Un nou­veau vi­sage nom­mé à la pré­si­dence du Ce­tiat

C’est Laurent Mou­chet qui a pris la tête du Centre tech­nique des in­dus­tries aé­rau­liques et ther­miques, un centre qui ré­af­firme sa stra­té­gie axée sur la tran­si­tion éner­gé­tique et l’in­dus­trie du fu­tur. ME­SURES PHY­SIQUES

Mesures - - Sommaire - Cé­dric Lar­dière

En ce dé­but d’an­née 2017, la prin­ci­pale nou­velle au sein du Centre tech­nique des in­dus­tries aé­rau­liques et ther­miques (Ce­tiat; voir Me­sures n°887) est la no­mi­na­tion d’un nou­veau pré­sident. Le con­seil d’ad­mi­nis­tra­tion a en ef­fet nom­mé, le 19 oc­tobre der­nier, Laurent Mou­chet à ce poste, pour un man­dat de trois ans. Il suc­cède ain­si à Fré­dé­ric Bruyère qui était pré­sident de­puis 2010. Di­plô­mé de l’école cen­trale de Lyon et de L’ESSEC Bu­si­ness School, Laurent Mou­chet a dé­bu­té sa car­rière dans le do­maine de l’aé­ro­spa­tiale. En 1995, il entre chez PSA Peu­geot Ci­troën, où il oc­cu­pe­ra, pen­dant près de 20 ans, les postes de res­pon­sable du dé­par­te­ment Chauf­fage/cli­ma­ti­sa­tion, de di­rec­teur de pro­jets (Peu­geot 301 et Ci­troën C-ely­sée), de di­rec­teur des avant­pro­jets dans le monde. « Je suis ac­tuel­le­ment di­rec­teur des opé­ra­tions et membre du Co­mi­té de di­rec­tion d’aldes, un groupe fran­çais spé­cia­li­sé dans la ven­ti­la­tion, le chauf­fage, le ra­fraî­chis­se­ment et l’eau chaude sa­ni­taire, ain­si que l’as­pi­ra­tion cen­tra­li­sée de pous­sières », in­dique Laurent Mou­chet. Il est donc bien pla­cé pour rap­pe­ler les ob­jec­tifs du Ce­tiat, ob­jec­tifs qui

s’ins­crivent dans les grands axes de la loi de tran­si­tion éner­gé­tique, à sa­voir la ré­duc­tion de la consommation éner­gé­tique fos­sile (-50% en 2050) et un mixte éner­gé­tique (éner­gies re­nou­ve­lables) at­tei­gnant 40% de la pro­duc­tion élec­trique en 2030, ain­si que dans la dé­marche In­dus­trie du fu­tur, au tra­vers de l’ef­fi­ca­ci­té éner­gé­tique, de la trans­for­ma­tion et de la mo­der­ni­sa­tion de l’in­dus­trie.

« Le contrat de per­for­mance 2016-2019,si­gné en juin 2016 entre le mi­nis­tère de l’éco­no­mie, de l’in­dus­trie et du Nu­mé­rique, le syn­di­cat des in­dus­tries ther­miques, aé­rau­liques et fri­go­ri-

fiques Uni­cli­ma et le Ce­tiat, dé­fi­nit les en­jeux éco­no­miques et tech­no­lo­giques pour les quatre an­nées à ve­nir », pré­cise Ber­nard Bran­don, di­rec­teur

gé­né­ral du centre tech­nique. Pour ré­pondre aux at­tentes de la pro­fes­sion, le contrat de per­for­mance dé­fi­nit trois grands thèmes : l’ef­fi­ca­ci­té éner­gé­tique et la ré­duc­tion des im­pacts (ac­com­pa­gner des en­tre­prises à conce­voir des so­lu­tions ef­fi­cientes), la qua­li­té des en­vi­ron­ne­ments in­té­rieurs (mise en place de so­lu­tions as­su­rant confort et sé­cu­ri­té aux sa­la­riés) et les sys­tèmes et ré­seaux pour des ap­pa­reils ame­nés à être mul­ti­fonc­tion­nels.

Une crois­sance pré­vue de 6 à 7 %

« Plus con­crè­te­ment, le contrat de per­for­mance se tra­duit no­tam­ment par le main­tien des ac­tions col­lec­tives à un bon ni­veau (33 % du chiffre d’af­faires qui at­tei­gnait 13,2 mil­lions d’eu­ros en 2015), ce qui im­plique de bien choi­sir la ven­ti­la­tion des in­ves­tis­se­ments dans les dif­fé­rentes ac­tions, compte te­nu du “gri­gno­tage” du pla­fon­ne­ment de la taxe fis­cale af­fec­tée chaque an­née », in­siste Ber­nard Bran­don. En ce qui concerne les pres­ta­tions de ser­vice du Ce­tiat, les équi­pe­ments étant de plus en plus

«in­tel­li­gents», les es­sais sont de plus en plus chers et la concur­rence est éga­le­ment très forte. « C’est pour ce­la que nous nous in­té­res­sons à la mo­dé­li­sa­tion, qui per­met de ré­duire le nombre et la du­rée des es­sais, ex­plique Ber­nard Bran­don. Dans le do­maine de l’éta­lon­nage – un mar­ché en forte concur­rence, mais aus­si en pro­gres­sion de 3 % par an en moyenne –, nous sou­hai­tons évo­luer vers la mé­tro­lo­gie de l’éner­gie. » Ce­la se tra­dui­ra par exemple par la mise en place de moyens d’éta­lon­nage pour la me­sure de puis­sance élec­trique. « Nous sommes re­la­ti­ve­ment se­reins pour les cinq pro­chaines an­nées, avec une crois­sance de l’ordre de 6 à 7 %, sauf si un chan­ge­ment im­por­tant est ap­por­té à la taxe fis­cale af­fec­tée », conclut Laurent Mou­chet.

Ber­nard Bran­don, di­rec­teur gé­né­ral du Ce­tiat : « Le­con­tratde per­for­man­ce­se­tra­duit­par­le­main­tien­de­sac­tions­col­lec­tives àun­bon­ni­veau,ce­quiim­pli­que­de­bien­choi­sir­la­ven­ti­la­tion de­sin­ves­tis­se­ments­dans­les­dif­fé­ren­te­sac­tions ».

Laurent Mou­chet, nou­veau pré­sident du Ce­tiat : « Nous som­mes­re­la­ti­ve­ment­se­reins­pour­les­cin­q­pro­chaines an­nées,ave­cu­ne­crois­san­ce­del’or­drede6à7%,sauf siun­chan­ge­men­tim­por­tan­tes­tap­por­téà­la­taxe fis­ca­leaf­fec­tée ».

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.