L’analyse industrielle, un sec­teur por­té par les in­no­va­tions

COMPTE-REN­DU ANALYSE INDUSTRIELLE 2017 Sur un mar­ché où les ré­gle­men­ta­tions jouent par­fois un rôle im­por­tant, l’in­no­va­tion est éga­le­ment un mo­teur fort dans le do­maine de l’analyse industrielle. Pour preuve, la 30e édi­tion du sa­lon épo­nyme a été l’oc­ca­sio

Mesures - - Front Page - Cé­dric Lar­dière

État de l’art des me­sures et des ana­lyses dans les am­biances in­dus­trielles », « En­jeux ana­ly­tiques des so­lu­tions éner­gé­tiques com­plé­men­taires au gaz dans l’in­dus­trie », « So­lu­tions in­tel­li­gentes sans fil et leurs ap­pli­ca­tions dans l’in­dus­trie », « Les nou­velles ten­dances et nou­velles tech­no­lo­gies en analyse industrielle », «Trai­te­ment des don­nées d’ana­ly­seurs in­dus­triels », etc. Ce ne sont que quelques-uns des thèmes abor­dés lors des confé­rences tech­niques or­ga­ni­sées lors de la 30e édi­tion d’analyse industrielle, les 15 et 16 mars 2017 à l’es­pace Grande Arche-pa­ris La Dé­fense. Le sa­lon a été, une nou­velle fois, l’évé­ne­ment de la com­mu­nau­té des ac­teurs de la me­sure à l’émis­sion et la dé­tec­tion industrielle, de la réglementation, du contrôle de pro­cess, des risques in­dus­triels et de l’instrumentation et la mi­croa­na­lyse. Si la fré­quen­ta­tion des vi­si­teurs a été lé­gè­re­ment en re­cul par rap­port à l’édi­tion pré­cé­dente ( voir en­ca­dré page 35), les ex­po­sants, eux, étaient ve­nus en nombre, avec de sur­croît des nou­veaux pro­duits dans leurs car­tons. À l’image de l’al­le­mand Sick et de sa nou­velle série d’ana­ly­seurs de di­oxy­gène (O ) in

2 si­tu Zir­kor. Les pro­cé­dés de com­bus­tion im­posent bien sou­vent une me­sure fiable du O , que ce soit pour op­ti­mi­ser

2 leur fonc­tion­ne­ment et/ou pour sur­veiller les émis­sions – trop peu de di­oxy­gène in­jec­té en­traîne une com­bus­tion in­com­plète et, donc, des re­jets de mo­noxyde de car­bone (CO) ac­crus. L’un des dé­fis aux­quels les in­dus­triels sont confron­tés ré­side dans la com­bi­nai­son d’une in­té­gra­tion fa­cile et d’une ro­bus­tesse éle­vée des équi­pe­ments des- ti­nés à ce genre d’ap­pli­ca­tions. « Que ce soit le Zir­kor100, des­ti­né aux pro­cé­dés de com­bus­tion, ou le Zir­kor200, pour les me­sures à l’émis­sion, les deux ana­ly­seurs à sonde au zir­co­nium se dis­tinguent par une très grande ro­bus­tesse (tem­pé­ra­tures jus­qu’à res­pec­ti­ve­ment + 1 400 et + 1 600 °C avec pro­tec­tion, sup­port de tous types de gaz agres­sifs), une fa­ci­li­té de rac­cor­de­ment – des lon­gueurs de sonde va­riables et un plus grand nombre d’in­ter­faces per­mettent de l’adap­ter aux ap­pli­ca­tions les plus di­verses – et une connec­ti­vi­té mo­derne », ré­su­me­to­bias Egle, res­pon­sable pro­duits Ana­ly­seurs chez Sick. En plus des in­ter­faces 4-20 ma Hart et/ou RS-232/485 Mod­bus RTU, les Zir­kor in­tègrent aus­si une connexion Blue­tooth. Du cô­té de l’al­le­mand Sie­mens, le fa­bri­cant pro­pose dé­sor­mais une ver­sion an­ti­dé­fla­grante de son ana­ly­seur de O

2 Si­pro­cess GA700 Oxy­mat 7 (éten­due de me­sure de 0 à 0,5 % ou 99,5 à 100%). « Nous n’avions jusque-là qu’une ver­sion Atex pres­su­ri­sée. On re­trouve par ailleurs la même cel­lule que celle de l’oxy­mat 6, dans la­quelle le gaz n’est ja­mais en contact, d’où la com­pa­ti­bi­li­té avec les gaz cor­ro­sifs », rap­pelle Éric No­tin, res­pon­sa­blea­na­lyse au sein de la di­vi­sion In­dus­try

Au­to­ma­tion and Drive Tech­no­lo­gies (IA&DT) de Sie­mens France. Quant au fran­çais Grü­ter & Mar­chand, il a si­gné un par­te­na­riat avec le fa­bri­cant ca­na­dien Lde­tek pour la com­mer­cia­li­sa­tion en France de la série de dé­tec­teurs à émis­sion plas­ma Plas­ma­de­tek, qui se dis­tinguent no­tam­ment par leurs ni­veaux de sen­si­bi­li­té et de sé­lec­ti­vi­té com­bi­nés à une ro­bus­tesse ac­crue.as­so­cié à l’ana­ly­seur de traces LD8000 du même construc­teur, il est pos­sible de me­su­rer quatre im­pu­re­tés (N, O , C H et H O)

2 2 nm 2 avec un seul ana­ly­seur en ligne, ce type de dé­tec­teur n’étant plus consi­dé­ré comme un consom­mable.

En­core des so­lu­tions pour la me­sure de O

Les nou­veau­tés chez Ser­vo­mex (groupe bri­tan­nique Spec­tris) étaient la série d’ana­ly­seurs de gaz Ser­vo­tough La­ser 3 Plus. « Pour une ques­tion d’image, en par­ti­cu­lier en Asie, l’ana­ly­seur de O Ser­vo­tough

2 Mi­ni­la­ser Oxy, lan­cé en 2015 en tant que le plus pe­tit ana­ly­seur à diode la­ser ac­cor­dable (TDL) mul­ti-torche du mar­ché [voir Me­sures n°876], a été re­bap­ti­sé en Ser­vo­tough La­ser 3 Plus. Et nous en avons pro­fi­té pour ajou­ter six autres mo­dèles, dé­cli­nés en trois ap­pli­ca­tions et se ca­rac­té­ri­sant tous par leur com­pa­ci­té », rap­pelle Pascal Lai­zet, Key Ac­count Ma­na­ger EMEA et Inde de Ser­vo­mex. On trouve dé­sor­mais les mo­dèles pour les me­sures du O , du CO et du CO plus

2 le mé­thane (CH ) dans les ap­pli­ca­tions

4 de com­bus­tion (Ser­vo­tough La­ser 3 Plus Com­bus­tion), pour les me­sures du O et du CO dans les ap­pli­ca­tions de

2 pro­cess (Ser­vo­tough La­ser 3 Plus Pro­cess), ain­si que pour les me­sures de re­jets d’am­mo­niac dans les sys­tèmes de ré­duc­tion ca­ta­ly­tique ou non des NOX (Ser­vo­tough La­ser 3 Plu­sam­mo­nia). Ils in­tègrent d’ailleurs un nou­veau sys­tème de ver­rouillage sur la ligne de me­sure, qui évite la dé­rive par rap­port à la ligne de ré­fé­rence, d’où une fia­bi­li­té en­core amé­lio­rée. Dans le do­maine des ap­pli­ca­tions de com­bus­tion industrielle, le fran­co-ita­lien­te­co­ra dé­voi­lait, en avant-pre­mière, la so­lu­tion En Si­tu 7000 de l’al­le­mand Eno­tec. « Il s’agit d’un ana­ly­seur de O qui

2 est ins­tal­lé dans le four, après la com­bus­tion, pour as­su­rer le ré­glage d’une bonne com­bus­tion. La par­ti­cu­la­ri­té ré­side dans l’in­té­gra­tion de l’élec­tro­nique et de l’af­fi­chage dans la tête de sonde – les deux sont ha­bi­tuel­le­ment dé­por­tés, ce qui reste là aus­si pos­sible. D’où un coût moindre et une so­lu­tion plus pra­tique », ex­plique Haya­ti Ca­kil, in­gé­nieur des ventes Sys­tèmes ana­ly­tiques in­dus­triels chez Te­co­ra. La so­cié­té pré­sen­tait par ailleurs, sur son stand, l’ana­ly­seur de pré-mé­lange ADP200. Des­ti­né à la sur­veillance du ra­tio air/gaz pré-mé­lan­gé en­voyé aux brû­leurs à gaz – il per­met de cor­ri­ger en conti­nu les ef­fets de va­ria­tion des ca­rac­té­ris­tiques du gaz, de dé­bits, etc. sur plu­sieurs mé­lan­geurs– , cet ap­pa­reil per­met d’ana­ly­ser de 2 à

16 voies, avec une pré­ci­sion de ±0,1% de la va­leur ab­so­lue et une ré­pé­ta­bi­li­té de ±2% de la va­leur lue. Sur le stand du groupe hel­vé­ti­co-sué­dois ABB, il y avait plé­thore de (nou­veaux) pro­duits pré­sen­tés. À com­men­cer par une cel­lule de O dont le pro­cé­dé

2 de fa­bri­ca­tion a été

en­tiè­re­ment re­pen­sé: « Chaque cel­lule est dé­sor­mais usi­née dans une masse, le fi­la­ment étant no­tam­ment en­cas­tré de force. Les avan­tages sont des cel­lules plus sen­sibles, ce qui per­met d’at­teindre des te­neurs en­core plus basses, et une meilleure ré­sis­tance à la cor­ro­sion », ex­plique Cy­rille No­lot, di­rec­teur de la LBU Mea­su­re­ment and Ana­ly­tics de la di­vi­sion Pro­cess Au­to­ma­tion D’ABB France. Com­pa­ré au pro­cé­dé de fa­bri­ca­tion des gé­né­ra­tions pré­cé­dentes de cel­lules, où tout était fait à la main, la pro­duc­tion est bien plus ra­pide, et les cel­lules sont dé­sor­mais toutes tra­cées. La re­cherche de traces est éga­le­ment l’ob­jec­tif de l’ana­ly­seur 927S de la série LGR-ICOS. Ba­sé sur la tech­no­lo­gie Off-axis In­te­gra­ted Ca­vi­ty Out­put Spec­tro­sco­py (OA-ICOS) is­sue du ra- chat de Los Ga­tos Re­search (LGR), ce nou­veau mo­dèle per­met de me­su­rer le HCL entre 0,3 et 2 000 ppb, le NH

3 entre 0,5 et 10 000 ppb ou le HF entre 0,15 et 2 000 ppb, dans les ap­pli­ca­tions de sui­vi en pro­cess et de sur­veillance en conti­nu à l’émis­sion.

Des ana­ly­seurs cer­ti­fiés QAL3, TÜV, Atex, etc.

ABB an­non­çait éga­le­ment que le sys­tème de sur­veillance mul­ti-com­po­sants à l’émis­sion ACF5000 est (en­fin) ho­mo­lo­gué TÜV. « Grâce no­tam­ment à une cel­lule de va­li­da­tion in­té­grée, n’uti­li­sant au­cun gaz éta­lon, nous as­su­rons un in­ter­valle de main­te­nance de 6 mois pour tous les com­po­sants me­su­rés, quelle que soit la tech­no­lo­gie (spec­tro­mé­trie FTIR, dé­tec­teur FID et sonde zir­co­nium). Cet in­ter­valle va­rie entre 1 et 6 mois, se­lon le com­po­sant, avec les so­lu­tions concur­rentes », pour­suit Serge Rus­pi­ni, res­pon­sable Ac­ti­vi­tés Pro­jets Analyse de gaz au sein de la LBU Mea­su­re­ment and Ana­ly­tics de la di­vi­sion Pro­cess Au­to­ma­tion D’ABB France. Tou­jours pour la sur­veillance en conti­nu des émis­sions, le fa­bri­cant dis­pose du sys­tème d’ac­qui­si­tion des don­nées CEM-DAS qui se dé­marque par la vente de li­cences et non de ma­té­riels. Les deux logiciels, l’un pour la con­cen­tra­tion et le sto­ckage des don­nées et l’autre pour leur ex­ploi­ta­tion (af­fi­chage et analyse), peuvent ain­si être hé­ber­gés sé­pa­ré­ment et n’im­porte où, même dans un ACF5000 par exemple, et ils dis­posent des cer­ti­fi­ca­tions TÜV et MCERTS pour l’eu­rope. Au fil des al­lées, les vi­si­teurs ont pu (re) dé­cou­vrir une par­tie de l’offre de SWR en­gi­nee­ring, dont le cap­teur de me­sure en conti­nu des pous­sières dans l’air am­biant Air­safe et le cap­teur de dé­bit Pi­co­flow pour les me­sures de très faibles concen­tra­tions (in­jec­tion de ré­ac­tifs dans les trai­te­ments de fu­mées), sur le stand du fran­çais En­vi­ron­ne­ment SA, qui a ra­che­té l’al­le­mand en oc­tobre 2016. Du cô­té de PCME, autre en­ti­té du groupe fran­çais, les in­no­va­tions pre­naient la forme des ana­ly­seurs de par­ti­cules QAL260 et QAL360. S’ins­tal­lant d’un seul cô­té de la che­mi­née et sans piège à lu­mière, ils sont par­ti­cu­liè­re­ment adap­tés aux che­mi­nées ou aux conduits dont les fu­mées sont abra­sives, cor­ro­sives ou très char­gées en pous­sières. Les deux ana­ly­seurs sont cer­ti­fiés QAL1 se­lon les normes EN 15267 et EN 14181, sur l’éten­due de me­sure de 0 à 15mg/m3 pour le QAL260 et de 0 à 7,5mg/m3 pour le QAL360. Quant à Du­rag, le fa­bri­cant al­le­mand pré­sen­tait la nou­velle gé­né­ra­tion de l’ana­ly­seur de pous­sières D-R 808. Re­po­sant sur le prin­cipe de dif­fu­sion avant de la lu­mière, il est cer­ti­fié pour sur­veiller les concen­tra­tions de pous­sières faibles à moyennes (éten­due de me­sure de 0-5 à 0-200 mg/m3, 0-7,5mg/m3 cer­ti­fié) dans les fu­mées sèches et dans les pro­cé­dés, tels que les ins­tal­la­tions de com­bus­tion équi­pées de tech­no­lo­gies de fil­tra­tions mo­dernes. Par­mi les cer­ti­fi­ca­tions dis­po­nibles, ci­tons le Qal1,se­lon la norme EN 152673, et L’US-EPA PS-11. De par son de­si­gn, l’ana­ly­seur D-R 808 n’a pas be­soin d’être dé­mon­té pour réa­li­ser la vé­ri­fi­ca­tion de li­néa­ri­té avec les filtres op­tiques, d’où une main­te­nance gran­de­ment sim­pli­fiée. Quelques stands plus loin, le bri­tan­nique Keit Spec­tro­me­ters met­tait en avant son spec­tro­mètre in­fra­rouge à trans­for­mée de Fou­rier (FTIR) Ir­ma­dillo. « Notre ap­pa­reil est sur le point d’ob­te­nir les cer­ti­fi­ca­tions Atex et IECEX, ce qui va nous ou­vrir les in­dus­tries du pé­trole et du gaz, de la pé­tro­chi­mie et de la phar­ma­ceu­tique », an­nonce Dan­wood, CEO de Keit Spec­tro­me­ters. Rap­pe­lons que ce spec­tro­mètre FTIR ro­buste et com­pact re­pose no­tam­ment sur une nou­velle concep­tion des op­tiques, qui ne fait in­ter­ve­nir au­cun élé­ment mo­bile, contrai­re­ment aux mo­dèles tra­di­tion­nels.tou­jours dans le do­maine de l’analyse FTIR, « le fa­bri­cant [fin­lan­dais] Gas­met Tech­no­lo­gies a va­li­dé ses spec­tro­mètres FTIR por­tables pour une mise en oeuvre dans la ven­ti­la­tion des bâ­ti­ments hos­pi­ta­liers (gaz anes­thé­siants) », in­dique Ju­liette Pou­pe­ney, di­rec­trice com­mer­ciale du dis­tri­bu­teur fran­çais Sis­tec.

Des tech­no­lo­gies la­ser aux chro­ma­to­graphes

Il était éga­le­ment pos­sible de se ren­sei­gner, sur son stand, sur les ana­ly­seurs La­ser­gas Q NO et SO du nor­vé­gien

2 NEO Mo­ni­tors ( voir Me­sures n° 892), tous deux ba­sés sur la tech­no­lo­gie Tu­neable La­se­rab­sorp­tion Spec­tro­sco­py (TLAS). Le fran­çais Air­mo­tecCh­ro­ma­tec, lui, a dé­ve­lop­pé le sys­tème de sur­veillance des com­po­sés sou­frés en ligne air­mos S. En uti­li­sant un chro­ma-

to­graphe en phase ga­zeuse cou­plé à un dé­tec­teur à pho­to­mé­trie de flamme (GC/FPD), le nou­vel ap­pa­reil per­met de me­su­rer des concen­tra­tions al­lant de 0,1ppb à 5ppm ou de 10ppb à 10ppm. Si l’on s’in­té­resse à la chro­ma­to­gra­phie, il fal­lait s’ar­rê­ter chez le fran­çais EIFAs­tute. « Nous pré­sen­tons en ef­fet les mo­dèles en rack 19 pouces Ch­rom­pix 4d et de pro­cess Atex Max-one [voir Me­sures n°849], tous les deux ba­sés sur des mo­dules de chro­ma­to­gra­phie en phase ga­zeuse Plug & Play de notre par­te­naire Apix Ana­ly­tics. Grâce à notre dé­ve­lop­pe­ment en com­mun, nous sommes en me­sure de four­nir une so­lu­tion glo­bale d’analyse en ligne au point de pi­quage », ex­plique Co­ra­lie Buis­son, res­pon­sable Dé­ve­lop­pe­ment des pro­duits en­ana­lyse industrielle chez Eif-as­tute, un spé­cia­liste des sys­tèmes d’ échan­tillon nage. Rap­pe­lons que chaque mo­dule re­groupe dans un for­mat com­pact (270 x100x 30 mm) un mi­cro-in jec-

teur sur si­li­cium, des co­lonnes ca­pil­laires d’une lon­gueur jus­qu’à 20 m et une dé­tec­tion sur si­li­cium avec un sys­tème na­no-élec­tro­mé­ca­nique (Nems) et un mi­cro­dé­tec­teur de conduc­ti­vi­té ther­mique (ΜTCD). Si­gna­lons par ailleurs que l’amé­ri­cain E mer son au­to­ma­tion So­lu­tions( an­cienne ment Emer­son Pro­cess Ma­na­ge­ment) a ob­te­nu, pour son chro­ma­to­graphe en phase ga­zeuse Ro­se­mount 370XA, le cer­ti­fi­cat d’exa­men de type n° LNE30947 et l’ac­cré­di­ta­tion OIML R 140 dé­li­vré par le NMI. Le fa­bri­cant a éga­le­ment mis en avant les der­niers-nés de la série d’ana­ly­seurs à diode la­ser ac­cor­dable (TDL) et à la­ser à cas­cade quan­tique (QCL) Ro­se­mount CT5000. Il s’agit du mo­dèle en rack hors zone Ro­se­mount CT5400 et du mo­dèle en cof­fret avec pres­su­ri­sa­tion pour Atex Zone 1 ou 2 Ro­se­mount CT5100. Les vi­si­teurs pou­vaient en­fin ma­ni­pu­ler le com­mu­ni­ca­teur por­table AMS Trex, les cap­teurs de sui­vi de cor­ro­sion non in­tru­sifs et sans fil WT210, is­sus du ra­chat du bri­tan­nique Per­ma­sense en

oc­tobre 2016, ain­si que les dé­tec­teurs de flamme Ro­se­mount 975 dis­po­nibles en tech­no­lo­gie in­fra­rouge mul­tiple ou Uv/in­fra­rouge ( voir Me­sures n° 890). Dans le do­maine de la dé­tec­tion de gaz, l’al­le­mand Drä­ger Sa­fe­ty pré­sen­tait, pour la pre­mière fois, la cen­trale de sur­veillance de nou­velle gé­né­ra­tion Re­gard 7000 ( voir en­ca­dré ci-des­sus), ain­si que le dé­tec­teur triple in­fra­rouge sans fil GS01, is­su du ra­chat du nor­vé­gien Gas­se­cure en 2015, et le dé­tec­teur de flamme an­ti­dé­fla­grant Flame 5000 ba­sé sur une analyse du spectre vi­sible de la flamme.

N’ou­blions pas l’échan­tillon­nage…

Tout en pour­sui­vant son ac­ti­vi­té sur le mar­ché du bio­gaz, avec le dé­ve­lop­pe­ment d’ana­ly­seurs très spé­ci­fiques, tels que le ZPAF Bio­gaz –en plus des CH ,

4 CO et O , l’ana­ly­seur me­sure si­mul­ta

2 2 né­ment et en conti­nu le H S de 0-500

2 à 0-5000ppm, grâce à un sys­tème spé­ci­fique à ré­gé­né­ra­tion au­to­ma­tique– et le ZPSB Bio­gaz, un en­semble com­plet in­té­grant l’ana­ly­seur ZPAF pour une me­sure en conti­nu de la com­po­si­tion du bio­gaz et de sa te­neur en H S jus­qu’à

2 de très hautes te­neurs, le ja­po­nais Fu­ji Elec­tric a par ailleurs dé­ve­lop­pé le sys­tème S-kee­per 7 et la ver­sion 6 de sa suite lo­gi­cielle pour la sur­veillance des émis­sions à l’at­mo­sphère. « Nous sommes de­puis long­temps sur le mar- ché de la ma­rine, mais, avec le S-kee­per 7, nous nous lan­çons dé­sor­mais dans les me­sures “ma­rines”. Conforme aux agré­ments in­ter­na­tio­naux (Con­ven­tion Mar­pol, DNV GL), cette so­lu­tion em­bar­quée de me­sure en conti­nu des émis­sions des na­vires in­tègre la toute der­nière gé­né­ra­tion d’ana­ly­seurs de gaz ZPA, l’ana­ly­seur de O ZFK7 et le conver­tis­seur de NOX

2 ZDL, ain­si qu’un sys­tème de ges­tion de la pro­pul­sion (PEM), pour op­ti­mi­ser la consom­ma­tion du car­bu­rant, les me­sures de pous­sée et de couple », ex­plique Vincent Me­ck­ler, res­pon­sable Analyse chez Fu­ji Elec­tric France. La so­cié­té a éga­le­ment re­dé­ve­lop­pé sa suite lo­gi­cielle (rap­ports plus li­sibles, ajout de l’am­mo­niac), en par­te­na­riat avec les Di­rec­tions ré­gio­nales de l’en­vi­ron­ne­ment, de l’amé­na­ge­ment et du lo­ge­ment (Dréal). Les mo­dules Fu­ji CEM Re­ports, et Fu­ji CEM Ma­na­ger per­mettent la col­lecte, l’analyse et l’ex­por­ta­tion des don­nées confor­mé­ment no­tam­ment à l’ar­rê­té du 26 août 2013 et à la norme EN 14181. Le mo­dule Fu­ji ACE DATAQAL3 gé­nère des cartes de contrôle sta­tis­tique né­ces­saires à l’ap­pli­ca­tion de la pro­cé­dure QAL3. Mais un bon ana­ly­seur ne se­rait rien, ou pas grand-chose, sans un sys­tème de pré­lè­ve­ment et d’échan­tillon­nage ad hoc. C’est ain­si que l’ita­lien Da­do Lab pré­sen­tait no­tam­ment l’échan­tillon­neur iso­ci­né­tique au­to­ma­tique por­table ST5 pour le contrôle des émis­sions de sources fixes. Cette uni­té, qui as­sure un pré­lè­ve­ment pro­por­tion­nel sur une ligne se­con­daire dé­ri­vée, dis­pose éga­le­ment d’une ap­pli­ca­tion mo­bile, bap­ti­sée Da­do Lab Com­pa­gno­napp, qui gère des cal­culs (dia­mètre de buse, par exemple) et une bi­blio­thèque de don­nées (veines, Pi­tot). Le fran­çais So­cle­ma, lui, a dé­ve­lop­pé la nou­velle ver­sion de sa sonde/va­po­ri­seur Cryo­samp dé­diée à l’échan­tillon­nage de gaz na­tu­rel li­qué­fié (GNL). Si le fonc­tion­ne­ment reste le même, la concep­tion de la sonde a été re­vue pour amé­lio­rer ses fonc­tion­na­li­tés. La so­cié­té a, entre autres, ap­por­té des mo­di­fi­ca­tions sub­stan­tielles au ni­veau des vannes de contrôle de dé­bit et du sys­tème de chauf­fage qui as­sure dé­sor­mais une dif­fu­sion de cha­leur op­ti­mum, que ce soit en mon­tage ho­ri­zon­tal ou en mon­tage ver­ti­cal. Sur son stand, l’al­le­mand Büh­ler Tech­no­lo­gies met­tait en avant plu­sieurs nou­veau­tés: les pompes pé­ris­tal­tiques simple et double CP cer­ti­fiées Atex Zone 1 et 2, la ver­sion Atex Zone 2 de la pompe d’échan­tillon­nage P1 (P1.3), le sé­cheur de gaz à com­pres­sion EGK 1 Ex 2 pour les ap­pli­ca­tions en Atex Zone 2. « Nous avons éga­le­ment dé­ve­lop­pé un sys­tème à double re­froi­dis­se­ment (deux échan­geurs avec deux ré­gu­la­teurs), qui per­met de li­mi­ter la dis­so­lu­tion de gaz (SO , NO ) dans

2 2 l’eau, ain­si que les va­lises de condi­tion­ne­ment por­tables Pcs.smart et Pcs.smart+ », pour­suit Fré­dé­ric Chaigne, res­pon­sable des

ventes chezBüh­ler tech­no­lo­gies France. La ver­sion de base as­so­cie un re­froi­dis­seur à une pompe de conden­sat et un filtre, une pompe de gaz, un dé­tec­teur d’hu­mi­di­té, un dé­bit­mètre et/ou un contrô­leur de tem­pé­ra­ture sont dis­po­nibles en op­tion. En­fin, la so­cié­té com­mer­cia­lise l’ana­ly­seur de O BA3 se­lect – ce sys­tème

2 au for­mat rack 19 pouces peut me­su­rer jus­qu’à 4 voies en même temps, via l’ajout ul­té­rieur de trois cel­lules de me­sure sup­plé­men­taires (zir­co­nium, pa­ra­ma­gné­tique et élec­tro­chi­mique) –, et dis­tri­bue, sous son nom, le mo­ni­teur de par­ti­cules BDA02 de son com­pa­triote Dr Fröh­lisch. Si­gna­lons en­core la pré­sence de l’al­le­mand KNF qui pré­sen­tait la mi­cro-pompe à mem­brane pour gaz NMP 03. Il s’agit du plus pe­tit mo­dèle de sa ca­té­go­rie : elle af­fiche une lon­gueur de seule­ment 24,2 mm (avec mo­teur bru­sh­less), mais aus­si d’ex­cel­lentes per­for­mances en termes de ca­pa­ci­té (5 à 500 ml/min), de li­néa­ri­té et de consom­ma­tion d’éner­gie.

Des in­no­va­tions, aus­si, pour les li­quides

Mais il n’y en avait pas que pour les me­sures de gaz à l’émis­sion et en pro­cé­dé. Le sa­lon était l’oc­ca­sion de dé­cou­vrir aus­si des in­no­va­tions en analyse des li­quides. À com­men­cer par la so­lu­tion Rheaon­line de la jeune pousse tou­ran­gelle Rhea­wave. « Notre so­lu­tion re­pose sur un cou­plage de deux ondes acous­tiques trans­mises dans le pro­duit à contrô­ler (un prin­cipe de me­sure sans contact bre­ve­té) : deux cap­teurs, ins­tal­lés de part et d’autre d’une ca­na­li­sa­tion, as­surent l’émis­sion et la ré­cep­tion d’ondes ul­tra­so­nores à basse fré­quence, pour “pal­per” le pro­duit, et à haute fré­quence (des im­pul­sions), pour le tra­ver­ser. La com­pres­sion et la di­la­ta­tion du mi­lieu per­met de dé­ter­mi­ner les pro­prié­tés vis­co­élas­tiques de la ma­tière et de suivre son évo­lu­tion dans le temps, comme des chan­ge­ments d’état ou une po­ly­mé­ri­sa­tion », ex­plique Ma­rielle De­fon­taine, pré­si­dente de Rhea­wave. La so­lu­tion Rheaon­line, qui dis­pose d’un nou­veau sup­port pour les cap­teurs avec coque de pro­tec­tion pour l’élec­tro­nique, a été conçue pour être ins­tal­lée sur une chaîne de pro­duc­tion en agroa­li­men­taire ou en cos­mé­tique, des sec­teurs sou­mis à des normes d’hy­giène strictes. Du cô­té de l’au­tri­chien S::can Mes­se­tech­nik et du dis­tri­bu­teur fran- çais Anael, les deux so­cié­tés met­taient en avant res­pec­ti­ve­ment la sonde im­mer­geable spec­tro::ly­ser et la série de ré­frac­to­mètres en ligne PR-43-G. De par son prin­cipe op­tique par spec­tro­mé­trie Uv/vi­sible (gamme spec­trale de 190 à 720 nm), la sonde spec­tro::ly­ser per­met de me­su­rer si­mul­ta­né­ment la tur­bi­di­té, la DBO, la DCO, le COT, le NO -N, l’ozone, etc.,

3 avec une ins­tal­la­tion très simple et un coût d’ex­ploi­ta­tion qua­si­ment nul – au­cun ré­ac­tif chi­mique ni consom­mable ne sont né­ces­saires. Les ré­frac­to­mètres de nou­velle gé­né­ra­tion PR43-G du fin­lan­dais K-pa­tents, dis­tri­bués par Anael, uti­lisent un si­gnal lu­mi­neux tra­ver­sant un prisme pour ren­con­trer la sur­face en contact avec le pro­duit sous dif­fé­rents angles. Seuls quelques rayons sont ré­flé­chis, dont l’angle dit « cri­tique ». Tous les com­po­sants (source, prisme, cap­teur de tem­pé­ra­ture et ca­mé­ra CCD) sont re­grou­pés dans un seul et unique mo­dule op­tique. L’éten­due de me­sure (in­dice de ré­frac­tion) des mo­dèles PR-43-G va de 1,32 à 1,53, voire de 1,26 à 1,73 en op­tion. Si­gna­lons en­core le sys­tème Mo­ni­tor AMI CACE ( Con­duc­ti­vi­ty Af­ter Ca­tion Ex­change) du suisse Swan Ins­tru­ments ana­ly­tiques, pour la me­sure de conduc­ti­vi­té avant et après un échan­geur ca­tio­nique et dont le prin­ci­pal atout ré­side dans l’uti­li­sa­tion d’une ré­sine ré­gé­né­rable, ou l’ana­ly­seur de conduc­ti­vi­té dé­ga­zé 9096 de l’amé­ri­cain Wal­tron, qui est ba­sé sur un « sys­tème dy­na­mique », sans re­bouilleur ni gaz inertes, d’où une me­sure bien plus ra­pide qu’avec les sys­tèmes com­pa­rables. Ou en­core le cap­teur de conduc­ti­vi­té à 4 élec­trodes Me­mo­sens CLS82D (éten­due de me­sure de 1 μs/cm à 500 ms/cm) et le cap­teur de ph Me­mo­sens CPS171D (de 0 à 14 ph) pour les bio­réac­teurs et fer­men­teurs. « Nous conti­nuons à étendre notre gamme d’ana­ly­seurs Li­qui­line Sys­tem Ca80.après les mo­dèles pour la me­sure d’am­mo­nium et d’or­tho­phos­phate, nous pro­po­sons des ana­ly­seurs pour le fer, les ni­trites, le chro­mate et le phos­phore to­tal. Et d’autres mo­dèles (alu­mi­nium, si­lice, etc.) sont d’ores et dé­jà pré­vus », in­dique Hé­lène Ca­ron, chef de mar­ché Chi­mie chez En­dress+hau­ser France qui étoffe par ailleurs son offre et ses ser­vices dans le do­maine de l’analyse de gaz.

Les ana­ly­seurs de O Zir­kor100 et Zir­kor200 de Sick se dis­tinguent par une très grande ro­bus­tesse, une fa­ci­li­té de rac­cor­de­ment et une connec­ti­vi­té mo­derne.

La 30e édi­tion du sa­lon Analyse industrielle, qui a réuni 1 364 vi­si­teurs et 81 ex­po­sants au to­tal, s’est no­tam­ment ca­rac­té­ri­sée par l’offre de pro­duits et de ser­vices pré­sen­tés, avec des in­no­va­tions dans les do­maines de la me­sure de di­oxy­gène, de la déte

L’in­no­va­tion prend dif­fé­rentes fa­cettes, à sa­voir l’in­dus­tria­li­sa­tion de nou­velles spec­tro­mé­tries (OA-ICOS chez ABB, par exemple) et/ou de nou­velles tech­no­lo­gies (QCL chez Emer­son Au­to­ma­tion So­lu­tions, Nems chez Apix Ana­ly­tics), ou en­core l’ob­ten­tion d’ag

Du­rag et PCME (groupe En­vi­ron­ne­ment SA) pré­sen­taient res­pec­ti­ve­ment l’ana­ly­seur de pous­sières D-R 808 et les ana­ly­seurs de par­ti­cules QAL260 et QAL360, des nou­veaux pro­duits tous cer­ti­fiés QAL1 se­lon la norme EN 15267.

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