’an­ne­cy. Pour ces ac­tions pré­cises, la per­sonne âgée doit faire ap­pel à une aide à do­mi­cile. » la plu­part du temps la liste des be­soins est dé­fi­nie à l’avance. en échange, le lo­ge­ment est gra­tuit, seules les charges doivent être ré­glées, soit en­vi­ron 100 eu­ros par mois. l’idéal est que cette co­ha­bi­ta­tion dure au moins une an­née uni­ver­si­taire. tou­te­fois, ce dis­po­si­tif peut aus­si ré­pondre à des be­soins plus ponc­tuels, par exemple pour quelques mois dans le cadre d’un stage ou d’une for­ma­tion. at­ten­tion car cette op­tion ne per­met pas de bé­né­fi­cier de l’aide per­son­na­li­sée au lo­ge­ment (apl). la co­lo­ca­tion est de plus en plus plé­bis­ci­tée car en plus de ré­duire le coût du lo­ge­ment, elle per­met de ne pas être iso­lé. mal­heu­reu­se­ment, il n’est pas tou­jours fa­cile de trou­ver chaus­sure à son pied. il existe pour­tant une so­lu­tion : la Ko­loc’ à pro­jets so­li­daires (Kaps) dé­ve­lop­pée par l’afev, as­so­cia­tion de la fon­da­tion étu­diante pour la ville. « Il s’agit d’une col­lo­ca­tion pro­po­sée par un bailleur so­cial, aux ta­rifs des lo­ge­ments so­ciaux », dé­fi­nit oli­via noël, co­or­di­na­trice du pro­jet. les an­tennes lo­cales de l’afev se chargent de re­cru­ter des étu­diants. « Ils doivent avoir moins de 30 ans, les moyens de payer leur loyer et la mo­ti­va­tion pour s’in­ves­tir dans un pro­jet. Il faut être en moyenne dis­po­nible trois heures par se­maine pour mon­ter le pro­jet », dé­taille-t-elle. les per­sonnes qui s’ins­tallent en­semble ne se connaissent pas. elles partent à la ren­contre des ha­bi­tants pour son­der leurs be­soins, leurs en­vies et voir quels pro­jets mon­ter. les ac­tions me­nées sont va­riées, comme l’or­ga­ni­sa­tion d’un troc dans le quar­tier, le mon­tage d’opé­ra­tions in­ter­gé­né­ra­tion­nelles. « Il n’y a au­cune obli­ga­tion de ré­sul­tat », pré­cise oli­via noël. même si les places com­mencent à de­ve­nir rares, il n’est pas en­core trop tard pour contac­ter l’an­tenne la plus proche du lieu des études et pour­quoi pas pro­fi­ter d’un dé­sis­te­ment.

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