RO­BOTS, CONTRÔLE, AU­TO­MA­TISMES À L’HON­NEUR AU CFIA

Des ro­bots col­la­bo­ra­tifs aux au­to­ma­tismes, en pas­sant par les va­ria­teurs de vi­tesse et les sys­tèmes de convoyage, le Car­re­four des four­nis­seurs de l’in­dus­trie agroa­li­men­taire (CFIA) a ras­sem­blé l’en­semble des ac­teurs de la fi­lière, des fa­bri­cants qui sont

Mesures - - Front Page - Cé­dric Lar­dière

Si ce­la fait dé­jà quelques édi­tions que les dé­mons­tra­tions met­tant en oeuvre des ro­bots ont fait leur ap­pa­ri­tion sur cer­tains stands, lors de la 21e édi­tion du Car­re­four des four­nis­seurs de l’in­dus­trie agroa­li­men­taire (CFIA ; voir en­ca­dré page 31), l’usine du fu­tur, ou l’in­dus­trie 4.0 pour les ger­ma­no­phones, est réel­le­ment de­ve­nue l’une des pré­oc­cu­pa­tions, voire la pré­oc­cu­pa­tion prin­ci­pale, des in­dus­triels de l’agroa­li­men­taire. Pour preuve la pro­li­fé­ra­tion des ro­bots et autres co­bots (ro­bots col­la­bo­ra­tifs), tels que Lynx, le ro­bot mo­bile pro­po­sé par le ja­po­nais Om­ron Adept Tech­no­lo­gies –Om­ron a ra­che­té l’amé­ri­cain en sep­tembre 2015–, la cel­lule ro­bo­ti­sée de pa­let­ti­sa­tion de Flex­link Sys­tems (groupe ita­lien Coe­sia), qui re­pose sur un ro­bot du da­nois Uni­ver­sal Ro­bot (UR), l’ap­pli­ca­tion de ro­bo­tique co­opé­ra­tive per­son­na­li­sant par gra­vure la­ser une tasse en verre sur le stand de l’al­le­mand Sick, qui in­tègre des dé­tec­teurs la­ser Mi­cros­can et S3000, un ro­bot LBR ii­wa de son com­pa­triote Ku­ka, ou le nou­veau ro­bot Fast­pi­cker TP80 HE du suisse Stäu­bli, la pince pro­to­type Co-act JL1 de l’al­le­mand Schunk.

Des convoyeurs « in­tel­li­gents » chez deux ex­po­sants

Ou en­core le dé­sor­mais bien connu co­bot à deux bras Yu­mi de l’hel­vé­ti­co­sué­dois ABB, qui jouait cette fois aux Le­go, le ro­bot col­la­bo­ra­tif à deux bras et mu­ni d’yeux Bax­ter de l’amé­ri­cain Re­think Ro­bo­tics pré­sen­té dans le cadre de l’ani­ma­tion sur l’«usine ali­men­taire du fu­tur». À cô­té de so­lu­tions de ges­tion des flux et des com­mandes, de so­lu­tions d’hy­giène et de sé­cu­ri­té, ain­si que de so­lu­tions pour les uti­li­tés, un con­sor­tium de so­cié­tés bre­tonnes, dont

OET (au­to­ma­tisme et ro­bo­tique), EMA In­gé­nie­rie (in­gé­nie­rie et pro­cess mé­ca­nique), Rf-track (cap­teurs) et Ac­sys­tème (trai­te­ment de don­nées), met­tait en avant un pro­jet col­la­bo­ra­tif is­su du pro­gramme Agre­tic et por­tant sur la main­te­nance pré­dic­tive (ou main­te­nance 4.0) au tra­vers d’une dé­mons­tra­tion au­tour d’un îlot ro­bo­ti­sé de pa­let­ti­sa­tion de sacs. Deux scé­na­rii étaient pré­sen­tés : le sui­vi pré­dic­tif et la si­mu­la­tion d’une dé­gra­da­tion d’un ac­tion­neur pneu­ma­tique du pré­hen­seur, et le sui­vi pré­dic­tif et la si­mu­la­tion d’une usure ou d’un dé­rè­gle­ment mé­ca­nique du pré­hen­seur. Sur le stand de l’amé­ri­cain Ro­ck­well Au­to­ma­tion était pré­sen­té le sys­tème de convoyage ma­gné­tique « in­tel­li­gent » itrak, is­su du ra­chat en fé­vrier 2016 de son com­pa­tr iote Ma­gne­mo­tion. « Contrai­re­ment aux convoyeurs tra­di­tion­nels com­po­sés de mo­teurs, de vé­rins et de cap­teurs, qui ne sont pas flexibles et qui sont sou­mis à un risque de pannes éle­vé, le sys­tème itrak se ca­rac­té­rise éga­le­ment par une pré­ci­sion des ar­rêts de l’ordre de 0,1 à 0,2 mm et la très grande fa­ci­li­té de main­te­nance. En ré­dui­sant les coûts de sur­face, les stocks tam­pons et les consom­ma­tions éner­gé­tiques, cette tech­no­lo­gie dé­ve­lop­pée à l’ori­gine par des cher­cheurs du Mas­sa­chu­setts Ins­ti­tute of Tech­no­lo­gy (MIT) per­met de re­pen­ser les flux dans une usine », af­firme Ma­nuel Ri­bier, So­lu­tion Ar­chi­tect Mo­tion Con­trol chez Ro­ck­well Au­to­ma­tion France.

Par­mi les autres nou­veau­tés du fa­bri­cant, ci­tons les en­trées/sor­ties dis­tri­buées 1719 Ex in­trin­sè­que­ment sûres pour les en­vi­ron­ne­ments ex­trêmes et fai­sant par­tie in­té­grante de la so­lu­tion Con­nec­ted En­ter­prise, la nou­velle ver­sion du lo­gi­ciel Fac­to­ry­talk Batch qui amé­liore la ré­ac­ti­vi­té des sys­tèmes de trai­te­ment par lots et aug­mente la pro­duc­ti­vi­té, l’ap­pli­ca­tion Fac­to­ry­talk TEA­MONE dont le rôle est d’ac­cé­lé­rer la col­la­bo­ra­tion et de ré­duire les dé­lais d’in­ter­ven­tion et de ré­pa­ra­tion, ain­si que les so­lu­tions d’ana­lyse évo­lu­tives et éten­dues Sca­lable Ana­ly­tics et les ou­tils d’ana­lyses dis­po­nibles dans le cloud pour les construc­teurs de ma­chine.

Des mo­teurs IE4 en in­ox pour l’agroa­li­men­taire…

L’au­tri­chien B&R met­tait en avant, lui aus­si, un sys­tème de convoyage «in­tel­li­gent», le Su­per­trak. Il se dis­tingue par un dé­pla­ce­ment pré­cis, dy­na­mique et in­di­vi­duel des na­vettes, grâce à des mo­teurs li­néaires à sta­tor long, et à une main­te­nance si­gni­fi­ca­ti­ve­ment ré­duite par rap­port aux convoyeurs clas­siques – les na­vettes sont mises en mou­ve­ment sous l’ef­fet de la seule force élec­tro­ma­gné­tique, seule­ment quand ce­la est né­ces­saire, et elles peuvent être rem­pla­cées ou ajou­tées en quelques se­condes. Le Su­per­trak se pro­gramme dans le lo­gi­ciel Au­to­ma­tion Stu­dio de B&R, et un PC in­dus­triel du fa­bri­cant per­met de contrô­ler le mou­ve­ment des na­vettes, voire une autre ma­chine en pa­ral­lèle, ou de com­mu­ni­quer avec un ERP via OPC UA ( voir notre ar­ticle page 22). « Il est même pos­sible de contrô­ler di­rec­te­ment un ro­bot pour l’as­ser­vir, d’une ma­nière très pré­cise (à 1 ms près) à des pa­lettes qui se dé­placent sur le convoyeur, par exemple », in­dique Sté­phane Po­tier, res­pon­sable mar­ke­ting tech­no­lo­gique de B&R. Les vi­si­teurs pou­vaient par ailleurs dé­cou­vrir sur le stand de l’au­tri­chien les ser­vo­mo­teurs bru­sh­less 8WS, des mo­dèles com­pacts ve­nant étendre la gamme exis­tante du fa­bri­cant, ain­si que le lo­gi­ciel mapp View. « Les ser­vo­mo­teurs 8WS, four­nis­sant une puis­sance conti­nue de 7 à 205 W avec une ten­sion de 60 Vcc, dis­po­nibles en quatre dia­mètres dif­fé­rents (de 17 à 40 mm) et cer­ti­fiés IP54, IP66/67 ou IP69K, per­mettent d’au­to­ma­ti­ser des élé­ments de ma­chines qui ne pou­vaient pas l’être jus­qu’à pré­sent, les ser­vo­mo­teurs pro­po­sés étant trop grands », rap­pelle Sté­phane Po­tier. Quant à mapp­view, la so­lu­tion per­met de créer des vi­sua­li­sa­tions ba­sées sur les stan­dards du Web à l’aide d’élé­ments gra­phiques (wid­gets). Ces der­niers in­tègrent toutes les fonc­tion­na­li­tés re­quises pour l’in­ter­face uti­li­sa­teur, y com­pris des pho­to­gra­phies, des vi­déos. Il suf­fit de les dé­pla­cer avec la sou­ris à l’em­pla­ce­ment sou­hai­té, puis de les pa­ra­mé­trer pour créer des pages écran, sans connais­sance en pro­gram­ma­tion web. Quant à Le­roy-so­mer, dont l’ac­qui­si­tion par le groupe ja­po­nais Ni­dec a été fi­na­li­sée le 1er fé­vrier 2017, il dé­voi­lait en

avant-pre­mière le Com­man­der ID300, un nou­veau va­ria­teur in­té­gré et op­ti­mi­sé pour les mo­teurs asyn­chrones Im­fi­ni­ty (puis­sance de 0,25 à 7,5kw). Les avan­tages du Com­man­der ID300 s’ar­ti­culent au­tour de la fia­bi­li­té de sa concep­tion, de la sé­cu­ri­sa­tion des ma­chines et du pro­cess (confor­mi­tés SIL 3 et PL e), de per­for­mances ma­chines op­ti­mi­sées (API em­bar­quée pour des pro­grammes d’au­to­ma­tisme avec tâche en temps réel, sept mo­dules de com­mu­ni­ca­tion, ap­pli­ca­tion pour pompes in­té­grée…) et d’une fa­ci­li­té d’uti­li­sa­tion. Le fa­bri­cant pré­sen­tait éga­le­ment ses tout der­niers en­ga­ge­ments de dé­lais et de ser­vices : Dis­po­ni­bi­li­té Ex­press et Dis­po­ni­bi­li­té 20JOT (mo­teurs Im­fi­ni­ty dis­po­nibles en 20 jours ou­vrés, sans li­mite de quan­ti­té). Sur le stand D’ABB trô­naient deux dé­mons­tra­tions sur les mo­teurs, l’une avec le nou­veau mo­to­ré­duc­teur en­cap­su­lé IEC en acier in­oxy­dable (IP69K) In­ox pour l’agroa­li­men­taire et l’autre avec un mo­teur à ré­luc­tance IE4 pré­sen­tant la même taille qu’un mo­dèle IE2. « Nous avons éga­le­ment re­nou­ve­lé presque toute notre gamme de va­ria­teurs avec l’in­tro­duc­tion ré­cente des mo­dèles ACS380 (puis­sance de 0,25 à 7,5 kw, ten­sion de 200 à 480V),ACS480 (0,75 à 11 kw, 380 à 480V) et ACS880 (0,37 à 37 kw, 200 à 500V) », ex­plique Alain Be­liah, res­pon­sable sup­port tech­nique Ma­chi­ne­ry Drives & Mo­tion Con­trol et sup­port avant-ven­te­va­ria­teur de vi­tesse AC basse ten­sion à la di­vi­sion Dis­crete Au­to­ma­tion & Mo­tion D’ABB France. En­fin le groupe hel­vé­ti­co-sué­dois a in­tro­duit les « Con­nec­ted Ser­vices », so­lu­tion clé de sa stra­té­gie de nu­mé­ri­sa­tion à long terme. Cet en­semble de ser­vices connec­tés se dé­cline en cinq so­lu­tions mo­du­lables (Su­per­vi­sion et diag­nos­tic, Ges­tion des sau­ve­gardes, Ac­cès à dis­tance, Éva­lua­tion des ins­tal­la­tions et Op­ti­mi­sa­tion), via les contrats de ser­vices «Ro­bot Care» adap­tés se­lon les be­soins de pro­duc­tion. Une fois un ro­bot du construc­teur connec­té aux «Con­nec­ted Ser­vices» et donc les ser­vices dé­ver­rouillés, il est pos­sible de ré­duire jus­qu’à 25% le nombre d’in­ci- dents et d’amé­lio­rer jus­qu’à 60 % le ni­veau de ré­ac­ti­vi­té en cas de be­soin, ga­ran­tis­sant ain­si des per­for­mances, une dis­po­ni­bi­li­té et une du­rée de vie du ro­bot amé­lio­rées.

… et des va­ria­teurs en tous genres

Du cô­té, le groupe al­le­mand Sie­mens met­tait en avant la ver­sion 14 de sa pla­te­forme d’in­gé­nie­rie glo­bale et in­tui­tive

To­tal­ly In­te­gra­ted Au­to­ma­tion (TIA) Por­tal, les va­ria­teurs de vi­tesse Si­na­mics V20, G120 et S120, ain­si que les contrô­leurs Si­ma­tic S7-1200 et S71500.As­so­ciés à Si­mo­tion, ces der­niers consti­tuent des ré­fé­rences en ma­tière de per­for­mances, pour les pe­tites ma­chines de sé­rie comme pour les ins­tal­la­tions com­plexes ayant de grandes exi­gences en termes de ra­pi­di­té. La ver­sion 14 DETIA Por­tal per­met de ré­duire le temps de mise sur le mar­ché, grâce à la créa­tion d’un ju­meau nu­mé­rique du contrô­leur, qui fa­ci­lite la si­mu­la­tion et l’éva­lua­tion de l’ins­tal­la­tion toute en­tière, et des gé­né­ra­teurs au­to­ma­tiques rem­pla­çant la pro­gram­ma­tion, no­tam­ment pour les IHM, et ac­cé­lé­rant le dé­ve­lop­pe­ment d’ap­pli­ca­tions. La nou­velle ver­sion vise éga­le­ment à op­ti­mi­ser la pro­duc­ti­vi­té avec des ou­tils de ges­tion de l’éner­gie, du contrôle de mou­ve­ment et des diag­nos­tics d’er­reur. Le groupe Om­ron, lui, pré­sen­tait une ri­bam­belle de nou­veaux pro­duits, à sa­voir la sé­rie des ser­vo­mo­teurs 1S, le contrô­leur de ma­chine NX1 et toute une gamme de com­po­sants pour les ar­moires d’au­to­ma­tismes. Com­plé­ments de la so­lu­tion d’au­to­ma­ti­sa­tion Sys­mac – ils uti­lisent donc le lo­gi­ciel Sys­mac Stu­dio – , les ser­vo­mo­teurs 1S dis­posent de fonc­tion­na­li­tés per­met­tant d’op­ti­mi­ser chaque étape de leur uti­li­sa­tion, de la concep­tion à la pro­duc­tion. Les élé­ments dé­sor­mais in­té­grés ré­duisent en ef­fet jus­qu’à 20 % les coûts ca­chés des ser­vo­mo­teurs tra­di­tion­nels, les élé­ments ex­ternes tels que bor­niers d’en­trées/ sor­ties, re­lais pour le frein, bat­te­ries, câbles de com­mande, de sé­cu­ri­té et pour le co­deur ab­so­lu n’étant plus né­ces­saires. Sur le stand du da­nois Dan­foss, les vi­si­teurs pou­vaient dé­cou­vrir le nou­veau de­si­gn du for­mat E de ses va­ria­teursvlt ( voir en­ca­dré page 28) et le va­ria­teur VLT Mi­di Drive FC 280 des­ti­né aux fa­bri­cants de ma­chines. Ce der­nier se dis­tingue no­tam­ment par ses fonc­tion­na­li­tés (conver­sion d’une en­trée im­pul­sion en ré­fé­rence de vi­tesse, ré­gu­la­teur PID in­té­gré, prise en charge des ap­pli­ca­tions de po­si­tion­ne­ments ab­so­lu et re­la­tif) et sa flexi­bi­li­té, en termes de com­mu­ni­ca­tion (Mod­bus RTU en stan-

dard, Pro­fi­net, Po­wer­link, Ether­net/ip, Pro­fi­bus DP, Ca­no­pen), de connec­tique – tous les connec­teurs (ali­men­ta­tion, en­trées/sor­ties, mo­teurs) sont en­tiè­re­ment amo­vibles. S’il ne fal­lait re­te­nir qu’une seule des in­no­va­tions du cô­té du groupe fran­çais Sch­nei­der Elec­tric – Eu­ro­therm était éga­le­ment pré­sent sur un stand juste à cô­té ( voir en­ca­dré page 29) –, c’était la pla­te­forme ap­pli­ca­tive in­dus­trielle In­touch Omi de­won­der­ware. Pré­sen­tée comme la plus im­por­tante évo­lu­tion lo­gi­cielle de l’édi­teur de­puis ces quinze der­nières an­nées, « In­touch Omi re­dé­fi­nit le rôle et la fonc­tion de la su­per­vi­sion in­dus­trielle. La pla­te­forme ap­pli­ca­tive a été conçue pour ap­por­ter aux uti­li­sa­teurs une nou­velle ex­pé­rience d’usages, quel que soit le sup­port de tra­vail, et pour ga­gner du temps en dé­ve­lop­pe­ment, un élé­ment cru­cial dans un monde où tout est connec­té », rap­pe­lait la so­cié­té lors de l’an­nonce de la so­lu­tion. Tom­my Le Ster, res­pon­sable des ventes Grand Ouest, pré­cise : « la nou­velle in­ter­face gra­phique In­touch Omi, pour Ope­ra­tions Ma­na­ge­ment In­ter­face, ré­pond à la norme ISA 106, per­met de ré­par­tir des don­nées dans dif­fé­rentes fe­nêtres (écrans de bu­reau­tiques, murs d’images mul­ti-écrans, smart­phones, ta­blettes nu­mé­riques), d’où une meilleure per­cep­tion de la si­tua­tion et un meilleur ac­cès aux dé­tails (nou­veaux ob­jets évo­lués syn­thé­tiques, pos­si­bi­li­té de re­jouer un scé­na­rio dans les gra­phiques, sy­nop­tique per­son­na­li­sable par l’opé­ra­teur). » Au-de­là des au­to­ma­tismes et des ro­bots, l’édi­tion 2017 du CFIA a été l’oc­ca­sion pour bien d’autres ex­po­sants de dé­voi­ler et de pré­sen­ter leurs nou­veaux pro­duits en ins­tru­men­ta­tion de pro­cess, en cap­teurs et dé­tec­teurs, en ré­gu­la­tion, en ana­lyse. Nous re­vien­drons sur les in­no­va­tions ma­jeures dans notre pro­chaine édi­tion.

Un con­sor­tium de so­cié­tés bre­tonnes met­tait en avant un pro­jet col­la­bo­ra­tif por­tant sur la main­te­nance pré­dic­tive via une dé­mons­tra­tion au­tour d’un îlot ro­bo­ti­sé de pa­let­ti­sa­tion de sacs. Deux scé­na­rii étaient pré­sen­tés : le sui­vi pré­dic­tif et la si­mu­la­tion d’une dé­gra­da­tion d’un ac­tion­neur pneu­ma­tique du pré­hen­seur, et ceux d’une usure ou d’un dé­rè­gle­ment mé­ca­nique du pré­hen­seur.

Pour l’or­ga­ni­sa­teur GL events Ex­hi­bi­tion, les ex­po­sants et les vi­si­teurs, l’édi­tion 2017 du Car­re­four des four­nis­seurs de l’in­dus­trie agroa­li­men­taire (CFIA) s’est dé­rou­lée sous le signe du bu­si­ness et de la convi­via­li­té, en ac­cueillant 1 450 ex­po­sants et 20 063 vi­si­teurs, un nou­veau re­cord.

Sur son stand, Ro­ck­well Au­to­ma­tion pré­sen­tait le sys­tème de convoyage ma­gné­tique « in­tel­li­gent » itrak qui se ca­rac­té­rise par sa flexi­bi­li­té, la pré­ci­sion des ar­rêts et la très grande fa­ci­li­té de main­te­nance.

Par­mi les nou­veau­tés pré­sen­tées par B&R, on pou­vait dé­cou­vrir les ser­vo­mo­teurs bru­sh­less 8WS, des mo­dèles com­pacts ve­nant étendre la gamme exis­tante du fa­bri­cant. Four­nis­sant une puis­sance conti­nue de 7 à 205 W et dis­po­nibles en quatre dia­mètres dif­fé­rent

Sur le stand D’ABB trô­naient deux dé­mons­tra­tions sur les mo­teurs, l’une avec le nou­veau mo­to­ré­duc­teur en­cap­su­lé IEC en acier in­oxy­dable (IP69K) In­ox pour l’agroa­li­men­taire (ci-contre) et l’autre avec un mo­teur à ré­luc­tance IE4 pré­sen­tant la même taille qu’un mo­dèle IE2.

À cô­té de la ver­sion 14 de sa pla­te­forme d’in­gé­nie­rie glo­bale et in­tui­tive To­tal­ly In­te­gra­ted Au­to­ma­tion (TIA) Por­tal, Sie­mens pré­sen­tait éga­le­ment aux vi­si­teurs les va­ria­teurs de vi­tesse Si­na­mics V20 (ci-des­sus), G120 et S120, ain­si que les contrô­leurs Si­ma­tic S7-1200 et S7-1500.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.