La 22e édi­tion de notre Pal­ma­rès tech­no­lo­gique

Le fa­bri­cant met en oeuvre, pour la pre­mière fois, une tech­no­lo­gie mi­cro­flui­dique pour ana­ly­ser en ligne et en conti­nu des traces de chlo­rures et de sul­fates dans l’eau.

Mesures - - Sommaire - Cé­dric Lar­dière

Dans les cen­trales élec­triques, l’une des nom­breuses pré­oc­cu­pa­tions des res­pon­sables de site est la re­cherche de taux de conta­mi­nants cor­ro­sifs dans les cir­cuits d’eau et de va­peur. « Il existe des mé­thodes de me­sure en ligne, telles que les me­sures de conduc­ti­vi­té ca­tio­nique et ca­tio­nique dé­ga­zée ou l’ana­lyse des chlo­rures, mais la pre­mière per­met de n’avoir qu’une idée gros­sière de la conta­mi­na­tion et la se­conde, plus spé­ci­fique, ne des­cend pas suf­fi­sam­ment bas en concen­tra­tion (jus­qu’à 5 ppb) », ex­plique Mo­nique Eschen­bren­ner, di­rec­trice Pro­duits chez Met­tlerTo­le­do Ana­lyse in­dus­trielle France. Et les mé­thodes en la­bo­ra­toire (pré­lè­ve­ment, puis chro­ma­to­gra­phie io­nique ou spec­tro­sco­pie à plas­ma à cou­plage in­duc­tif [ICP]) mettent en oeuvre des sys­tèmes com­plexes, né­ces­si­tant une main-d’oeuvre im­por­tante et une main­te­nance as­sez lourde. C’est pour s’af­fran­chir de ces contraintes et li­mi­ta­tions que la di­vi­sion Ana­lyse in­dus­trielle de l’amé­ri­ca­no­suisse Met­tler-to­le­do a dé­ve­lop­pé l’ana­ly­seur Thorn­ton 3000CS. « Il s’agit du pre­mier ana­ly­seur en ligne pour les ions chlo­rures et sul­fates, les plus cor­ro­sifs pour les cir­cuits d’eau et de va- peur, du mar­ché. Et c’est notre pre­mier ana­ly­seur re­po­sant sur une tech­no­lo­gie mi­cro­flui­dique », af­firme Mo­nique Eschen­bren­ner. Le prin­cipe de me­sure du Thorn­ton 3000CS re­pose en ef­fet sur l’élec­tro­pho­rèse ca­pil­laire mi­cro­flui­dique, à sa­voir les pro­prié­tés de mo­bi­li­té dif­fé­rentes des ions. La tech­no­lo­gie dé­ve­lop­pée par Met­tler-to­le­do Ana­lyse in­dus­trielle uti­lise un champ élec­trique pour sé­pa­rer les ions dans un élec­tro­lyte, en fonc­tion de leur mo­bi­li­té élec­tro­pho­ré­tique, lors­qu’ils tra­versent un ca­pil­laire jus­qu’à un dé­tec­teur de conduc­ti­vi­té. Pour que le ca­pil­laire et les élec­trodes haute ten­sion soient ca­pables de fonc­tion­ner en conti­nu, le sys­tème uti­lise une car­touche rem­pla­çable conte­nant les ca­pil­laires mi­cro­flui­diques, les élec­trodes, les ré­ser­voirs de so­lu­tion et le dé­tec­teur de conduc­ti­vi­té.

Une li­mite de dé­tec­tion de 0,5 ppb

Les dif­fé­rents ions pré­sents dans l’échan­tillon ar­rivent tou­jours au dé­tec­teur dans le même ordre, ce qui per­met une identification sans équi­voque. Par­mi les autres avan­tages, ci­tons une éten­due de me­sure al­lant de 0 à 500 ppb, une li­mite de dé­tec­tion de 0,5 ppb, une jus­tesse ty­pique de ±5% de la lec­ture ±0,5ppb (chlo­rures), une du­rée de 15 à 30 mi­nutes pour réa­li­ser un cycle de pré­pa­ra­tion et de me­sure com­plet, ain­si qu’un écran cou­leur tac­tile, 8 sor­ties 4-20 ma, des di­men­sions de 927x508x305mm (HXLXP). « En plus d’être spé­ci­fique et de per­mettre d’an­ti­ci­per l’ap­pa­ri­tion de cor­ro­sion, la me­sure en conti­nu est de plus en plus cri­tique en co­gé­né­ra­tion. Les in­dus­triels doivent en ef­fet pas­ser très vite d’une source d’éner­gie à une autre (l’éo­lien par exemple), ce qui im­pose des re­dé­mar­rages très ra­pides, tout en conser­vant une qua­li­té de l’eau ex­cel­lente », conclut Mo­nique Eschen­bren­ner.

En dé­ve­lop­pant une me­sure en ligne et en conti­nu des chlo­rures et sul­fates, Met­tler-to­le­do Ana­lyse in­dus­trielle met pour la pre­mière fois sur le mar­ché un moyen d’an­ti­ci­per l’ap­pa­ri­tion de cor­ro­sion dans les cir­cuits d’eau.

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