MA­RINE LE PEN

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Son pro­gramme fis­cal

Ma­rine Le Pen voit la fis­ca­li­té comme un moyen de res­tau­rer le pou­voir d'achat des Fran­çais, au tra­vers d'une baisse d'im­pôt sur le re­ve­nu de 10%, concen­trée sur les trois pre­mières tranches. En se­raient mé­ca­ni­que­ment ex­clus les foyers mo­destes dé­jà non im­po­sables, mais aus­si les Fran­çais les plus ai­sés, sou­mis à la tranche su­pé­rieure du ba­rème de l'im­pôt (45%). Ma­rine Le Pen en­tend revenir sur plu­sieurs me­sures fis­cales prises sous le quin­quen­nat de François Hollande : - ré­ta­blis­se­ment de la dé­fis­ca­li­sa­tion des heures sup­plé­men­taires en vue de fa­vo­ri­ser le tra­vail et le pou­voir d'achat - re­lè­ve­ment pro­gres­sif du plafond de l'avan­tage fis­cal du quo­tient fa­mi­lial - res­tau­ra­tion de la dé­fis­ca­li­sa­tion de la ma­jo­ra­tion des pen­sions de re­traite pour les pa­rents de fa­milles nom­breuses. Autre axe de la po­li­tique fis­cale de la can­di­date du FN, ce qu’elle ap­pelle le « pro­tec­tion­nisme in­tel­li­gent », no­tam­ment au tra­vers de la créa­tion d’une « contri­bu­tion so­ciale à l'im­por­ta­tion de 3% » pour fi­nan­cer une prime de pou­voir d'achat de 1.000 eu­ros par an qui se­rait al­louée aux sa­la­riés et re­trai­tés ga­gnant moins de 1.500 eu­ros de re­ve­nus men­suels.

Son pro­gramme pour la re­traite

La chef de file de l'ex­trême droite sou­haite le re­tour de la re­traite à 60 ans (contre 62 ans ac­tuel­le­ment). Ma­rine Le Pen veut abais­ser la du­rée d'as­su­rance, c’est-à-dire le nombre de tri­mestres re­quis pour per­ce­voir une pen­sion de base sans dé­cote, à 160 tri­mestres (40 ans). Au­jourd’hui, la du­rée d'as­su­rance va­rie de 166 tri­mestres (41,5 ans) pour les ac­tifs nés en 1955 à 172 tri­mestres (43 ans) pour ceux nés à par­tir de 1973. Ma­rine Le Pen sou­haite la sup­pres­sion du compte pé­ni­bi­li­té. La pré­si­dente du FN pro­pose de le rem­pla­cer par un nou­veau dis­po­si­tif « re­po­sant sur une éva­lua­tion per­son­na­li­sée ». En d'autres termes, la pé­ni­bi­li­té se­rait ap­pré­ciée au cas par cas. L’eu­ro­dé­pu­tée pro­pose de re­va­lo­ri­ser L’ASPA (l’ex­mi­ni­mum vieillesse) de 20%, à en­vi­ron 964 eu­ros. La lea­der fron­tiste veut sup­pri­mer le Ré­gime so­cial des in­dé­pen­dants (RSI), ju­gé dé­fi­cient, qui gère no­tam­ment la re­traite de base et la re­traite com­plé­men­taire des ar­ti­sans, des com­mer­çants et des chefs d’en­tre­prise. Les tra­vailleurs in­dé­pen­dants se­raient af­fi­liés au ré­gime gé­né­ral de la Sé­cu­ri­té so­ciale, qui constitue le ré­gime de re­traite de base des sa­la­riés du sec­teur pri­vé. Ma­rine Le Pen ne dit pas ce qu’il ad­vien­dra de la re­traite com­plé­men­taire des in­dé­pen­dants.

Son pro­gramme im­mo­bi­lier

La can­di­date fron­tiste se concentre da­van­tage sur l’ac­ces­sion à la pro­prié­té et le lo­ge­ment so­cial que l’in­ves­tis­se­ment lo­ca­tif dans son pro­gramme. Sur ce der­nier point, elle a tou­te­fois ex­pli­qué être fa­vo­rable à une re­con­duc­tion du dis­po­si­tif Pi­nel ain­si qu’à une di­mi­nu­tion de la fis­ca­li­té, en par­ti­cu­lier des droits de mu­ta­tion. Cô­té locataires, Ma­rine Le Pen sou­haite une re­va­lo­ri­sa­tion de 25% des aides aux lo­ge­ments ver­sées aux jeunes de moins de 27 ans. Elle s’en­gage éga­le­ment à abro­ger la ré­forme des APL de 2016, qui prend no­tam­ment en compte le patrimoine des al­lo­ca­taires pour cal­cu­ler le mon­tant des aides. En­fin, elle pro­met une nou­velle« Pro­tec­tion­lo­ge­ment-jeunes» pour sim­pli­fier le lo­ge­ment des étu­diants. En ma­tière d’achat im­mo­bi­lier, l’élue eu­ro­péenne se place en fa­veur de la vente des lo­ge­ments so­ciaux à leurs locataires. Elle es­père en­cou­ra­ger cette pra­tique et compte éga­le­ment ren­for­cer les prêts ai­dés pour fa­ci­li­ter l’ac­ces­sion à la pro­prié­té.

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