JEAN-LUC MÉ­LEN­CHON

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• Son pro­gramme fis­cal

Pour Jean-luc Mé­len­chon, l'im­pôt est un moyen de lutter contre les in­éga­li­tés et de re­don­ner des marges de ma­noeuvre fi­nan­cières à l'etat. Il fus­tige l’ac­cu­mu­la­tion de ri­chesses, qu’il juge vide de sens et veut mettre en oeuvre ce qu'il ap­pelle la « ré­vo­lu­tion fis­cale ». Cette évo­lu­tion s’ar­ti­cule sur trois axes : une re­mise à plat to­tale de la fis­ca­li­té des mé­nages, une mise à contri­bu­tion ac­crue des plus riches et une sup­pres­sion d'une grande par­tie des niches fis­cales. Dans ce cadre, le can­di­dat de La France In­sou­mise prône : - un alour­dis­se­ment de L'ISF de 3 mil­liards d'eu­ros - la créa­tion d'un im­pôt ba­sé sur la na­tio­na­li­té au tra­vers d’une « taxa­tion dif­fé­ren­tielle per­met­tant de sou­mettre chaque ci­toyen fran­çais aux im­pôts fran­çais quel que soit son pays de ré­si­dence » - une re­mise à plat de l'im­pôt sur le re­ve­nu avec un ba­rème à 14 tranches, dont la der­nière à 90% au-de­là de 400.000 eu­ros de re­ve­nus an­nuels. Sous 4.000 eu­ros de re­ve­nus men­suels, chaque contri­buable de­vrait res­sor­tir ga­gnant de cette ré­forme, se­lon Jean-luc Mé­len­chon qui cri­tique sou­vent l’ar­chi­tec­ture fis­cale ac­tuelle, dont la charge pèse es­sen­tiel­le­ment sur les classes moyennes.

Son pro­gramme pour la re­traite

Comme Ma­rine Le Pen, le pré­sident de La France In­sou­mise prône la re­traite à 60 ans (au lieu de 62 ans) et les 40 an­nées (au lieu de 43 an­nées) de co­ti­sa­tion pour bé­né­fi­cier d’une pen­sion de base sans mi­no­ra­tion. Le dé­pu­té eu­ro­péen veut éga­le­ment aug­men­ter L’ASPA pour por­ter le rem­pla­çant du mi­ni­mum vieillesse à terme à 1.000 eu­ros par mois. Jean-luc Mé­len­chon sou­haite aus­si la mise en place d’une re­traite plan­cher équi­va­lente au Smic.

L’an­cien socialiste veut taxer da­van­tage les re­traites d’en­tre­prise et no­tam­ment les « re­traites cha­peau » des cadres di­ri­geants qui sus­citent ré­gu­liè­re­ment des po­lé­miques dans l’opi­nion pu­blique pour leurs mon­tants fa­ra­mi­neux.

Son pro­gramme im­mo­bi­lier

Le can­di­dat de la France in­sou­mise veut en­ca­drer beau­coup plus l’in­ves­tis­se­ment im­mo­bi­lier. Pour les bailleurs, le pro­gramme de Jean-luc Mé­len­chon est un vé­ri­table chan­ge­ment de pa­ra­digme, illus­tré par un sym­bole : la mise sur le même plan du droit au lo­ge­ment digne et du droit de pro­prié­té dans la Consti­tu­tion.

Le can­di­dat pré­voit no­tam­ment l’in­ter­dic­tion des ventes d’im­meubles à la dé­coupe (lot par lot), un encadrement renforcé pour les congés des locataires mais aus­si plus de for­ma­li­tés, avec l’ex­ten­sion du « per­mis de louer » mis en place dé­but 2017 pour lutter contre l’ha­bi­tat in­digne. En pa­ral­lèle, l’an­cien sé­na­teur pro­met la fin de toutes les in­ci­ta­tions fis­cales à l’in­ves­tis­se­ment lo­ca­tif mais aus­si le ren­for­ce­ment de l’encadrement des loyers en im­po­sant des loyers plus bas (20% sous la mé­diane). Et les bailleurs qui choi­si­raient de vendre dans ce scé­na­rio ne se­raient pas for­cé­ment au bout de leurs peines, Jean-luc Mé­len­chon sou­hai­tant taxer les tran­sac­tions im­mo­bi­lières au-de­là d’un cer­tain mon­tant à dé­ter­mi­ner. Pour amé­lio­rer la vie des locataires, il en­tend éga­le­ment ré­ani­mer la ga­ran­tie uni­ver­selle des loyers, vo­tée dans la loi Alur mais ja­mais mise en oeuvre, et in­ter­dire pu­re­ment et sim­ple­ment les ex­pul­sions lo­ca­tives grâce à cel­le­ci. Jean-luc Mé­len­chon plaide éga­le­ment pour un as­sou­plis­se­ment des condi­tions d’éli­gi­bi­li­té au lo­ge­ment so­cial, no­tam­ment en ma­tière de re­ve­nus. En re­vanche, le pro­gramme du can­di­dat de la France in­sou­mise ne fait pas de « réelles » pro­po­si­tions pour en­cou­ra­ger l’ac­ces­sion à la pro­prié­té.

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