« Re­pla­cer l’hu­main au coeur de l’usine… grâce aux co­bots»

Mesures - - Edito - PASCAL COUTANCE Di­rec­teur de la ré­dac­tion p.coutance@me­sures.com

Au tour­nant des an­nées 2010 sont ap­pa­rus

les co­bots, ces pe­tits ro­bots in­dus­triels bar­dés de cap­teurs en tout genre et ca­pables de tra­vailler en bonne in­tel­li­gence (ar­ti­fi­cielle ?) avec l’homme. Au point de les li­bé­rer de leur cage de pro­tec­tion sans risque pour l’opé­ra­teur. Ce fai­sant, l’homme et la ma­chine peuvent par­ta­ger le même es­pace de tra­vail et mettre en com­mun leurs com­pé­tences res­pec­tives dans l’ate­lier, sur la ligne de pro­duc­tion, dans un seul but : oeu­vrer en­semble à la com­pé­ti­ti­vi­té de l’en­tre­prise dans une dé­marche de tran­si­tion vers l’in­dus­trie du fu­tur. À l’homme les tâches à forte va­leur ajou­tée, au robot les tâches ré­pé­ti­tives ou fas­ti­dieuses. Ce dé­cloi­son­ne­ment des es­paces de tra­vail de l’homme et du robot laisse aus­si au­gu­rer la mise en place de mé­thodes in­édites d’au­to­ma­ti­sa­tion des usines, plus ef­fi­caces, plus flexibles, avec pour ob­jec­tif, là en­core, d’amé­lio­rer la com­pé­ti­ti­vi­té des en­tre­prises tout en re­don­nant à l’homme un rôle plus va­lo­ri­sant. Bref, il s’agit ni plus ni moins que de re­pla­cer l’hu­main au coeur de l’usine. Une bien belle cause que celle-là a prio­ri, à condi­tion, bien sûr, que l’es­pace de tra­vail ne fi­nisse pas à la longue par se déshu­ma­ni­ser en­core un peu plus. Car ce re­cen­trage sur l’hu­main s’opère en ra­jou­tant de nou­velles ma­chines. Un bien étrange pa­ra­doxe.

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