WRC 7

Un jeu pour les (vrais) pi­lotes

Micro Pratique - - SOMMAIRE -

Après un 5 à ou­blier et un 6 re­nou­ve­lé, l’équipe du jeu avait pro­mis pour 2017 de nous of frir un 7 qui ré­vo­lu­tionne la donne. Nou­veau mo­teur phy­sique plus pré­cis, pi­lo­tage plus proche de la si­mu en mode dif fi­cile, ren­du de la piste très réa­liste, et bien évi­dem­ment les teams et les voi­tures de 2017. No­tez que le monde du WRC ayant fait sa ré­vo­lu­tion cette an­née, les voi­tures sont nou­velles et très évo­luées, et ce­la se de­vait de fi­gu­rer dans LE jeu du WRC : mode mul­ti­joueur, évé­ne­ment mon­dial, eS­por t mais sur tout mode so­lo avec épreuves uniques, cham­pion­nat com­plet ou per­son­na­li­sable et l’in­évi­table et at­ten­due car­rière. Une car­rière qui vous prend du ber­ceau en Ju­nior WRC et vous em­bar­que­ra un jour plus ou moins proche en WRC pur se­lon vos ta­lents. Pour choi­sir le ni­veau du jeu, soit vous op­tez pour vos ré­glages de dif fi­cul­té per­son­na­li­sés, soit vous es­sayez le test de conduite qui vous pro­po­se­ra des ré­glages après une cour te séance de conduite.

De 2016 à 2017

Pas dif fi­cile de pro­mettre pi­lotes, écu­ries et voi­tures du cham­pion­nat 2017 quand on tra­vaille avec la li­cence WRC. Tout ama­teur re­trouve donc l’in­té­gra­li­té de ce qu’il voit à la TV, dans ses ma­ga­zines ou en­core sur le ter­rain, et ce­la au spon­sor près. Sui­vant l’op­tion choi­sie, vous pi­lo­te­rez une Ju­nior WRC pour dé­bu­ter, ou l’une des stars de la sai­son en évé­ne­ment simple avant de dé­blo­quer ces der­nières en mode car­rière. Sauf que, en de­hors du DLC Porsche qui ap­por te une seule voi­ture, les bo­nus de cette édi­tion ne sont fi­na­le­ment que les voi­tures de la sai­son 2016. Des vé­hi­cules gran­de­ment dif fé­rents puisque le rè­gle­ment a chan­gé, no­tam­ment dans le do­maine des ap­puis aé­ro. La puis­sance aus­si est re­vue, ce qui per­met de faire une sai­son avec une WRC 2017 et de faire quelques évé­ne­ments et courses uniques avec les mo­dèles 2016. On ai­me­rait que les dé­ve­lop­peurs re­prennent les bonnes idées de la concur­rence, à l’image de F1 2017, et que l’on puisse lors d’évé­ne­ments spé­ciaux re­prendre le vo­lant des an­ciennes gloires de la course sur route ou­ver te. Il fau­dra at­tendre un WRC 8, car le stu­dio n’a pour l’ins­tant rien du genre dans son plan­ning de dé­ve­lop­pe­ment. Même chose sur les pos­si­bi­li­tés de ré­cu­pé­rer les condi­tions mé­téo de 2017 via In­ter­net par exemple.

Rou­ler vite !

Si WRC 6 avait fait un grand pas en avant dans le do­maine des spé­ciales, mais aus­si des pays, WRC 7 an­non­çait faire beau­coup mieux. Dès les pre­mières images et le test de pi­lo­tage, le plus no­vice des ob­ser va­teurs le confirme. Piste étroite, en­vi­ron­ne­ment agréable à l’oeil, mais sur tout en­fin l’im­pres­sion de 3D et de spa­tia­li­sa­tion sont au ren­dez-vous une fois au vo­lant. La piste monte, des­cend, n’a rien d’une plaque de bi­tume rec­ti­ligne et plate, et tout ce­la se voit à l’écran et se sent au vo­lant ou au pad.

D’ailleurs, sans vou­loir dé­ni­grer cette vo­lon­té de mieux col­ler à la réa­li­té de Ky­lo­tonn, les pre­mières spé­ciales même en Ju­nior WRC risquent de se ter­mi­ner dans le fos­sé ou au moins avec un peu de tôle frois­sée suite à des sor ties de piste. Non, le mo­teur phy­sique n’est pas du genre à si­mu­ler une sa­von­nette, mais rou­ler vite, sur une piste étroite comme dans le monde réel n’est pas fa­cile dans WRC 7 ! Alors les dé­ve­lop­peurs ont ici fait ce qu’ils an­non­çaient : la piste est étroite, bos­se­lée sui­vant les ré­gions et les pays, pays que l’on re­con­naî­tra à l’am­biance par ti­cu­lière de chaque uni­vers. Si, par le pas­sé, on pou­vait aus­si re­gret­ter l’im­pres­sion de dé­jà-vu d’un vi­rage ou d’une sé­quence sur plu­sieurs spé­ciales – la faute à trop peu de « briques » pour créer la piste –, en 2017 et avec WRC 7, cette im­pres­sion n’est plus au ren­dez-vous, c’est bien un monde de di­ver­si­té qui vous at­tend.

Co­pi­lote zen

Le ga­me­play pro­mis est bien là. Le mo­teur phy­sique per­met de res­sen­tir la voi­ture, la piste, mais aus­si les dif fé­rences entre toutes les ca­té­go­ries. En re­vanche, si vous dé­cou­vrez le jeu et que vous avez fait confiance au test de conduite, sur tout al­lez bien vé­ri­fier que le frei­nage as­sis­té n’est plus ac­tif, c’est une plaie. Pour le reste, même en ayant une cer taine ex­pé­rience de la si­mu­la­tion, lais­sez- vous du temps, car entre WRC 6 et WRC 7, il y a de grands chan­ge­ments et il faut quelques spé­ciales pour com­prendre le mo­teur phy­sique et en ap­pré­cier les sen­sa­tions. Double re­gret pour les ama­teurs d’im­mer­sion, en pre­mier : on pi­lo­te­ra sou­vent en vue ca­pot, car la vue in­té­rieure est fran­che­ment en des­sous de ce que la concur­rence pro­pose. C’est jouable, mais ex­cu­sez le mot : c’est moche. Se­conde petite re­marque, le co­pi­lote est un maître zen de ni­veau in­ter­na­tio­nal. Pas un mot plus haut que l’autre, pas de coup de sang en cas de sor tie de route ou de conduite in­digne du pi­lote que vous êtes. On pour­rait aus­si pré­voir une voix fé­mi­nine, car les filles sont à droite et à gauche dans les ba­quets de nos jours. Pour le reste, dé­ve­lop­pé cette fois pour un un vo­lant puis por té vers le pad, l’en­semble est jouable dans les deux modes.

Au vo­lant ou au pad

Pas de doute, WRC 7 est bien né et ses ajus­te­ments par rap­por t à la ver­sion 6 im­posent son achat à tous les ama­teurs du genre. Est-il au ni­veau de Dirt Ral­ly ? Nous di­rions oui, et ce lar­ge­ment car, li­cence ai­dant, il est le seul moyen de pi­lo­ter une voi­ture de WRC. Mais les gra­phismes, le mo­teur phy­sique, les amé­lio­ra­tions des routes et prin­ci­pa­le­ment de leur ren­du et re­vê­te­ment ap­por tent un vrai plus. Cô­té sen­sa­tions, Ky­lo­tonn dit avoir pris en compte en pre­mier lieu un vo­lant avant de glis­ser la pos­si­bi­li­té de pi­lo­ter au pad. Pour nous, les deux sont fai­sables, que l’on cherche juste le plai­sir de rou­ler ou la dif fi­cul­té de la presque si­mu­la­tion. Mal­gré tout, ce WRC 7 est plus dif fi­cile que le pré­cé­dent et on s’ap­proche en mode « dif­fi­cile » d’une vraie si­mu­la­tion, tout en pou­vant jouer en mode « ar­cade ». Au cha­pitre des re­grets, les dé­gâts semblent lé­gers par rap­por t au res­sen­ti de la conduite, on per­son­na­lise son pi­lote, mais on ne peut pas choi­sir son ou sa co­pi­lote, ce se­rait un plus, et il manque quelques Groupe A ou B pour se chan­ger les idées.

La­vueex­terne of­fre­de­jo­lis ef­fetsde lu­mière,mais ons’éloigne de­plu­sen plus­de­la si­mu­la­tion.

Le­sef­fets­sur­la­route se­sen­tent­vé­ri­ta­ble­ment au­vo­lant.La­vue­ca­pot rem­pla­ce­fa­ci­le­ment­la­vue in­ter­neas­sez­ba­sique.

Àpar­tir­duWRC2,en­mo­de­car­rière,ilest­pos­sible d’ac­cé­de­raux­ré­gla­ges­de­la­voi­ture.

Séan­ce­ré­pa­ra­tion­pourl’équi­pea­près­le­sex­ploits du­pi­lote.

l’af­fi­cha­ge­des­dé­gâts­se­fai­tà­cha­que­choc,mais une­pau­se­per­metd’ac­cé­deràu­né­tat­plus­com­plet.

Por­scheenDLCou­sim­ple­ment­les­voi­tures de­la­sai­son2016son­tau­pro­gramme2017.

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